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Bébés sans bras : des experts recommandent d'améliorer la qualité des études sur les facteurs de risque

Risques  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Le complément de rapport sur les causes des cas d'enfants nés avec une malformation des membres supérieurs (ATMS - bébés sans bras) recensés en France est désormais rendu public par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Plusieurs cas groupés avaient été signalés dans l'Ain (huit entre 2009 et 2014), en Loire-Atlantique (trois entre 2007 et 2008) et dans le Morbihan (quatre entre 2011 et 2013).

La dernière expertise collective en juillet 2019 recommandait des investigations complémentaires pour les regroupements de cas dans une commune du Morbihan et une autre de Loire-Atlantique. Le complément de rapport, rendu public le 25 mai, indique qu'aucune exposition à un facteur de risque commun aux cas n'a pu être identifiée dans le Morbihan. Il a confirmé l'existence d'un cluster statistiquement significatif, composé de deux cas, en Loire-Atlantique.

Toutefois, le comité d'experts scientifiques (CES) constitué pour ces travaux a pointé la nécessité de produire des recommandations pour améliorer la qualité des études investiguant les facteurs de risque de ce type de malformations rares et complexes. Ils soulignent également les limites liées au processus d'identification de cas lorsque cette recherche est réalisée plusieurs années après la naissance des enfants.

Renforcer le dispositif de surveillance

« Il [est] nécessaire de renforcer le dispositif de surveillance des ATMS, et plus largement des malformations congénitales, avec une détection plus réactive et proactive des clusters, une validation rapide du signal en confirmant le diagnostic clinique du signal par des groupes d'experts spécialistes de la pathologie, mobilisables spécifiquement, et la réalisation de questionnaires d'investigation ciblés sur les différentes pathologies », rappellent les experts en écho au premier rapport. Ces derniers demandent également à ce que la réalisation d'études de recherche sur les facteurs de risque de malformations congénitales soit davantage soutenue et encouragée.

Suite au premier rapport, le ministère des Solidarités et de la santé avait décliné les recommandations dans une feuille de route, et notamment la création d'un septième registre d'anomalies congénitales sur une zone du territoire non couverte actuellement. La France compte actuellement six registres d'anomalies congénitales couvrant 19 % des naissances. Ce dernier registre devrait être créé en 2021 et permettre le développement de travaux dans le champ environnemental. « Un comité d'appui au pilotage de la surveillance des anomalies congénitales sera mis en place prochainement », a également indiqué l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

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