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Actu-Environnement

Véhicule électrique : un remède pire que le mal ?

Les questions autour de l'intérêt écologique du véhicule électrique sont légion. Selon le périmètre étudié son bilan environnemental varie. S'il est déjà globalement positif, il pourrait encore être amélioré. On en débat sur ce plateau.

Plateau-TV  |  Energie  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com

Ça y est. C'est écrit dans la loi mobilité en cours de discussion au parlement. La France interdira la vente des véhicules thermiques (essence ou diesel) en 2040. Pour les remplacer, le véhicule électrique fait office de favori. Or, les différents volets de son bilan environnemental interrogent. Surtout qu'il existe des pistes de reflexion pour l'améliorer.

L'origine décarbonée de l'électricité française est un avantage majeur. L'évolution du mix électrique vers moins de nucléaire et plus d'énergie renouvelable est aussi un bon point. La réduction des émissions polluantes et du bruit est un point fort pour la qualité de vie dans les villes. Le bât blesse surtout du côté de la fabrication des véhicules électriques et de leurs batteries qui se situe hors Europe dans des usines peu efficientes et polluantes. Réintégrer cette phase industrielle sur le territoire Européen serait un moyen d'améliorer le bilan environnemental. Et pour compenser la dette polluante de la fabrication, la phase d'usage doit être la plus longue possible : autopartage des véhicules, seconde vie aux batteries, les voies d'amélioration sont nombreuses.

Florence Roussel, rédactrice en chef d'Actu-Environnement, en débat avec ses invités :

Cécile Goubet Secrétaire générale de l'Avere
Aurélien Schuller Manager du Pôle mobilité au cabinet Carbone 4

Réactions3 réactions à cet article

 

Bonjour,
Merci pour ce débat.
Selon le cabinet Carbone 4, l'amortissement de la dette écologique liée à la fabrication d'un véhicule électrique, est estimé possible sur 4 ans, dès lors que le véhicule serait conservé au moins 10 /20 ans, "grâce" à notre production d'énergie "décarbonée".
Je suppose, sans que le mot ait été prononcé, que l'énergie évoquée était celle d'origine nucléaire.
C'est embêtant qu' aucune réserve n'ait été faite sur les risques multiples engendrés par le nucléaire.
L'approvisionnement en uranium, les problèmes sécurité, le coût financier et coût carbone de la construction des centrales, le traitement des déchets, les risques liés à une pluviométrie perturbée par le dérèglement climatique, sont autant de sujets qui peuvent remettre en cause le bien fondé de cette production.
D'autre part, est-ce réaliste aujourd'hui de penser que les voitures seront conservées au moins 10 ans et que les batteries auront une durée de vie adaptée à cette durée d'usage?
Pourra-t-on contraindre les constructeurs de limiter leur production et leur interdire d'inciter les conducteurs à en changer par la publicité ?
Le taux de recyclage des batteries annoncé m'a aussi surpris .
D'autres articles semblent indiquer que la filière n'est pas très avancée et encore en questionnement.
Donc au final n'y aurait-il pas trop d'aléas pour dire l'intérêt du tout électrique?

tchitcha | 19 juin 2019 à 13h39
 
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Merci pour cette belle page de pub pour la voiture nucléaire, Carbone 4 et EDF, même combat ...
Et si on a bien compris on vient de trouver le secret du mouvement perpétuel sinon du Graal ...
Et puisque une étude d'on ne sais plus qui, mais qui est internationale le dit ....
Alors .....
On n'a même plus la force de pleurer !

Michel | 19 juin 2019 à 21h36
 
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La voiture électrique ou à hydrogène ou à gaz renouvelable, ne peut être la bonne solution car quelque soit la source d'énergie utilisée il y a 2 problèmes insolubles: 1) l'énergie est toujours polluante. 2) la multiplication des véhicules créera tôt ou tard une pénurie de la source d'énergie.
Le problème de la mobilité doit être pris à l'endroit, à sa racine. C'est la structure de notre société créant des points de concentration de toutes sortes et des flux de circulation énormes qui engendre le besoin de mobilité. Et c'est donc ce besoin qu'il faut diminuer (et non pas augmenter les possibilités et la vitesse de mobilité). Pour ce faire il faut revoir complètement la structure de société. De façon que chacun trouve empli, école, loisir, commerce local, etc ... à proximité de son domicile. Il faut faire et refaire des territoires relativement autonomes et indépendants du reste de la région ou du monde. Le veut-on ?

olibio | 24 juin 2019 à 18h19
 
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