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Economie d'énergie dans le tertiaire : l'importance des salariés

Certaines grandes entreprises misent sur l'automatisation pour réaliser des économies d'énergie. Les résultats n'atteignent cependant pas ceux escomptés, notamment en raison de pratiques inadaptées des salariés, selon une étude du Crédoc et EDF R&D.

Energie  |    |  Dorothée LapercheActu-Environnement.com
Economie d'énergie dans le tertiaire : l'importance des salariés

Impossibilité d'ouvrir les fenêtres, arrêt automatique des luminaires à midi et à 19h ou encore extinction automatique jugée intempestive des lumières en l'absence de mouvement : autant de dispositifs de gestion automatisée que les salariés chercheraient bien souvent à détourner pour qu'ils s'adaptent à leurs besoins. La performance énergétique visée par ces dispositifs s'avèreraient alors fortement réduite. C'est l'un des constats d'une étude réalisée par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) et EDF R&D. Dans le cadre d'une convention de recherche, les deux partenaires se sont intéressés à la question des consommations d'énergie dans les bâtiments tertiaires. Ils ont interrogé les salariés de deux entreprises ayant engagé des opérations de construction ou de rénovation de leurs locaux. Le Crédoc s'est également penché sur le profil de ces dernières à travers une enquête menée à l'automne 2009 auprès des représentants de 200 établissements du secteur tertiaire (en excluant les activités accueillant du public).

L'étude a identifié deux types de comportement initiés pour réaliser des économies. Le premier mise sur une gestion automatisée de la performance du bâtiment : les occupants n'ont pas de rôle actif. Dans ce cas, "ils se sentent dépossédés de leur libre-arbitre, et subissent des systèmes qui ne correspondent pas à leurs besoins ou leur rythme d'activité" ont relevé le Credoc et EDF R&D.

Au contraire, la seconde approche recherche l'adhésion des salariés. Eteindre les veilles, ne pas augmenter la température de consigne du chauffage, les occupants des lieux prennent en charge la gestion quotidienne des appareils. Bien souvent, les entreprises nomment une personne référente, responsable des économies, chargée d'anticiper les oublis. Pour maintenir la dynamique, elles communiquent à leurs salariés les résultats en matière de consommation d'énergie. Dans ces deux configurations, le document montre cependant que lorsque des dispositifs contredisent la conception qu'ont les occupants de comportement économes (par exemple, un système de ventilation fonctionnant toute l'année, présence de la climatisation, etc.) ou perturbent leurs conforts de travail, ils sont contournés.

Prendre en compte les conceptions et les attentes des usagers

Selon l'étude, "pour que les nouveaux équipements permettent d'obtenir des résultats significatifs, deux évolutions apparaissent nécessaires : en amont, la conception des systèmes doit davantage prendre en compte les conceptions et les attentes des usagers et en aval, les entreprises doivent favoriser l'apprentissage des nouveaux systèmes et donner la possibilité d'intervenir sur les appareillages".

Les entreprises qui se lancent dans des technologies de maîtrise des consommations énergétiques sont près de 30 % dans le tertiaire, selon le Credoc. Ce sont majoritairement des sociétés de plus de 100 salariés. D'après le centre de recherche, alors que les deux tiers des établissements de moins de 50 salariés et moins de 500 m² de locaux ne projettent pas d'engager de nouvelles mesures, environ 65 % des grandes structures envisagent des projets en matière d'économie d'énergie et d'eau.

Réactions1 réaction à cet article

 

Plutôt que de faire porter le chapeau aux employés sur la question de l'ouverture des fenêtres, le CREDOC ferait mieux de s’intéresser aux pratiques managériales en ce qui concerne le déplacements domicile-travail et au peu d'engagement de la part des employeurs à mettre en place de véritables plans de déplacements et de télétravail...là où se trouvent les véritables économies en temps, pollution, qualité de vie et productivité...mais moins de bénéfices pour le B.T.P.

michous | 29 mai 2012 à 14h27
 
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