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Bébés sans bras : le parquet de Marseille ouvre une enquête préliminaire

Risques  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

À défaut de suites administratives, c'est peut-être via l'institution judiciaire que pourrait être élucidé le mystère du surnombre de cas d'agénésie transverse des membres supérieurs constatés dans les départements de l'Ain, du Morbihan et de la Loire-Atlantique. Le pôle santé publique du parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire pour mise en danger de la vie d'autrui et blessures involontaires, révèle Le Parisien. Cette enquête est confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Lyon et à l'Office centrale de lutte contre les atteintes à la santé publique.

Cette décision des juges marseillais fait suite au dépôt d'une plainte contre X le 9 août dernier par une famille de l'Ain. L'alerte, pour ce département, avait été lancée auprès de ces autorités de tutelle par Emmanuelle Amar, directrice générale du Registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera). « On aurait pu faire l'économie de cette plainte et de cette instruction si on avait pris en compte les signalements que nous avons effectués depuis 2010. C'est une véritable instruction indépendante. Nous nous mettons à disposition de la justice ; nous avons tout à gagner à avoir une véritable instruction », s'est félicitée Mme Amar sur RMC-BFMTV.

Le 12 juillet dernier, le comité d'experts chargé de rechercher les causes de ces malformations a annoncé l'abandon des recherches dans l'Ain, estimant qu'il n'y avait pas d'excès statistique de cas. Ce qu'avait déjà annoncé Santé publique France (SPF) en octobre 2018, avant que les ministres de la Santé et de la Transition écologique ne reviennent sur cette décision sous la pression du public. Le 6 novembre dernier, l'AFP révélait l'arrêt du comité d'orientation et de suivi dont la création avait été annoncée en février dernier par SPF et l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) en même temps que celle du comité d'experts.

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