En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Bateaux de croisière, mauvais élèves de l'amélioration de la qualité de l'air

Transport  |    |  Rachel DebrincatActu-Environnement.com
Environnement & Technique N°373 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°373
[ Voir un extrait | Acheter le numéro]

L'organisation environnementale gouvernementale allemande Nabu a publié un classement des bateaux de croisière sur la base de leurs émissions polluantes dans l'atmosphère. Elle fait le constat, selon son échelle comparative, que seuls cinq navires sur trente-cinq en activité en Europe, échappent au zéro pointé.

En haut de cette liste, on trouve les opérateurs TUI et Hapag-Lloyd qui ont équipé certains de leurs navires de catalyseurs pour réduire les émissions d'oxydes d'azote (Nox). Un pas "petit mais important", reconnaît Nabu. Hormis ces efforts, pas de changement prégnant pour les autres navires dont le syndicat professionnel (Clia) entrevoit pourtant une progression du nombre de passagers transportés en 2017 (25,8 millions de passagers contre 24,7 millions en 2016). Leif Miller, directeur général de Nabu, s'exaspère : "L'inaction de Costa, MSC et Royal Caribbean en matière de réduction de la pollution met en danger leurs clients, les résidents des zones portuaires et le climat de notre planète. Nous sommes également déçus par le greenwashing de AIDA Cruises : ils n'ont pas tenu leur promesse d'investir dans des filtres à particules pour l'ensemble de leur flotte."

Le transport maritime est une source importante de pollution de l'air. Même si les bateaux de croisière représentent une infime partie de l'ensemble des navires, Nabu rappelle qu' : "un bateau de croisière de taille moyenne consomme jusqu'à 150 tonnes de fioul par jour, et émet autant de particules fines qu'un million de voitures". Les conséquences sanitaires sont lourdes. L'université de Rostock et le centre de recherche sur l'environnement allemand Helmholzzentrum Munich établissaient en 2015 un lien entre les émissions du transport maritime et les maladies graves, avançant le chiffre de 60.000 morts par an.

Des exigences réglementaires ont été instaurées et notamment la mise en place de zones d'émissions contrôlées qui oblige les navires à ne pas dépasser un seuil d'émissions de souffre comme en Manche, mer du Nord et mer Baltique, Amérique du Nord, mer des Caraïbes ou mer Méditerranée. Et certaines compagnies comme Brittany Ferries, commencent à nouer des partenariats pour améliorer et intégrer à leur flotte des systèmes hybrides de production d'énergie.

Réactions1 réaction à cet article

 

Bonjour.
Le site de Nabu est également en anglais.
le lien vers l'étude en anglais : https://en.nabu.de/news/2017/23046.html

Cordialement.

SLE | 11 septembre 2017 à 10h19
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…