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Actu-Environnement

Ecotech 2012 à mi-parcours

Chantal Jouanno et Christian Estrosi, réunis dans le cadre du comité d'orientation stratégique des éco-industries (COSEI), ont dressé un bilan d'étape du plan Ecotech 2012. Un an après sa mise en place, six actions prioritaires ont été engagées.

Gouvernance  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
Le plan Ecotech 2012 avance, selon Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie et Christian Estrosi, ministre chargé de l'Industrie, qui ont rendu public mardi 21 juillet 2009, le bilan d'étape lors de la troisième réunion du Cosei. À mi-parcours, les six actions prioritaires annoncées en décembre 2008 ont été engagées.
Rappelons que ce programme a pour objectif d'assurer le développement du secteur des éco-industries, sur la base d'un partenariat public-privé. Un secteur qui, l'espèrent les deux ministres, jouera un rôle moteur dans l'émergence d'une croissance verte : les éco-industries constituent un accélérateur de sortie de crise, un accélérateur de croissance verte. Si nous sommes les meilleurs dans le traitement des déchets et de l'eau, nous devons travailler sur le secteur des véhicules du futur par exemple. L'idée est de parvenir à des prototypes le plus vite possible. Nous voulons également favoriser l'export de nouvelles technologies et faire émerger des savoirs faire qui s'ignorent. La croissance verte doit être une opportunité de diversification pour les PME, certaines d'entre elles ont de l'or entre les mains sans le savoir. Nous allons travailler avec 100 à 200 entreprises dans un premier temps afin de faire évoluer leur activité vers des produits innovants, a expliqué Christian Estrosi.
Certains secteurs, comme les énergies marines par exemple ont d'immenses potentiels de croissance, autour de 10 %, a ajouté Chantal Jouanno.

Des objectifs en bonne marche

Cinquante projets de recherche développement sur les technologies de prévention, de mesure et de lutte contre les pollutions locales, ont été retenus dans le cadre de l'appel à projets éco-industries lancé le 28 février 2009. Ces projets représentent un montant total de 27,2 millions d'euros. Un troisième appel à projet devrait être lancé prochainement pour une envelopper de 10 millions d'euros supplémentaires. Si la majorité des projets retenus pour l'instant concernent le traitement en aval, nous souhaitons orienter le troisième appel à projet vers la prévention des pollutions, a commenté Chantal Jouanno.
Une fenêtre de labellisation pour un ou des pôles de compétitivité a été ouverte jusqu'au 2 octobre prochain. Un pôle écotechnologies devrait être labellisé. Un réseau de pôles sur le thème du bâtiment durable a été mis en place afin de renforcer la concertation et de faire émerger des projets conjoints entre les pôles. Enfin, la secrétaire d'Etat à l'écologie aimerait voir émerger un pôle de compétitivité dans le domaine de l'eau, secteur où il y a un gros manque aujourd'hui.
Au premier semestre 2009, France Investissement s'est engagé pour 60 millions d'euros dans des fonds d'investissements et entreprises positionnés dans l'environnement.
Deux programmes de contrôles des normes environnementales ont été réalisés par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, sur les émissions de CO2 des véhicules et les émissions de composés organiques volatils dans les revêtements de sol.
Le service de l'observation et des statistiques des éco activités du ministère en charge de l'environnement, nouvellement baptisé MEEDDM, a été consolidé.
Enfin, l'appel a candidature pour le prix de la croissance verte numérique a été ouvert jusqu'à fin septembre 2009.

De nouveaux objectifs

Les ministres ont annoncé la création d'un groupe de travail chargé d'une concertation sur l'organisation du secteur afin de faciliter les démarches des entreprises. Ses conclusions sont attendues pour fin 2009.
Enfin, selon Chantal Jouanno, le Cosei doit être opérationnel, il doit prendre des engagements concrets. Nous allons faire des propositions en septembre pour le Grand emprunt. Il ne s'agit pas de récupérer des financements là où il y en a mais d'investir dans la croissance de demain, sur la création de richesse et d'emplois.

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