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Actu-Environnement

Le bilan de la surveillance épidémiologique de la légionellose en 2007 est jugé encourageant par l'INVS

Selon les dernières données issues de la surveillance épidémiologique de la légionellose, le nombre de cas a stagné en 2007. Jugé encourageant par l'InVS, ce bilan est pourtant loin de l'objectif prévu pour 2008 par le plan gouvernemental de 2004.

Risques  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
La légionellose, maladie respiratoire due à une bactérie du genre Legionella, est à déclaration obligatoire (DO) en France depuis 1987. Autrement dit, chaque cas observé par un clinicien ou un biologiste est immédiatement signalé à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass). La Ddass interroge alors le patient ou sa famille afin d'identifier les lieux d'expositions. Les données sont ensuite transmises à l'Institut de veille sanitaire (InVS) qui centralise les informations, les analyses annuellement afin de connaître l'incidence de la maladie, les tendances et les principales caractéristiques épidémiologiques des cas.

Cette surveillance a permis de détecter de plus en plus de cas jusqu'en 2005. En effet, l'augmentation annuelle moyenne de la fréquence de la maladie (ou incidence) entre 1998 et 2005 a été évaluée à 22 %. Pour faire face à cette augmentation, les autorités gouvernementales ont mis en place en 2004 un plan de prévention des légionelloses dont l'objectif était de réduire l'incidence de 50 % à l'horizon 2008. Suite à ce plan, une légère baisse du nombre annuel de cas déclarés a été constatée en 2006 (-6%). Le bilan 2007 présenté récemment par l'InVS dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) fait état d'une stagnation du nombre de cas : 1428 cas en 2007 contre 1443 cas en 2006. Le taux d'incidence se maintient donc à 2,3 pour 100.000 habitants en France et reste supérieur à celui de l'Europe : 1,1 pour 100.000 habitants.
Bien qu'il estime que l'interprétation des tendances est très difficile, l'InVS juge ce bilan encourageant. Il reconnaît néanmoins que l'objectif ambitieux de réduction de l'incidence est loin d'être atteint. L'institut semble pourtant optimiste et estime que les efforts entrepris ces dernières années sont autant d'éléments qui devraient permettre à terme d'obtenir une réelle diminution de l'incidence de la légionellose en France.

L'institut rappelle par ailleurs qu'il faut encore renforcer la diffusion de l'information et s'assurer de l'application des réglementations récentes auprès de l'ensemble des acteurs. L'InVS encourage en outre la recherche sur l'écologie microbienne pour mieux comprendre les mécanismes de développement et de dispersion des bactéries afin d'adapter en amont la conception des installations. Les bactéries de la famille des Legionellaceae colonisent en effet des réservoirs artificiels comme les réseaux d'eau chaude sanitaire, diverses installations hydriques (jacuzzi, bains à remous, brumisateurs, fontaines décoratives…) et les tours aéroréfrigérantes (TAR) humides. Ces tours sont utilisées pour certains procédés industriels et pour les installations de climatisation centralisées. On les trouve dans l'industrie et dans des secteurs comme les établissements hospitaliers et médico-sociaux, les grands ensembles d'habitations ou de bureaux, les centres commerciaux, les piscines ou les patinoires.
En 2007, près de 7.200 installations de refroidissement industrielles ont été recensées et inspectées. 193 installations ont fait l'objet d'un arrêt pour nettoyage et désinfection suite à des concentrations en légionelles de plus de 105 UFC/l (unités formant colonies), contre 353 installations en 2006.

Réactions4 réactions à cet article

 
seuil d'arret d'une TAR

Le seuil d'arret d'une installation de TAR n'est pas de 105 UFC/l mais de 100 000 UFC/l

Cordialement

Philippe Corbillé | 31 juillet 2008 à 09h21
 
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Oui, très bien, mais

du mal à comprendre pourquoi les normes liées à la légionellose ne s'appliquent pas aux centrales nucléaires.
A moins que ce soit les centrales nucléaires qui ne les appliquent pas ?

René-Pierre | 31 juillet 2008 à 09h44
 
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Re:seuil d'arret d'une TAR

Bonjour,

Une coquille s'était en effet glissé, car il s'agissait de 105 soit 100.000, et non 105.

Merci de cette remarque.

David Ascher

Ascher | 31 juillet 2008 à 10h10
 
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que fait t'on !!

vous dites que la légionellose se propage dans les hopiteaux et cliniques, nous avons aussi chez nous la clim ,et nous avons aussi de l'eau très chaudeque nous verifions régulièrement!! est-ce le cas dans ces établissement? y a t'il que celà!! le manque d'hygiène de certain.e infirmiér.e serait a revoir!!j'ai fait de la chimiothèrapy dans un chu a Montpelier et là j'ai vue ce que c'étais que l'hygiène,nul n'entré dans la chambre,pendant la pose de la perfusion,l'infimière, bonet sur les cheuveux,et sur la bouche ,désinfection des mains, ouvrir le materiel fermé hermètiquement,les gants prèt a mètre, et interdiction de la déranger pendant l'instalation du patient,là on peux appeler celà L HYGIENE , je viens de subir une opértion du genou (prothèse) et pour l'hygiène!! l'infirmier.e pour faire le pensement, met des gants,bien,mais s'il lui manque quelque chose sur son charrio!ben,il part avec ses gants,il ouvre la porte ,va dans les couloirs,ouvre et ferme d'autres portes,et avec les mèmes gants il vous fait le pensement!!dans les ècoles on ne leurs apprend pas l'hygiène? est-ce que l('on a déjà fait des controles sur les sachets tout prés pour les soins,ciseaux et pinces en plastique,pensement,qui arrive(fabriqué en Chine)est-ce qu'a la fabrication il y a de l'hygiène?? j'en doute!! et je ne suis pas la seule partout il y a un manque d'hygiène ,il faut mettre du personnels pour plus de controle ,mais voilà celà coute très cher!!allors on laisse faire quand on a les moyens d'aller sur la lune,on devrait aussi,les avoir pour le bien être des malades (allez faire un tour dans les hopiteaux d'Aix en provence!!)

Anonyme | 31 juillet 2008 à 16h58
 
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