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Actu-Environnement

Bérangère Abba lance une mission pour identifier un douzième parc national consacré aux zones humides

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Ce lundi 25 octobre, Bérangère Abba, secrétaire d'État à la Biodiversité, a lancé une mission visant à identifier, d'ici à la fin de 2021, « des sites d'intérêt national susceptibles » d'accueillir un douzième parc national consacré aux zones humides. Cette mission est confiée au Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD). « La création d'un parc national dédié aux zones humides, prévue par la Stratégie nationale des aires protégées 2030, donnera une dimension nouvelle à la politique de préservation de ces milieux », souligne le ministère de la Transition écologique. Cette stratégie prévoit le doublement de surfaces en zones humides couvertes par des « aires fortement protégées ».

   
La carte de France des zones humides d'importance internationale au titre de la Convention de Ramsar © Ministère de la Transition écologique
 
   
Par ailleurs, le site du Pinail (Vienne) est désormais le 52e site français à être reconnu comme « zone humide d'importance internationale » au titre de la Convention Ramsar. Ce site a été labellisé le 22 octobre. « Cette labellisation souligne la valeur exceptionnelle de ce site de 923 hectares, qui comprend la réserve naturelle nationale du Pinail et une partie forestière », s'est félicité le ministère.

« Le caractère emblématique d'un parc national dédié aux zones humides donnera toute sa puissance à l'action de la France en faveur de ces milieux fragiles. Le réseau français de zones Ramsar contribue à ce dynamisme avec quatre créations ou extensions de sites en 2021. Ces efforts sont indispensables pour renforcer la résilience de nos territoires face aux enjeux du changement climatique », a déclaré Bérangère Abba.

Réactions19 réactions à cet article

 

Encore faudra-t-il que ce potentiel nouveau parc national interdise réellement la chasse loisir, facteur archi connu de régression de la biodiversité. Il ne suffit pas de "pondre" sur le papier une zone annoncée comme étant strictement protégée, encore faut-il qu'elle le soit dans les faits. L'exemple du récent parc national des forêts montre à quel point l'entrisme des chasseurs a réussi à vider ce parc national d'une grande partie de sa raison d'être. Cet exemple interdit toute naïveté quant aux négociations en loucedé entre l’État et les fédés de chasse pour affaiblir gravement toute stratégie de conservation de la nature digne de ce nom.

Pégase | 26 octobre 2021 à 10h50
 
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Je souscris pleinement aux propos de Pégase. J'ajoute que nous observons une évolution des politiques publiques qui manifestent des intentions favorables aux enjeux environnementaux et qui n'exerce ni contrôle ni volonté politique ferme, continue et porteuse d'effets. Un exemple ? Le BARPI relève 1 098 accidents au sein des établissements SEVESO en France pour un parc de 1390 établissements classés (2019). Cette situation ne suscite aucune réaction ni initiative de l'Etat.
La conclusion ? Il appartient désormais à nous tous, citoyens-contribuables, de nous emparer de ces questions. C'est tout à fait possible, dans un esprit de dialogue et de partage d'information. Nous avons les outils pour cela. Il nous manque la volonté.

henri le roy | 26 octobre 2021 à 13h13
 
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Bonjour Pégase,
je vis à 300 m d'une immense forêt, quelque part peu investie par les chasseurs, ils possèdent tout un bout de pinède pour s'amuser, l'onf loue à des 37 ou 49 moins pourvus sans doute. (ça m'énerve)
Question: c'est quoi la biodiversité dans une grande forêt?
Mis à part les oiseaux, des lièvres et des écureuils et cervidés on ne voit pas grand chose, ces lieux en dehors du couvert végétal sont très pauvres, Il y a 10 fois plus de bestioles sur un hectare de prés entourés de haies en bord du Loir que la forêt de Bercé et ses chênes centenaires.
Ces arbres vivent à l'économie, épuisant le sol en surface pour éviter la pousse de jeunes et se servent de Mycorhizes pour se développer voire survivre.

pemmore | 26 octobre 2021 à 13h28
 
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La biodiversité dans une grande forêt, pemmore ? SOus réserve qu'elle soit en effet diversifiée en espèces et classes d'âges (bien au-delà des 200 ans des chênes d'abattage), c'est une diversité de champignons (pas que des comestibles, portion congrue de ce que notre espèce remarque habituellement), toute une flore spécialisée, des myriades d'invertébrés dont certains remarquables voire en extinction (Pique-prune par exemple), des amphibiens menacés (tritons marbré ou crêté par exemple), des mammifères et des oiseaux inféodés à cet habitat (pics cendrés et noir, chouettes hulotte et/ou Nyctale de Tengmalm, etc.), j'en passe et en oublie beaucoup.
Pas mal d'espèces, dont certaines en mauvais état de conservation, que les pratiques de chasse en battue, à courre ou les déterrages de "nuisibles" perturbent donc allègrement, si ce n'est piétinent sous les bottes et les sabots ou écrasent sous les roues des 4x4 ostentatoires.

Pégase | 26 octobre 2021 à 15h03
 
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Bonjour Pégase, toujours aussi remonté contre les chasseurs! Sur le parc national des forêts, il existe en effet des règles de chasse (livret3) et je n'ai pas connaissance du retrait du nombre de mammifères sur ce territoire. Où trouver cette info? Merci

jmf | 26 octobre 2021 à 15h09
 
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C'est où la photo illustrant l'article ?
le "nl" dans son intitulé laisse penser que ce serait néerlandais. Ayant vécu aux Pays-Bas, j'y ai constaté l'ingéniosité mise en oeuvre pour générer des zones de biodiversité totalement artificielles, les Néerlandais étant passés maîtres en matière de bonne gestion de leur territoire qui serait entièrement vulnérable du fait de sa très faible -voire négative- altitude s'ils n'avaient pas lutté contre la nature en élevant force digues et dispositifs de protection contre les submersions.
J'ai un immense respect pour ces gens qui vont de l'avant et pour ce Pays qui a réussi à largement dépasser notre France en termes de niveau de vie et de confiance dans les solutions apportées par le génie humain, sans verser dans l'écologisme réactionnaire que nous connaissons chez nous...

Albatros | 26 octobre 2021 à 16h39
 
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Que voulez-vous, jmf : avoir côtoyé de près le monde de la chasse tant sur le terrain que dans les commissions préfectorales ne m'a pas laissé le loisir d'en avoir une opinion aussi flatteuse que les communicants de la FNC aimeraient que le grand public ait de leurs pratiques !

Pégase | 27 octobre 2021 à 21h54
 
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Concernant la chasse qui fait débat, mis à part la chasse à courre qui est un non sens au 3 ème millénaire mais bien plus défendue que les chasses traditionnelles qui concernent seulement 1/4 du territoire, ces méthodes de chasse sont très inhabituelles ailleurs, chez-moi on se contente de chevreuils, parfois un lièvre et des lachers de faisans dans les prés.
Quand aux sangliers, dès les premiers bruits la harde se tire à toute vitesse vers un coin tranquille d'ou les accidents.
Les chevreuils avec leurs petits disparaissent dès l'ouverture des prés ou ils broutent le reste du temps.
Un truc qui perturbe beaucoup ces animaux car pas encore intégré dans leurs habitudes c'est le passage des vtt, sans doute la ferraille qui fait penser à un fusil et évoque l'ouverture de la chasse.
Les deux familles du pré d'à côté dont une à 30m ont disparu après un passage de vtt, c'est ennuyeux car ça les a obligés à partir vers des zones de chasse.

pemmore | 28 octobre 2021 à 10h24
 
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Pégase, je reformule ma demande de renseignement(s) sur la perte réelle des animaux dans le parc des forêts. Je signale en passant que le déterrage est interdit dans les parcs, pour information en référence à votre critique du 26 octobre.

jmf | 28 octobre 2021 à 12h04
 
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@ jmf : l'article 10 de création du parc national des forêts autorise la chasse de 6 espèces en forêt (dont 2 allochtones) et 37 espèces hors forêt proprement dite. Rien que cela !
Je n'ai pas connaissance des tableaux de chasse réalisés depuis la création de ce parc en 2019 (cela doit pouvoir se trouver... ou pas). Mais le fait de pouvoir chasser même dans la zone centrale d'un parc national en dit suffisamment long sur les intentions politiques des créateurs de cette zone prétendument protégée (sur le papier surtout donc) et les sérieux coups de canif portés à la philosophie initiale de ces périmètres que le législateur voulait voir sanctuarisées dans les années 60.

Pégase | 28 octobre 2021 à 12h23
 
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Je ne suis pas un spécialiste de la chasse ni des zones protégées, mais je vois que vous l'êtes tous. Je lis aussi une certaine indignation dans les propos de ce blog.
La question des zones protégées est majeure dans la transition écologique. Vos propos sur ce blog démontrent que vous, les spécialistes ou les bons connaisseurs, devez prendre des initiatives concrètes et constituer des forces organisées pour répondre aux multiples démissions de l'Etat.

henri le roy | 28 octobre 2021 à 12h34
 
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Sur google on voit 56000 ha de bois, ce qui est une belle surface, je suppose que l'état en est propriétaire, mais les 260000 autour c'est quoi, des zônes non agricoles que des forêts mais privées?
En tout cas je sais que la Bourgogne nord souffre du changement climatique avec la disparition progressive du pinot noir cépage typique du coin, et les grandes maisons investissent dans l'orégon, on va donc voir l'évolution de ces forêts, sans doute beaucoup de hêtres qui vont crever, les chênes vont résister, les bouleaux végéter, puis des races d'animaux non autochtones, moustiques, frelons asiatiques etc qui vont arriver.

pemmore | 28 octobre 2021 à 13h24
 
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@ henri le roy : figurez-vous que les "forces organisées pour répondre aux multiples démissions de l'Etat" sont déjà constituées, notamment sous la forme d'associations de protection de la nature et de l'environnement (tout comme dans des tas d'autres domaines où la puissance publique fait soit défaut, soit joue double jeu). Mais nombre de leurs actions sont régulièrement et largement contrecarrées, voire torpillées, par des ententes de certains fonctionnaires et de certains élus avec des lobbies.
C'est aussi au citoyen de savoir pour qui il vote en toute connaissance de cause. Les échéances électorales sont tout de même assez fréquentes dans notre pays.

Pégase | 28 octobre 2021 à 13h48
 
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Pégase, Une nature laissée se débrouiller seule, c'est impossible sauf à la voir évoluer vers la désertification et la disparition des animaux. Les animaux vivant de la forêt (chevreuils et grands cervidés) vont se multiplier et brouter toutes les jeunes pousses, d'où un appauvrissement de la diversité. Il ne faut pas compter sur les loups pour les réguler, ceux-ci préférant des animaux moins véloces.(cf ce qui se passe en Suisse où les tirs sur les loups sont majorés puisqu'ils s'en prennent maintenant aux troupeaux de bovins) Une forêt sans la main de l'homme ne remplit pas son rôle de captation du CO², celui-ci est surtout réel en période de développement des végétaux et pas lorsque la végétation se décompose.
En ce qui concerne le prélèvement des animaux, il s'agit de "régulation" donc d'objectifs déterminés par les instances qui gèrent les espaces état, ONF, ...en relation avec les fédérations des chasseurs. Ces objectifs (avec bracelets à apposer sur les animaux prélevés) sont à minima et maxima, les détenteurs des droits de chasse peuvent être pénalisés financièrement si ils ne réalisent pas les objectifs. tous ces éléments sont récupérables auprès des Fédérations.

jmf | 28 octobre 2021 à 17h32
 
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à jmf : lorsque vous écrivez que "Une nature laissée se débrouiller seule, c'est impossible sauf à la voir évoluer vers la désertification et la disparition des animaux", il y a lieu de se demander comment la nature a donc bien pu se débrouiller toute seule, sans l'intervention providentielle de l'Homme, depuis environ 3,5 milliards d'années (les petits 7 millions d'années d'existence des Hominidés et surtout les à peine deux centaines d'années d'existence de l'exploitation industrielle sont insignifiants à cette échelle de temps) ?! Certes, il y a eu plusieurs extinctions massives, mais à chaque fois, la biodiversité est repartie, largement différente de la précédente version. La nature, globalement, a surtout besoin qu'on "lui foute la paix". Il n'y a que notre espèce, dans son immense suffisance, pour se croire indispensable à tout réguler.
Navré mais votre argumentaire, curieusement très proche de celui que l'on entend depuis des lustres au sein des cercles cynégétiques notamment (mais pas que), pour espérer justifier toutes sortes d'excès et d'abus, n'est pas crédible pour moi.

Pégase | 31 octobre 2021 à 14h11
 
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Pégase, en effet je pense que ce qui est écrit en terme de régulation, vécu par les chasseurs sur le terrain, officiellement annoncé chaque année, devrait être porté à la connaissance de tous. Ceci éviterait des observations sans fondement, autre que l'état d'esprit formaté à tout jamais "pour ou contre"! Mais pour cela il faut accepter de reconnaître la réalité du terrain et quand on en est éloigné.... Je vous conseille de bien vérifier ce qui se passe sur une forêt non travaillée par l'homme. Des espaces de forêt dits "d'origine" ou "naturels" et d'y apprécier la vie végétale et surtout animale. Cette vie n'a rien à voir avec ce que nous connaissons majoritairement aujourd'hui, la plus part des grands animaux ne les visitent plus. Si par le passé la biodiversité est repartie, après chaque "incident" il ne faut pas oublier qu'elle changea souvent, qu'elle évolua et ceci sans l'intervention de l'homme.
La crédibilité des faits et du terrain, n'est visible que par ceux qui se donnent la peine de la rechercher. Désolé si ce sont encore les chasseurs qui se rassemblent sur 4 départements pour connaître le nombre des grands cervidés, si ce sont eux qui passent des nuits à comptabiliser les lièvres, chevreuils, bécasses et autres, avant de décider des prélèvements, et si ce sont eux qui annoncent le nombre des animaux prélevés.

jmf | 02 novembre 2021 à 16h18
 
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jmf : je ne doute pas un seul instant que des chasseurs s'investissent pleinement et assidument dans les comptages / recensements d'espèces chassables, ainsi que vous les listez. Mais comme vous l'écrivez vous-même, on voit bien quelle en est la finalité : obtenir des droits à chasser. Ce qui réduit très largement à une portion congrue et purement utilisable (par la chasse) le discours officiel sur la "protection" de la biodiversité par les "premiers écologistes de France"...

Pégase | 03 novembre 2021 à 11h14
 
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Pégase, encore une fois il n'est pas utile de vouloir mettre une finalité là où elle n'est pas. Les comptages servent à apprécier le potentiel reproducteur sur le terrain. ceci détermine le volume à maintenir, entrainant l'arrêt de la chasse sur certaines espèces et ceci de la volonté même des chasseurs. Votre interprétation du comptage n'est pas la mienne. Pour moi il est destiné à assurer l'avenir d'une population, ne pas permettre à cette population de dépasser un seuil mini ou maxi qui peut, dans ce dernier cas, contraindre ensuite à un "abattage", triste image déjà vue sur des chevreuils dans un vignoble tout proche.
Les prélèvements ne sont qu'un des moyens de maintenir une population, comme peuvent l'être aussi, dans d'autres cas, la réalisations de haies, l'entretien des mares, ... Les chasseurs se disent les premiers écologistes de France, ils sont en effet loin devant ceux qui restent assis et ne font que crier, sans connaître la réalité du terrain et en refusant de s'y confronter.

jmf | 04 novembre 2021 à 17h20
 
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Ben quand on est à prévoir des bracelets il s'agit d'animaux d'une certaine taille, les limiter permet à des animaux de plus petite taille n'intéressant pas les chasseurs de vivre et de se reproduire.
D'un autre côté, la plupart des chasseurs possèdent des forêts ou la nature se développe cool, l'acte de chasse ne dure que quelques heures dans une année, c'est mieux qu'une domaniale ou le chahut continuel de véhicules divers, vtt, randonneurs chiens perturbe gravement la vie des animaux.
(pendant le confinement ils étaient heureux! les rapaces, les écureuils par exemple)

pemmore | 04 novembre 2021 à 17h45
 
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