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Les eaux souterraines du bassin Seine-Normandie affectées par des désherbants du colza

Eau  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com

"Depuis 2013, à critères d'évaluation constants, le nombre de cours d'eau en bon état a progressé de 8 %", souligne l'Agence de l'eau Seine Normandie. Cette dernière donne les premiers résultats de l'état des lieux des masses d'eau du bassin.

Dans le cadre de la Directive cadre européenne sur l'eau (DCE), chaque Etat membre doit en effet faire un point sur l'évolution de ses eaux superficielles et souterraines. Les états des lieux doivent être finalisés avant fin décembre 2019. Ces photographies servent ensuite de socle pour les programmes de mesure. L'objectif initial de la DCE était d'obtenir un bon état des masses d'eau en 2015. Du retard a toutefois été pris. Un état des lieux de l'Agence européenne de l'environnement (AEE) a montré que 38 % des eaux de surface présentaient un bon état chimique et seulement 40 % ont un bon état écologique ou un bon potentiel écologique. Plus positif, 74 % des masses d'eaux souterraines de l'UE ont atteint un bon état chimique et 89 % un bon état quantitatif.

Dans les grandes lignes, le bassin Seine-Normandie dispose de 32 % de masses d'eaux superficielles en bon état écologique et chimique.

Il affiche 13 des 19 masses d'eau côtière en bon ou très bon état écologique. "Il s'agit notamment des côtes ouest et nord du département de la Manche", précise l'agence de l'eau.

A l'exception du fond de Baie du Mont Saint-Michel, les estuaires sont quant à eux en état écologique moyen à mauvais. 18 % des eaux souterraines sont en bon état chimique. "Elles étaient 23 % en 2013, note l'Agence de l'eau. Certaines molécules issues des désherbants du colza font leur apparition dans le faisceau de mesures et représentent la principale cause de cette baisse".

Réactions2 réactions à cet article

 

Alors qu'on est rendu à l'agriculture de précision, comment se fait-il donc qu'on retrouve encore des pesticides dans les eaux ?

Pégase | 21 juin 2019 à 14h01
 
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Quand on sait que 2/3 de l'huile de colza produite à base de colza français sert à fabriquer des agro-carburants, que le reste de ces agro-carburants est réalisée à base de palme indonésienne, de canne à sucre brésilienne ou de betterave bien française conduite en ultra intensif, on peut se demander jusqu'à quand on va dépenser de l'argent public pour ces solutions qui posent plus de problèmes qu'autre chose...

Seb | 24 juin 2019 à 12h04
 
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