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Actu-Environnement

Une batterie de stockage pour mieux piloter les centrales solaires

Les centrales solaires ne produisent pas d'électricité de façon optimale pendant les heures où le réseau électrique en a le plus besoin. Mais en la stockant, elle peut être délivrée aux périodes les plus tendues.

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°410 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°410
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Sur la commune de Sénillé-Saint-Sauveur dans le département de la Vienne a été construit en 2017 une centrale solaire au sol de 40 086 modules photovoltaïques fabriqués à Châtellerault. Une puissance de 11 mégawatts pour une production de 13 gigawatteurs par an, soit la consommation électrique d'environ 7 200 foyers hors chauffage.

Les 20 hectares qu'elle occupe sont situés sur un ancien centre d'enfouissement de déchets non dangereux.

Tout récemment, cette centrale exploitée par la société Sergies, du groupe Sorégies, a été équipée d'une batterie de stockage d'une puissance de 2,5 mégawatts grâce à un partenariat avec l'entreprise Ze Energy qui entend se spécialiser dans le développement de centrales solaires hybrides. Une première en France continentale selon ces deux entreprises. Car l'association centrale solaire et batterie de stockage existe déjà sur les territoires insulaires. Mais ici, le but n'est pas d'atteindre une indépendance énergétique, ni de produire de l'énergie pour la restituer la nuit. Il s'agit plutôt d'optimiser l'offre et la demande entre la centrale et le réseau national. Voir le reportage vidéo.

Effectivement, selon RTE, les pics de consommation ont lieu en début de journée entre 7h00 et 10H00 et en soirée entre 18h00 et 21h00, en particulier en hiver. Mais les centrales solaires produisent de façon optimale en pleine journée. Du coup, la batterie de stockage va permettre de conserver une partie de l'énergie produite dans la journée pour la délivrer aux heures les plus demandées. Ce sont des créneaux horaires où l'énergie coûte plus cher. Ainsi la batterie peut permettre de réaliser des plus-values.

Elle peut aussi stocker de l'énergie qui provient du réseau aux heures les moins cheres  , en pleine nuit et la restituer aux heures pleines. C'est une sorte de technologie de trading où la batterie achète et vend de l'énergie. Objectif, créer du revenu de façon optimale 24h/24h, ici au service d'une centrale solaire, mais la batterie pourrait être aussi associée à d'autres technologies.

À ce jour, c'est encore une expérimentation mais qui est censée être rentable. La batterie qui a une durée de vie de 15 ans a tout de même coûté 1 million d'euros. En moyenne, selon le dimensionnement de la batterie, ça représenterait 20 à 30 % de surcoût sur le budget d'une centrale solaire. Toutefois, la production industrielle de la batterie est en pleine expansion avec le développement des voitures électriques, du coup le prix des batteries serait en train de chuter selon le président de ZE Energy, ce qui amplifiera la rentabilité de la batterie de stockage.

Réactions2 réactions à cet article

 

Le stockage par batteries est un pis-aller, en attente d'un stockage moins énergivore et moins consommateur de terres rares. Ce sera sans doute le cas avec la transformation/stockage sous forme d'hydrogène en pile à combustible. En écologie pure et dure, on rejetterait ce type de projet, à cause de la forme de stockage. Mais il faut l'accepter comme solution transitoire.
C'est tout de même plus intelligent que les projets de microcentrales, comme celui de Descartes tout près, ou pour l'équivalent d'une demi-éolienne (1 Mw), on s’apprête à conserver un barrage inutile et qui constitue le premier obstacle rencontré par les poissons migrateurs depuis la mer.
Mais au prix d'espèces en danger de disparition (saumon de Loire, alose) les aménageurs en société mixtes - investissements publics, profits privés - voient une opportunité de faire turbiner de l'argent, celui du contribuable, pour faire du profit sous couvert d'énergie "durable", la seule motivation réelle étant le tarif auquel EDF est forcé de racheter l'électricité.

petite bête | 26 novembre 2020 à 11h06
 
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1 million d'euro, espérons que ça baisse, quoique la recherche de plus petit volume n'a aucun intérêt, on pourra sans doute utiliser des batteries à meilleur rendement mais non compactes.

pemmore | 26 novembre 2020 à 18h51
 
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Conseil en droit de l'Environnement, Énergie et Infrastructures Cabinet Valentin Renoux - Avocat