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Biodiversité : l'OFB mobilise entreprises et collectivités à travers son initiative « Engagés pour la nature »

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

« Nous appelons collectivités et entreprises, qu'elles soient petites ou grandes, novices ou expérimentées, à faire plus. Nous les invitons à réinterroger leurs choix au regard des impacts sur la biodiversité », interpelle Pierre Dubreuil, directeur général de l'Office français pour la biodiversité (OFB).

L'établissement public lance l'initiative « Engagés pour la nature » qui s'appuie sur le plan biodiversité présenté par Nicolas Hulot en juillet 2018. Celle-ci fédère trois actions : « Territoires engagés pour la nature » (TEN) à destination des collectivités locales, « Entreprises engagées pour la nature - Act4Nature France » pour les entreprises, et « Partenaires engagés pour la nature » pour les autres acteurs : associations, fédérations professionnelles, mouvements de jeunesse, syndicats de salariés, etc.

Cette initiative, soutenue par une campagne nationale de mobilisation, vise à « faire émerger des engagements volontaires et des projets en faveur de la biodiversité, à reconnaître et valoriser la qualité de ces engagements par un processus transparent d'évaluation, à donner accès à des moyens privilégiés de mise en œuvre (accompagnement, valorisation, etc.) et, enfin, à susciter des partenariats, des coopérations, des initiatives collectives qui permettent de démultiplier l'action », explique l'OFB. La valorisation des engagements se fait à travers de grands événements tels que les Assises nationales de la biodiversité, dont la dixième édition s'ouvre ce 7 octobre à Massy (Essonne).

Plus de 150 collectivités sont d'ores et déjà reconnues « Territoires engagées pour la nature » et l'OFB se fixe l'objectif de porter ce nombre à 1000 en 2022. Parmi celles-ci la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup, la municipalité d'Avignon et Caux Seine Agglo, dont les témoignages sont relayés à travers la campagne de communication. Côté entreprises, plus de 70 d'entre elles ont signé les dix principes communs qui marquent leur engagement. Parmi elles : le Goupe Yves Rocher, les Vignerons de Buzet ou encore l'entreprise Pocheco.

Réactions10 réactions à cet article

 

Intéressante initiative de la part de l'OFB.
Mais curieusement, M. DUBREUIL, par ailleurs fervent défenseur de la chasse à ses heures (voir https://www.actu-environnement.com/ae/news/biodiversite-vision-integrative-territoriale-enjeux-34770.php4), ne demande pas aux chasseurs de "faire moins". Pourtant, moins de chasse équivaudrait à :
- moins de perturbations de la nature (cela tombe aujourd'hui sous le sens mais la France a failli être condamnée par Bruxelles pour prétendre l'inverse il y a peu de temps encore, notamment dans les documents de sites Natura 2000 où la pression des fédés de chasse était forte...),
- moins d'accidents mortels ou invalidant impliquant des non-chasseurs,
- moins de plomb et de cartouches vides dispersés dans la nature,
- moins d'enclos cynégétiques entravant la libre circulation des animaux et permettant de les chasser 365 jours/an,
- moins de gros 4x4 en circulation,
- moins de contraintes et autres intimidations pesant sur les non-chasseurs souhaitant par exemple randonner,
- moins d'agrainage engendrant une forte natalité chez les sangliers, provoquant par voie de conséquences une hausse des accidents de circulation (les assureurs le savent très bien),
- ...
Cela présenterait, pour la société dans son ensemble, de nombreux et précieux avantages !
En corolaire, une régulation plus fine d'espèces trop prolifiques ciblées effectuée par des agents assermentés de l'OFB, afin de parvenir à un équilibre, lui-même reposant sur un consensus citoyen.

Pégase | 08 octobre 2020 à 11h23
 
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Moi c'est cette image qui me fait penser à la Bourgogne sud ou j'ai vécu, milly lamartine, pierreclos (dans la métairie du château de celui-ci).
Sauf que c'est un contre exemple pour la diversité, dans les vignes il n'y a rien sauf des étourneaux à l'automne qui passent, pas de biodiversité, de plus les côteaux sont installés dans la pente facilitant l'érosion, il n'y a pas de terre de surface elle est descendue en bas, la vigne ayant des racines jusqu'à 5m (vu dans des troglodytes).
Quand aux produits chimiques c'est le festival!, à l'époque ça se faisait à l'hélicoptère, lol! pas beaucoup d'insectes a se prélasser dans les ceps.
Faut reconnaitre que cette culture trimillénaire a été sabotée par des cochoncetés d'importation mildiou et phylloxéra (tout ce qu'on importe est un gràve danger, la vigne s'est payée son covid avant nous).
Dommage il éxiste 2 variétés très anciennes insensibles à ces attaques: le noah, du blanc, et l'oberlin, du rouge, ils ont d'autres noms ailleurs qu'en Ligérie, mais une teneur en methanol excessive, un délice en confiture ou vin bourru (bernache),
Donc pas de photos de vignes pour la diversité.

pemmore | 08 octobre 2020 à 13h59
 
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@ pemmore : les vignes conduites en bio et/ou biodynamie sont tout à fait présentables et, elles, ne présentent pas trop ou plus (selon époque de conversion à la bio) les stigmates d'érosion en pente.
Pour les autres, en effet, l'agrochimie y est encore très présente et perpétue bien souvent ses ravages. Mais comme les consommateurs en veulent de moins en moins, certains vignerons non labellisés AB font aussi de réels progrès. L'un d'eux, situé dans une AOP, m'a en effet expliqué favoriser l'enherbement naturel de ses parcelles afin de :
1-rassurer ses acheteurs en gros néerlandais et belges qui sont soucieux des pollutions,
2- améliorer la gestion de l'eau pour les ceps, l'herbe pompant les excès d'eau néfastes.
C'est plus de travail pour gérer l'herbe que le tout chimique mais il estime être gagnant sur d'autres tableaux. Je l'ai donc vivement encouragé à poursuivre dans cette voie de progrès sanitaire et environnemental !

Pégase | 08 octobre 2020 à 17h08
 
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Pemmore, le vignoble en photo est en Alsace, à Hunawihr, près de chez moi. Depuis 20 ans que j'y vis, des progrès y ont été effectués, notamment en enherbement, comme le soulève Pégase. Quand je suis arrivé là bas, beaucoup de vignobles étaient bruns de terre, pas un brin d'herbes entre chaque allée ou presque. Depuis, on y fait pousser un peu de céréales ou d'herbe-jachère, çà amène des nutriments. Ca ne règle pas tout, mais une prise de conscience s'opère, tout comme celle relative aux cépages qui souffrent de la chaleur > à terme en planter de plus résistants. Reste à savoir si on procède ainsi sur les autres vignobles français. J'éviterai par contre de m'étendre sur le vin bio, puisque les intrants chimiques sont autorisés lors de la vinification, au contraire du vin naturel (une preuve de plus qu'on est pas obligés de bercer dans le greenwashing AB parce qu'on enherbe). Par contre, pour Pegase, j'adore votre vision cliché sur nos chasseurs : si vous saviez comment çà crisse de grenailles de plomb quand je me balade en forêt!!!!! Je pense que les sources de saturnisme sont nettement plus urbaines et sociales. Un peu de modération permettrait de gagner en crédibilité. De plus, je pense que le 4x4 est devenu depuis longtemps (et le restera encore) l'apanage des CSP+ urbaines et rurbaines, qui n'en ont pourtant strictement pas besoin si ce n'est pour asseoir leur statut social, et que ce sont ces CSP+ qui nous polluent la route avec leurs 4x4 et assimillés, pas les chasseurs

nimb | 09 octobre 2020 à 15h31
 
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Un cliché à 21 000 tonnes de plomb répandues chaque année dans la nature de l'UE, dont 7000 rien que dans les zones humides (selon une étude récente menée par l’Agence européenne des produits chimiques (EChA)) : excusez du peu, nimb, mais c'est du très lourd !!! Surtout pour un élément chimique dont on connait depuis fort longtemps la toxicité. Dans certains étangs, les oiseaux d'eau absorbent tellement de grenaille de plomb qu'ils meurent de saturnisme (mais cela est assez peu visible car, c'est bien connu, les oiseaux se cachent pour mourir, ce qui est bien commode pour les chasseurs...).
Quant aux 4x4, je devrais sans doute préciser les pick-up, si utiles pour charger les carcasses ou trimballer les chiens. Et coïncidence pour les autres 4x4, "apanage des CSP+ urbains" ou rurbains : on les voit effectivement pas mal à la chasse car une frange de cette catégorie sociale est elle aussi friande de contacts virils avec la nature et de sourdes détonations !
Le monde de la chasse gagnerait en crédibilité en reconnaissant ces faits connus de tous et désormais quantifiés (pour l'usage du plomb) mais aussi en modérant ses pratiques et son attitude vis-à-vis des autres 98,5 % de français que ce "loisir" insupporte de plus en plus (proportion très majoritaire en augmentation rapide)...

Pégase | 09 octobre 2020 à 17h33
 
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@ Nimb,
merci pour l'idée plus bucolique de la viticulture, mes années en Bourgogne au milieu des vignes il y a très longtemps l'étaient pas du tout, pour se consoler leur vin rouge n'était même pas bon, il n'avait que le nom, par contre j'ai eu occasion de piller la cave du château du vin blanc de vigneron, celui qu'on ne vend pas, des liquoreux de 20/30 ans, un délice!, pourquoi faut'il que les Français soient tant attachés à des rouges secs (liquoreux n'éxiste que pour les pays de l'est si suaves!)

pemmore | 09 octobre 2020 à 18h46
 
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Pour le vin, Pemmore, je vous avouerai que je ne suis pas très friand de cet alcool, et encore moins de celui blanc d'Alsace, bien trop fruité pour moi. Par contre, il existe un rouge d'Ottrott (et même un ancien Weid, situé plus au Sud, vers Guebwiller) aux pointes très tanniques qui est très pittoresque et remarquablement inédit pour la région. Sinon, l'enherbement entre les vignes, en plus d'être bucolique, est bien une solution qui a fait son chemin, au point qu'elle est retenue officiellement pour diminuer les doses de glyphosate utilisables (pour ceux qui ne peuvent s'en passer), comme le mentionne un article publié par AE ce matin.
Pour Pegase : merci pour la publication, que je ne connaissais pas, et qui émane d'un organisme dont je ne contesterai pas le sérieux et les chiffres, alors que d'autres journaux et organismes annoncent des chiffres entre 5.000 et 40.000 tonnes/an... c'est du lourd, et on parle bien de quantité utilisée, pas directement située dans les sols ou l'eau, et elle concerne autant la chasse que la pêche. De mon côté, je pondérerai en disant que je n'ai pas trouvé la répartition de cette masse par Etat de l'UE, ce qui serait utile pour savoir comment se situe la France à ce sujet. Je prends l'exemple récent de la chasse aux tourterelles, où on a autorisé 17.000 têtes en France et 800.000 en Espagne.Vous conviendrez, dès lors, avec des distortions telles, d’une pollution au Plomb qui ne saurait être homogène.....

nimb | 12 octobre 2020 à 09h40
 
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.....Sans compter qu’on parle aussi de conjonction avec une zone humide, ce qui ne représente pas toutes les zones de chasse., contrairement à la pêche. Enfin, je rappelle qu’un oiseau présente sans doute, et malheureusement, plus de risque d’être tué directement par des impacts de plomb que par saturnisme dû à une eau de boisson de surface polluée (l’est-elle d’ailleurs seulement au plomb ?). Je m'étonne qu'on parle par contre de pollutions de nappe, à moins que ces régions disposent dès lors d'un gisement de plomb remarquable (et à exploiter.. c'est de l'humour, noir, je l'avoues).
Je termine par les 98,5% de français « insupportés » par la chasse… certes…. je peux le comprendre… on est toujours plus insupportés par le comportement de l’autre, que par le sien. Et pourtant, les SUV et 4x4, les produits chimiques, l’étalement urbain qui mange des terrains et les loisirs qui empiètent sur les espaces naturels (et donc les habitats naturels), etc….. si seulement çà ne pouvait représenter que 1,5% de la population.

nimb | 12 octobre 2020 à 09h46
 
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En réalité le plomb n'est pas sensé être dangereux à partir du moment ou l'oxyde le recouvre proprement et que l'eau a un ph neutre.
Ce sont les modifications du biotope qui provoquent la disparition de cette couche protectrice et que le plomb devient dangereux et provoque le saturnisme.
Faut pas se leurrer, à Paris il éxiste encore des tuyaux en plomb dans la capitale, tant que les gens sont pas au courant, ils ne sont pas malades, pas sur que le plastique ne soit pas pire.

pemmore | 12 octobre 2020 à 17h23
 
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Oui, de ce dont je me rappelle de mes cours de Chimie, c'est quand le pH de l'eau est acide qu'il y a risque de solubilisation du Plomb. Ce qui peut arriver dans les fameuses zones humides (donc potentiellement aqueuses) voire des milieux avec des terres acides (bruyères, tourbe, si je ne raconte pas de bêtises). Pour les canalisations, le problème se pose souvent quand les eaux sont très peu minéralisées, elles sont souvent qualifiées d'agressives (au contraire d'une eau entartrante) car cette caractéristique fait que l'eau risque de solubiliser les minéraux et métaux présents dans les canalisations (dont le plomb). Les tuyaux en plastique ne présentent visiblement pas ce défaut, de par la nature de leur revêtement intérieur. Mais rien ne dit que dans 10-20 ans, on apprendra pas que certains revêtements plastiques présentent de potentiels risques vis à vis de composés type plastifiants ou autre composé de synthèse... pour en revenir à l'article en lui même, dont on s'est un peu détournés, je pense que les collectivités ont un rôle très important dans la gestion de la biodiversité, puisqu'elles gèrent l'aménagement de leur bans (inter)communaux.... essor démographique, économique, préservation du cadre de vie du "vivant", le choix n'est pas simple, ni unique, même si chacun fait des choix qui ne sont pas équivalents dans les trois thématiques.

nimb | 12 octobre 2020 à 21h50
 
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