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Comment certaines espèces invasives jouent de leur popularité

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Comment certaines espèces invasives jouent de leur popularité

« La popularité d'une espèce, la perception de la société et des médias à son égard, conditionnent son introduction dans un nouvel environnement et le bouleversement qu'elle suscite », explique le CNRS. Deux chercheurs de l'établissement public ont participé à une étude scientifique, publiée lundi 6 avril dans la revue Frontiers in Ecology and the Environment, qui montre le rôle joué par le charisme de certaines espèces dans leur progression.

Alors que les espèces invasives sont des compétiteurs ou des prédateurs des espèces locales, certaines d'entre elles restent bien accueillies. « En Italie, par exemple, l'arrivée du populaire écureuil gris d'Amérique du Nord menace l'écureuil roux indigène », illustre le CNRS. « Pour avoir plus de chance de garantir des résultats de conservation positifs, les gestionnaires doivent reconnaître et anticiper les perceptions des espèces exotiques envahissantes par le public, et prendre en compte le rôle du charisme de certaines d'entre elles dans la planification et la mise en œuvre des actions de gestion », concluent les chercheurs.

Une précédente étude du CNRS, publiée dans la revue Plos Biology en avril 2018, avait montré que la popularité des animaux les plus charismatiques, tels que les lions, les tigres ou les éléphants, biaisait notre perception quant à leur état de conservation véritable.

Réactions6 réactions à cet article

 

C'est vrai que chez-nous en Sarthe l'arrivée de l'écureuil de Corée a multiplié par 10 la présence de tiques, je ne connais pas d'autre cas, mais le directeur du haras voisin est mort de la maladie de lime.

pemmore | 06 avril 2020 à 12h33
 
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En région parisienne les perruches vertes prolifèrent dans les parcs au détriment des pigeons, elles sont beaucoup plus jolies et surtout bien plus intelligentes , c'est un plaisir de les regarder évoluer. Mais elles sont aussi cruelles et attaquent même les écureuils roux. Par contre, elles ont l'air de cohabiter plutôt bien avec les passereaux , en tout cas dans mon jardin toutes les espèces d'oiseaux vivent ensemble sauf les corbeaux et les pies qui passent leur temps à se chamailler. Pour en revenir aux espèces exotiques envahissantes , il faudrait quand même contrôler plus strictement les importations et la possession de ces animaux, je trouve qu'on est trop laxiste au nom du commerce. Pourquoi autoriser les tortues de Floride par exemple, je ne vois pas où est le plaisir d'avoir une bête comme ça , il vaudrait mieux essayer d'encourager les particuliers à posséder des espèces indigènes et à les faire se reproduire puisque ces espèces sont en danger, ce serait plus malin.

gaïa94 | 06 avril 2020 à 14h58
 
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@ pemmore : pour être mortelle, la maladie de Lyme n'a pas eu besoin de la présence de telle ou telle espèce invasive (invasive d'abord par le fait de l'Homme, ainsi que le rappelle utilement l'article) comme vecteur. Le réchauffement climatique, également du fait des activités humaines, lui, joue à plein sur l'expansion de l'aire de répartition des tiques, leur succès reproducteur et la proportion de ces acariens porteurs des bactéries du genre Borrelia.

Pégase | 06 avril 2020 à 16h10
 
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@ gaïa94 : attention, toutes les espèces de reptiles (dont font parties les tortues) sont strictement protégées en France et, ainsi, leur détention par des particuliers est illégale. Le mieux ne serait-il donc pas d'encourager ces derniers à ne rien "posséder" du tout (même pas un chat, terrible prédateur pas naturel) ? La biodiversité ne demande en effet qu'une chose à l'Homme : qu'il lui fiche la paix !

Pégase | 06 avril 2020 à 17h39
 
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Pégase: les gens ont envie de posséder un animal et on ne peut pas les en empêcher, c'est humain, si j'ose dire! Beaucoup de particuliers possèdent des tortues terrestres: mes voisins en avaient une depuis plus de 20 ans qui s'est échappée, tant mieux pour elle, des membres de ma famille aussi, un mâle qui cherche désespérément une femelle depuis 15 ans. J'ai beau dire qu'il ne faut pas l'encager ni le confiner, qu'il faut le laisser se reproduire, rien n'y fait : les gens sont obtus.De toutes façons les tortues vivent dans les jardins et leurs vagabondages en ville et même en campagne les exposent à se faire écraser. Si l'on ne veut pas que les gens possèdent des animaux de la faune sauvage française, pourquoi les autoriser à détenir des animaux en provenance de l'étranger ou qu'on fait se multiplier à seule fin de les vendre dans les animaleries ? C'est inepte et dangereux , la preuve avec ces proliférations d'exotiques échappés. Mais là encore il s'agit du sacro saint commerce , alors taisons-nous, n'est-ce pas ?

gaïa94 | 06 avril 2020 à 18h00
 
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Effectivement, gaïa94, le commerce des animaux vivants (ou morts) pour en faire des objets de compagnie est une aberration - si ce n'est une perversion - de plus de notre modèle économique...

Pégase | 06 avril 2020 à 21h23
 
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