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Billes plastiques : le ministère de la Transition écologique porte également plainte

Déchets  |    |  Félix Gouty
Billes plastiques : le ministère de la Transition écologique porte également plainte

« Les granulés de plastique sont un cauchemar environnemental ! s'est insurgé Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique, sur Twitter le 21 janvier. Je remercie les élus, ONG et les bénévoles mobilisés pour dénoncer les mauvaises pratiques industrielles qui entraînent la pollution. L'État est à vos côtés, nous avons décidé de porter plainte. » Cette décision d'intenter une action en justice contre X fait suite à plusieurs plaintes similaires déposées ces dernières semaines en réponse à un échouage massif de ces billes de plastique sur les côtes nord du golfe de Gascogne.

Le 10 janvier, deux premières plaintes ont été déposées par les maires des Sables-d'Olonne (Vendée) et de Pornic (Loire-Atlantique). Le 19 janvier, la présidente de la Région Pays de la Loire, Christelle Morançais, a annoncé faire de même devant le procureur de la République, soulignant le besoin d'un « encadrement beaucoup plus strict de la production et de l'exploitation de ces granulés (…) à l'échelle internationale » auprès de l'Organisation maritime internationale (OMI). Puis, le 20 janvier, les associations Bretagne vivante et Eau et rivières de Bretagne ainsi que les branches Pays de la Loire, Vendée et Bretagne de France Nature Environnement (FNE) ont également décidé de porter plainte contre X, « afin que des investigations soient engagées ».

Ces granulés de plastique, appelés pellets ou « larmes de sirène », constituent la matière première de la fabrication d'objets en plastique. Les billes échouées proviendraient de la perte d'un conteneur dans l'Atlantique Nord dont elles constituaient la cargaison. « Les billes plastiques font l'objet d'un commerce mondialisé et sont acheminées de continent en continent sans réelle traçabilité, explique FNE. Ceci constitue un frein majeur à la possibilité d'identifier et poursuivre les auteurs de telles pollutions et donc à l'existence d'un mécanisme dissuasif. » L'association Surfrider, à l'origine d'opérations locales de ramassage, rappelle qu'environ 160 000 tonnes de ces billes seraient « perdues » chaque année en Union européenne et jusqu'à plus de 230 000 tonnes à l'échelle mondiale. En France, la loi Antigaspillage pour une économie circulaire (Agec) oblige les sites de production à installer des équipements de rétention pour éviter de telles fuites.

Réactions1 réaction à cet article

 

C'est la partie immergée de l'iceberg...Le plastique est partout, c'est un puits sans fond qui contamine tous les milieux. Plus on cherche, plus on trouve! Même là où on ne l'attends pas, comme dans les selles des nouveaux nés ou le placenta.
Sachant qu'une des qualités du plastique est sa longévité, qu'il n'est jamais digéré par l'environnement et que des vapocraqueurs continuent à pousser, on risque d'en avoir pour quelques temps! Même Elmer food Beat a du transformer son tube en "le plastique c'est dramatique", c'est dire!

La goutte d’eau | 25 janvier 2023 à 20h04
 
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