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Batteries : lancement de la concertation sur la giga-usine de Envision et Renault

Transport  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Le 8 novembre, a débuté la concertation préalable relative au projet d'usine de production de batteries porté par Envision AESC (né du rachat en 2018 de l'entreprise japonaise AESC par le groupe chinois Envision), le groupe Renault, l'Établissement public foncier des Hauts-de-France et RTE. L'usine, qui produira progressivement de 9 à 30 gigawattheures (GWh) de batteries par an, sera implantée sur le site de Renault, à Douai (Nord).

Cette concertation préalable, qui se tiendra jusqu'au 10 janvier 2022, répond à une demande de la Commission nationale du débat public (CNDP) datée du 5 mai. Cette concertation préalable concerne en premier lieu 360 000 habitants répartis sur 90 communes. « Au-delà de présenter le projet au public et de répondre à toutes les questions qui seront posées dans ce cadre, [cette concertation] permettra d'enrichir et d'alimenter les études et les réflexions qui sont en cours », explique le porteur de projet. Quant à l'enquête publique, elle devrait se tenir en juin et juillet 2022.

30 GWh/an en quatre tranches

L'usine démarrera fin 2024, avec une capacité initiale de 9 gigawattheures par an (GWh/an). L'investissement nécessaire à la création de l'unité de production de 20 hectares de superficie s'élève à 800 millions d'euros. En 2029, voire plus tôt si les commandes sont au rendez-vous, ce sont 2 milliards d'euros supplémentaires qui devraient être investis pour porter la capacité de production à environ 30 GWh/an et la superficie de l'usine à 60 hectares. Cette montée en puissance passera par l'ajout d'un second atelier, en 2026, d'une capacité de 9 GWh/an, puis de deux autres de 9 et 4,5 GWh au-delà de 2026.

Concrètement, l'unité fabriquera des électrodes, des cellules et des modules de batteries pour voitures, véhicules utilitaires légers et camions électriques, voire pour des installations de stockage électrique stationnaire.

Son implantation, en Hauts-de-France, a été retenue car il s'agit de la première région automobile du pays,avec 700 000  véhicules produits par an et 56 000 emplois dans près de 800 établissements. En outre, l'usine sera située à une trentaine de kilomètres de l'autre giga-usine qui sera construite à Douvrin (Pas-de-Calais) par Automotive Cell Company (ACC est la société conjointe créée en septembre 2020 par les groupes Total et PSA-Opel.

Les produits de l'usine « seront destinés dans un premier temps au groupe Renault(notamment pour son usine Georges-Besse jouxtant le terrain de la future usine d'Envision AESC), puis, éventuellement, à des besoins ultérieurs de Renault ou d'autres clients », indiquent les partenaires.

Réactions9 réactions à cet article

 

C'est pas un peu trop tôt alors qu'on ne sait pas si on va arriver à fabriquer en grande série les méga-condensateurs au graphène?
bien sur certains éléments ou accessoires pourraient être fabriqués ici.
L'extrusion du graphène est une autre paire de manches.

pemmore | 09 novembre 2021 à 09h28
 
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C'est quoi des GWh de batteries ? Est-il possible d'illustrer ce que représentent concrètement 30 GWh/an ?
(pour moi, c'est une quantité d'énergie mais je me trompe sans doute)
Merci pour la précision. (ou le "décryptage")

Albatros | 09 novembre 2021 à 11h28
 
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Bonjour,

Cela signifie que, chaque année, l'usine produira un nombre de batteries dont la capacité de stockage cumulée sera de X GWh.

Au lancement, 9 GWH correspondent plus ou moins aux besoins pour 180 000 Renault Zoé (à raison de 50 kWh de batteries par voiture).

Cordialement,

Philippe Collet Philippe Collet
09 novembre 2021 à 18h35
 
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Les matières premières et composants seront-ils neutre en carbone ??
En tout cas sur la base du scope 1, 2 et surtout 3 de l'ADEME, cela m'étonnerait !!

naphtes | 10 novembre 2021 à 14h11
 
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Ben il faudra calculer à partir de quand (mais par rapport à quoi vaste question) l'économie sur l'énergie fossile compensera le prix de revient.
C'est pourquoi en tant qu'électronicien je suis si attaché à l'industrialisation des mégacondos au graphène, le graphène ce n'est que du carbone, pas de mines, ni de trucs d'importation, quasiment sans pertes de charges ou de décharge, et visiblement moins de poids dans le véhicule . (info venant de scientifiques australiens en labo divisé par 3)

pemmore | 10 novembre 2021 à 18h31
 
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La folie de l'électrique c'est de faire croire que les véhicules électriques seraient "zéro émissions" car les mesures ne se font qu'au kilomètre parcouru alors que, si l'ensemble du cycle de vie était pris en compte, on constaterait que l'empreinte carbone d'une voiture électrique est équivalente voire supérieure à celle d'une voiture thermique et/ou à celle d'une hybride de même catégorie.

Albatros | 10 novembre 2021 à 18h38
 
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C'est vrai que le véhicule électrique au départ de la pompe est plus économe qu'un véhicule thermique, le problème est en amont, un carburant fossile ne coûte pas grand chose à extraire du sol, l'électricité avec les centrales atomiques hydrauliques thermiques coûte bien plus cher à fabriquer et a transporter, nous on ne se rend pas bien compte à cause de taxes non identiques, sinon le poele à mazout serait encore le roi de nos maisons.
Je pense que sur 20 ans une voiture électrique idéalement conçue comme la Tesla m3 revient moins cher qu'un gros suv du même prix.Rien que les notes de garage en plus grignoteront le prix de l'accu.

pemmore | 12 novembre 2021 à 14h27
 
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Pemmore : le rêve actuel = un gros SUV électrique! Les voitures sont de plus en plus larges, de plus en plus hautes, de plus en plus lourdes.... est-ce bien nécessaire et raisonnable (en plus de ne plus rentrer dans mon garage)? Les fabricants n'ont visiblement pas envie de mots comme "frugalité", de conso 2l/100kms....
Je le dis souvent : un bouchon urbain de véhicules électriques, çà émet nettement moins, certes. Mais est-ce que çà change quelque chose au schmilblick des mobilités et de la saturation des réseaux?

nimb | 13 novembre 2021 à 07h17
 
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@ Nimb, bonjour,
La mode des suv est réellement étrange, la mode de la laideur et de l'obésité dont la majorité tentant de jouer de très loin la mode des pick-ups tout en n'étant que des 2x4. Celui du fils dépassait largement les 2 tonnes et une conso bien au dela des 10 litress aux 100.,Cerise sur le gâteau, son copain a envoyé l'engin dans un fossé longerons pliés le suv hs, mon sportage kia, un vrai 4x4 au gpl, serait sorti tout seul , le chassis construit comme un poids lourd n'aurait pas bougé d'un cm.
Bizarrement cette contruction rustique pèse moins que tout les suv 1400 kg. Ces suv si lourds sont fragiles et ne protègent pas leurs passagers, ahurissant!
Qui sait, peut être cette mode du pseudo 4x4 est simplement médicale car une personne en surpoids et pire est certaine de pouvoir étaler ses rondeurs pour pouvoir y être à l'aise.
Ben moi depuis j'ai laissé le 4x4 tranquille sauf jour de verglas et acheté un petit et très joli cabriolet pour circuler tout les jours et qui sait précédé une mode plus esthétique, et économe.

pemmore | 15 novembre 2021 à 10h08
 
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