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Actu-Environnement

RTE généralise le dispositif Ecowatt sur tout le territoire

Energie  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com

À l'occasion de son traditionnel bilan prévisionnel hivernal, le gestionnaire de réseau de transport d'électricité RTE évoque une « vigilance particulière pour l'hiver 2020-2021 » due à la crise sanitaire. La pandémie a perturbé la maintenance des réacteurs nucléaires et par conséquent leur disponibilité dans les mois à venir. « Mais dans l'ensemble, la situation prévisionnelle est désormais significativement plus favorable que celle anticipée au printemps », conclut RTE.

   
Volume de production disponible pour l'hiver 2020-2021 (en GW) © RTE
 
   

La période critique concerne surtout février et début mars, puisque 13 réacteurs seront à l'arrêt pour maintenance, soit 10 gigawatts (GW). Si la météo s'en mêle avec des vagues de froid sous les normales de saison, RTE compte sur plusieurs leviers pour faire diminuer la consommation d'électricité : arrêt de la consommation d'industriels gros consommateurs ; légère baisse de la tension sur le réseau ; et, en tout dernier recours, l'organisation de coupures d'électricité.

Les nouvelles mesures de sécurisation du système électrique lancées en juin ont réduit le risque de défaillance pour cet hiver. Parmi ces mesures, RTE mise sur le dispositif Ecowatt qui se généralise à l'ensemble du territoire. Après la Bretagne, la Provence-Alpes-Côte d'Azur et l'Île-de-France, tous les français peuvent utiliser le dispositif pour décaler certaines consommations et limiter les pointes, surtout celle de 18h-20h. Le dispositif signale à l'ensemble des consommateurs français les jours les plus tendus en matière d'équilibre offre-demande, afin de les inciter à modérer leur consommation pendant ces périodes précises. Le nouveau dispositif a été mis en ligne en novembre 2020, en lien avec l'Agence de la Transition écologique (Ademe).

Réactions9 réactions à cet article

 

Et oui avec la fermeture de Fessenheim nous voilà démuni, on savait que la pandémie était en route. Sauvé le client contribuable par ce dispositif, lui qui a vu son prix de l'électricité augmenter de 40% Ht avec la en CSPE , et maintenant il se soumet au service de l'intermittence na! Et que pense l'ADEME de GRT, pour 1degré d'écart de température en hiver c'est en variation 2500Mw électrique et 7000Mw en gaz, chercher l'erreur, c'est pas Fessenheim qu'il fallait fermer ce sont les importations de gaz a raison de 400gr de co² par kwh.....Merci les Allemands d'avoir démarré votre centrale à charbon en face de Fessenheim nous allons en avoir besoin.

bjd | 21 novembre 2020 à 19h15
 
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L'honnêteté aurait été de dire que ce risque provient essentiellement de l'indisponibilité des deux réacteurs de Fessenheim. Pompili l'a évoqué à mots couverts, en disant que le risque de pénurie était équivalent à deux réacteurs.

dmg | 23 novembre 2020 à 10h59
 
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Lorsqu’on est citoyen d'un pays dont les dirigeants ont l'imbécilité de fermer une centrale nucléaire vitale: Fessenheim, toute discussion accessoire sur le sujet relève de la pantalonnade

glaudius92 | 23 novembre 2020 à 11h26
 
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@bjd, Fessenheim c'était 1,8 GW, donc en admettant que la centrale ne serait pas aussi en maintenance, ca ne nous aurait pas sauvé.
C'est bien le probleme du nucléaire, il repose sur une dizaine de sites, c'est une énergie centralisée et donc vulnérable a certaines défaillances techniques sur des pieces produites a la chaine, sur des designs, sur des évenements climatiques forts (ex. sécheresse), etc.
Ce n'est pas une énergie résiliente.

RMG | 23 novembre 2020 à 14h01
 
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La fermeture de Fessenheim est engagée ça ne sert plus à rien de pleurer.
Notre mix énergétique n'est pas résilient, cette article le dit assez bien. D'où la nécessité de réduire la part du nucléaire, n'en déplaise à certains. Et pour ceux qui aime bien critiquer gratuitement, la fermeture de Fessenheim a été engagée sous Hollande. Je suis persuadé que Macron ne l'aurait pas fait. Mais c'est aussi ça notre démocratie, le gouvernement actuel doit jongler avec les décisions du précédent. Traiter le gouvernement d'imbécile est facile. Moi même j'aime à me prêter à l'exercice parfois. Mais ça m'enlève pas de la tête qu'à chaque décision il y a des milliers d'hypocrites pour clamer qu'ils auraient fait mieux.

bIBU | 24 novembre 2020 à 09h44
 
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Tiens, si on "manque" d'électricité, c'est à cause de la fermeture de Fessenheim. Dans le genre "brève de comptoir", je lis celle de Novembre! Je dois avouer qu'en tant qu'alsacien (vivant à 20kms de Fessenheim), je viens tout juste de me remettre de Décembre 2017 où les deux réacteurs étaient simultanément à l'arrêt pendant plus d'un mois. L'Alsace a donc pédalé pendant tout ce temps pour éviter qu'on soit 24h/24 dans le noir, on y a tous perdu 20 kgs!!!!!! Sérieux, déjà regarder combien de temps dans une année Fessenheim fonctionnait simultanément avec ses deux réacteurs, avant d'avancer des thèses pareilles. Puis comme le dit RMG, regarder le "poids" de Fessenheim sur le parc total.... par contre, c'est clair que le lobbying d'EDF pour se chauffer à l'électrique (çà chauffe mal) et le lobbying global pour rouler électrique, çà n'aide pas non plus à résoudre l'équation.

nimb | 24 novembre 2020 à 11h07
 
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Les voitures électriques apportent de la résilience au réseau. Enfin c'est comme ça qu'on nous les as vendues.

bIBU | 25 novembre 2020 à 10h54
 
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Je n'ai pas tout compris, Bibu. Apporter de la résilience (je dirai plutôt de la résistance) à un réseau, c'est l'alimenter par plusieurs sources différentes, afin qu'en cas de faiblesse (passagère)de l'une d'entre elles, les autres prennent le relais. Ici, je dirai le nucléaire, l'éolien, le photovoltaique, l'hydraulique par exemple. Je ne vois pas ce qu'une voiture électrique apporterait au réseau, puisqu'elle consomme avant tout. Le jour où les voitures pourront se muer électriquement et de façon autonome (en convertissant l'énergie solaire emmagasinée sur leur pavillon, par exemple), ce sera bien plus intéressant qu'actuellement. Ou alors vous voulez parler des recharges dites "intelligentes" qui renvoient la nuit dans le réseau..... pas convaincu là dessus... et alors que dire si on nous annonce un manque d'électricité? D'une façon générale, je ne suis, actuellement, pas du tout convaincu par la pertinence de ce type de "motorisation", et le récent article d'AE sur le sujet des hybrides rechargeables (visiblement une nouvelle entourloupe de tout le circuit conception-vente) me confirme que c'est, là aussi hélas, plus de green washing qu'autre chose (électrifier un 4x4 urbain de 2 tonnes, il y a mieux à faire ... à commencer par le supprimer du catalogue)

nimb | 26 novembre 2020 à 17h03
 
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Oui nimb, c'est bien la recharge intelligente dont je parle. Vous remarquerez que j'ai moi même émis une réserve sur ce point.
Mon avis est que la voiture est avant tout une opportunité économique, un moyen de maintenir le business as usual plutot qu'une vrai solution aux émissions de CO2.

bIBU | 30 novembre 2020 à 11h05
 
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