En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Projet agro-écologique : le bilan quatre ans après

Agroécologie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a réuni, le 19 avril, le Comité national d'orientation et de suivi du progrès agro-écologique pour la France. L'occasion de dresser le bilan du plan agro-écologique pour l'année 2016 et de faire un point sur les travaux du comité. "Différents signaux montrent que le projet prend corps sur le territoire et même au-delà dans les instances internationales", souligne le ministère dans son bilan.

Ainsi, fin 2016, plus de 5.000 exploitants étaient engagés dans un des 340 Groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE), qui visent à accélérer la mise en place de pratiques agroécologiques via des démarches collectives. Fin 2015, une centaine de GIEE étaient en action.

L'année 2016 a également été marquée par le lancement des appels à projets "des 30.000" qui visent à diffuser, dans plus de 30.000 exploitations, les enseignements tirés par les 3.000 fermes Dephy, qui innovent pour réduire l'usage des pesticides (plan Ecophyto 2).

L'outil d'autodiagnostic agro-écologique, lancé fin 2015, est de plus en plus diffusé et utilisé, se félicite le ministère, "y compris dans des usages non prévus (cas des enseignants)".

Des indicateurs pour évaluer les progrès et impacts

De son côté, le comité a avancé sur l'élaboration d'un dispositif de suivi et d'évaluation mis en place pour la politique agro-écologique. Un tableau de bord de 41 indicateurs de pratiques (résultats) et 31 indicateurs de performances (impacts) a été finalisé. "Ces indicateurs sont de natures et de statuts assez divers. Certains font partie d'indicateurs phares retenus pour le suivi d'un plan (exemple : le NODU avec Ecophyto, la part en agriculture biologique du plan Ambition bio 2017, etc.), d'autres relèvent d'informations statistiques plus générales (part de prairies permanentes, etc.), explique le comité. Leur développement est également à différents niveaux d'avancement : si certains indicateurs sont bien définis à ce stade, d'autres demandent à l'être ou doivent faire l'objet de travaux plus approfondis". L'objectif est d'évaluer les progrès dans la mise en œuvre de pratiques agro-écologiques et les impacts qui en découlent.

Par exemple, on peut y voir que le nombre d'exploitations engagées dans une démarche de certification environnementale est en hausse, tout comme le nombre de fermes certifiées Haute valeur environnementale (HVE). Idem pour la part des exploitations en agriculture biologique, la part de surface agricole utile (SAU) bio ou les surfaces cultivées en agroforesterie.

En revanche, la part de prairies permanentes dans la surface agricole française ou la diversité moyenne des cultures arables par exploitation sont en baisse. Les indicateurs de fréquence de traitement moyens en grandes cultures et en viticultures sont en hausse.

Au niveau des impacts, le tableau de bord indique que le taux d'auto-approvisionnement en protéines végétales de la "ferme France" est en hausse et que l'évolution de la production agricole, en volume, est stable. Il fait également ressortir les points de vigilance : la surface en agriculture à Haute valeur naturelle est en baisse, tout comme la population des oiseaux de milieu agricole, tandis que la consommation totale d'énergie directe de l'agriculture est à la hausse.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Sophie Fabrégat

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…