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Érosion de la biodiversité et pandémies : le pire est à venir

Les futures pandémies seront plus meurtrières que la Covid-19, révèle l'IPBES. À moins d'alléger la pression humaine sur la biodiversité. Parmi les préconisations : taxer la consommation de viande.

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Érosion de la biodiversité et pandémies : le pire est à venir

Les conclusions de l'atelier organisé en juin dernier par le Giec de la biodiversité sur les liens entre dégradation de la nature et pandémies sont inquiétantes. Révélées ce jeudi 29 octobre, elles montrent que les futures pandémies seront plus fréquentes, se propageront plus rapidement, impacteront davantage l'économie mondiale et feront plus de victimes que l'actuelle pandémie de Covid-19.

Des conclusions qui vont dans le même sens que l'appel lancé en avril dernier par quatre experts de l'IPBES. « Une seule espèce est responsable de la pandémie de Covid-19 : la nôtre », avaient déclaré les scientifiques. Ces conclusions sont « parfaitement cohérentes » avec le rapport publié en juin dernier par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), estime Philippe Grandcolas, directeur de l'Institut de systématique, évolution, biodiversité. À travers une synthèse des connaissances scientifiques existante sur la question, la FRB avait montré que le risque de zoonoses était accru par l'érosion de la biodiversité, en particulier du fait de facteurs anthropiques.

850 000 virus inconnus

Seule solution pour éviter ce scénario catastrophe selon les 22 experts internationaux auteurs de cette analyse : un changement radical d'approche, en particulier sur l'approche préventive. Car, confirment les scientifiques, l'émergence de la pandémie de Covid-19 s'explique bien par les activités humaines même si elle a ses origines dans des microbes importés par les animaux. Jusqu'à 850 000 virus inconnus présents dans la nature pourraient encore infecter l'être humain, évaluent-ils.

 
Les mêmes activités humaines qui sont à l'origine du changement climatique et de la perte de biodiversité entraînent également le risque de pandémie par leurs impacts sur notre environnement  
Peter Daszak, président de l'atelier de l'IPBES
 
« Les mêmes activités humaines qui sont à l'origine du changement climatique et de la perte de biodiversité entraînent également le risque de pandémie par leurs impacts sur notre environnement », explique Peter Daszak, président de l'atelier de l'IPBES. Et de citer ces activités problématiques : changements d'utilisation des terres, expansion et intensification de l'agriculture, production et consommation non durables. Ces activités « augmentent les contacts entre la faune, le bétail, les agents pathogènes et les humains » et constituent par conséquent une voie royale vers les pandémies.

Coût de prévention 100 fois moins élevé

La bonne nouvelle, c'est que l'on sait sur quoi agir pour diminuer le risque. L'action curative, à travers notamment les vaccins et les médicaments, est considérée par les auteurs comme « une voie lente et incertaine », mais également coûteuse. Le coût de la pandémie de Covid-19 s'élevait déjà entre 8 et 16 milliards de dollars dans le monde au mois de juillet. Le coût pour réduire les risques de façon préventive est estimé cent fois moins élevé par les scientifiques.

Ces derniers formulent un certain nombre de propositions en ce sens. Ils préconisent, en premier lieu, de créer un Conseil intergouvernemental sur la prévention des pandémies permettant aux décideurs politiques de disposer des données les plus fiables sur les maladies émergentes.

Il s'agit ensuite de s'attaquer aux facteurs de risques comme la déforestation et le commerce des espèces sauvages. Les scientifiques préconisent notamment d'intégrer les risques de pandémie dans l'étude d'impact des grands projets d'aménagement et d'utilisation des terres.

Les auteurs proposent également de taxer les activités à haut risque de pandémie. Ces taxes pourraient par exemple porter sur la consommation de viande ou la production animale. De manière plus globale, il s'agit d'intégrer le coût économique des pandémies dans la consommation et la production, ainsi que dans les budgets et les politiques gouvernementales.

Institutionnaliser l'approche One Health

Le rapport préconise également d'institutionnaliser l'approche One Health dans les politiques nationales. Une approche qui reconnaît les interconnexions complexes entre la santé des personnes, des animaux, des plantes et l'environnement, et tient compte des conséquences à long terme des actions de développement.

Cette préconisation a retenu l'attention de Bérangère Abba, secrétaire d'État française chargée de la biodiversité. « Pour éviter la multiplication des pandémies, nous devons adopter une approche « One health - Une seule santé », préventive, globalisée et qui fasse de la préservation de la biodiversité une priorité politique, économique et sociale. Notre gouvernement s'y engage en participant, à l'émergence d'une telle approche à l'échelle internationale, notamment en s'engageant pour le succès de la COP15 », a déclaré Mme Abba, récemment élue vice-présidente de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement.

Sauf que la tenue de la15e conférence des parties (COP 15) à la Convention sur la diversité biologique (CDB), déjà repoussée, reste dépendante de l'évolution… de la pandémie de Covid-19.

Réactions64 réactions à cet article

 

Et alors, il se passe quoi après votre article qui s'appuie sur des tonnes d'études contre études , juste ce qu'il faut pour que chacun gagne trois sous !

Reb | 30 octobre 2020 à 09h01
 
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pourquoi nous n'évoquons jamais le problème démographique?
Pouvons nous avoir une terre avec 2 milliards de personne en plus?
surement un sujet trop sensible ! et trop économique ( comment prévoir de la croissance avec une population qui stagne)

au lieu de cela on veut transformer la race humaine en herbivore; drôle d'analyse d'un vraie problème de société!

sonitus aqua | 30 octobre 2020 à 09h03
 
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Excellent article. Le problème est que l'une des composantes les plus importantes dans la nécessaire évolution de nos pratiques, à savoir les agriculteurs, ne croient pas un mot de ce que vous rapportez. Que faire ?
H Vauld

Hervé Vauld | 30 octobre 2020 à 09h30
 
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On s'amuse toujours à lire le déni des gens : la démographie n'est-elle pas un pb ?, alors que les plus pauvres ne mangent pas de viande et que ce sont les plus riches (nos sociétés) qui posent pb. C'est vrai aussi pour les émissions de co2, la consommation de ressources de manière plus générale, etc.

emynonys | 30 octobre 2020 à 09h43
 
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C'est vrai que la démographie est un sujet tabou. C'est s'attaquer une liberté majeure (celle de procréer) et remettre en cause la croissance économique. Mettre ce sujet sur la table est un suicide politique sous tous les angles.

bIBU | 30 octobre 2020 à 09h52
 
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les virus existent depuis que les êtres vivants existent, ils font partie de notre quotidien et c'est notre immunité qui nous protège.
L'immunité doit évoluer en même temps que les virus, c'est un entrainement permanent pour rester au niveau .
L'humain n'est pas une espèce animale différente des autres, le covid circule chez beaucoup d' animaux, mais contrairement aux humains les animaux sauvages sont beaucoup moins malades alors qu'ils n'ont pas de médicaments et d’hôpitaux ...
En s’éloignant des autres espèces, les citadins ne sont plus en contact avec les virus communs à toute la biodiversité, les villes sont des bulles déconnectées du vivant avec des habitants aux poumons fragilisés par la pollution et l'air vicié (riche en CO2 et pauvre en Oxygène) !
Sortez des villes et revenez sur Terre !

laurent | 30 octobre 2020 à 10h20
 
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"Le coût de la pandémie de Covid-19 s'élevait déjà entre 8 et 16 milliards de dollars dans le monde au mois de juillet"

Quand je pense que l'homme le plus riche détient plus de 200 milliards !!

Berni | 30 octobre 2020 à 10h24
 
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Cette covid est évidement une zoonose héritée comme toutes les autres d'animaux domestiques, celle-ci est la cousine de la covid pulmonaire du porc, tout en étant la régression d'une covid bien plus dangereuse et polyvalente précédente découverte années 1980.
Le sras des années 2000 bien maîtrisé était une autre covid de la même origine , d'ailleurs les deux vaccins russes en sont des adaptations.
L'origine du sras était le dromadaire, celle-ci un petit mammifère terrestre.
Evidement la surpopulation de gens vivants en ville est un boost bien pratique pour ce virus parfaitement optimisé pour ce type de transmission par les postillons.
Alors pourquoi les élevages de porcs s'en sont tellement bien sortis?, c'est la méthode hollandaise, une hyper utilisation des gestes barrière, à un niveau pas imaginable pour l'être humain au point que le vaccin pas rentable n'a pas été créé, dommage pour nous son clône aurait pu s'adapter.
Pourquoi la méthode hollandaise n'a pas été copiée au lieu de faire croire à un virus inconnu? Incompétance, spécialistes autoproclamés, refus de reconnaitre que le vivant n'a pas de frontières, les médecins n'étant que des vétérinaires limités à une seule espèce, l'avenir nous le dira.

pemmore | 30 octobre 2020 à 10h29
 
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@sonitus aqua
L'aspect démographique de cette problématique est connu et donc inutile à répéter dans un article qui n'a pas la prétention d'être encyclopédique: la pression démographique ne s'allègera que par la baisse du taux de fécondité, processus long et déjà en marche depuis des décennies qu'il est sans doute encore possible d'accélérer en investissant massivement dans l'éducation des filles. Au delà de ça, difficile d'aller beaucoup plus vite sauf.....à massacrer les gens!
Quant à l'alimentation carnée, il ne s'agit pas de transformer les hommes en herbivores mais de remettre en cause le modèle "viandard" occidental dont la généralisation à l'ensemble de la planète est la cause de nombre de nos maux...
Mais cela remet en cause nombre des tabous de nos sociétés, au premier rang desquels celui de la mondialisation libérale et des accords de libre échange. J'attends avec impatience les prises de position de nos "grandes consciences" écologiques sur ce sujet un peu plus conflictuel que les boucs émissaires habituels (transport aérien par exemple...).

adjtUAF | 30 octobre 2020 à 11h27
 
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Très original, la "solution" de taxer la consommation de viande...
Encore un "résumé pour décideurs" ravageur et sans nuance, repris par une presse militante comme un slogan morbide et anti-humain.
Jusqu'où peut donc aller la haine de soi ?
Une autre "solution": créer un nouveau conseil intergouvernemental. Chouette, encore une occasion de voler de sommet en sommet (en avion aux frais des cons-tribuables) pour nos super-héros donneurs de leçons !
Allez, courage !

Albatros | 30 octobre 2020 à 11h58
 
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La démographie n'est peut être pas totalement liée à tous les problèmes actuels mais son mésusage, les gens s'entassent dans les villes sans raison valable et les campagnes sont désertes, y compris ce qui est aberrant les nouveaux arrivants de pays pauvres qui vont jusqu'à éxiger des logements au meilleur endroit.
Et ça dans le monde entier, qui sait vivre en travaillant peu ou pas du tout est le top, c'est dur de vivre en autarcie.
La violence, les épidémies sont peut être le corollaire de cette vie peu active ou active inutilement (sport) .

pemmore | 30 octobre 2020 à 12h49
 
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Le drame réside dans le fait que la notion de prévention ne figure que rarement dans l'ADN des décideurs politiques - et au vu de certains des commentaires postés à la suite de cet article, apparemment aussi chez nombre de nos concitoyen(ne)s. L'on préfère se focaliser sur le curatif, parce que générateur de profits confortables pour quelques influents lobbies, et parce que le curatif, ÇA SE VOIT. A l'inverse d'une prévention bien faite dont les effets ne peuvent être aisément évalués. Ce sont les dégâts d'une absence de prévention qui sont mesurables, pas la prévention stricto sensu. Désolé d'en contrarier certain(e)s, le génie humain, sur lequel nos gouvernants planétaires s'appuient avec une obstination pathétique, ne pourra pas nous épargner toutes les catastrophes... que nous persistons à fabriquer au quotidien.

Tonton Albert | 30 octobre 2020 à 13h19
 
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Il y a des jours où je me dis qu'on va droit vers un "Soleil Vert".... comme quoi le babouze de cinéaste du début des années 70 qui l'a réalisé n'était peut être pas si allumé que çà..... quand bien même çà ne me ravisse pas, ni pour moi, ni pour ma fille.

nimb | 30 octobre 2020 à 14h18
 
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" Les seuls véritables compétiteurs de l’humanité pour la domination de la planète , sont les virus"

Tout est dit dans cette phrase prédictive de JOSHUA LEDERBERG , prix NOBEL de Médecine en 1958,à 33 ans

A méditer

LILI | 30 octobre 2020 à 14h28
 
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Déni de la réalité et incapacité de remettre en cause un schéma de pensée et de modèle économique hyper prédateur sont les deux mamelles qui nourrissent une cascade de crises et de catastrophes.
Pathétique qu'il faille une fois encore à l'humanité devoir se confronter violemment et couteusement (en vies) aux limites imposées par un monde fini pour peut-être prendre conscience de ses propres limites, ce que déteste notre espèce par dessus tout (tant elle n'a eu de cesse depuis ses origines de les repousser).

Pégase | 30 octobre 2020 à 21h49
 
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Chez-nous (je ne parle pas d'ailleurs quelque part ça ne nous regarde pas) années 50/60 nous avions un mode de vie assez équilibré, d'abord une industrie active et les usines dans les villes, la campagne produisait ce qu'on avait besoin; les vaches broutant dans les prés, le fumier remis dans les champs des petits élevages domestiques de volaille et de cochons, on n'avait pas encore réellement débuté le gaspillage des terres arables qui a donné la quasi disparition de l'île de France.
Nous n'exportions que du haut de gamme en agricole, Champagne, Bordeaux, cognac Cointreau etc, en réalité ça occupe peu de place.
Ce qui nous a amenés à une agriculture industrielle c'est la nécessité d'exporter du bas de gamme, blé, sucre fruits, volaille, etc pour compenser la perte de produits issus de l'industrie, la fameuse balance commerciale.
Bien sur comme les autres pays on est sujets à surpopulation, mais en France ce n'est pas du à une natalité débordante, mais à une immigration conséquente qui commence en 1962 dont les gouvernements de l'époque n'ont pas réalisé le risque à très long terme les pensées écologiques pas encore à la mode, juste du bon sens.
Bien sur que comme dans les élevages industriels on se prend des épidémies conséquentes, la clone de cette covid a vu des élevages de porc détruits par milliers années 80 , il est bien normal que ça se passe pareil pour nous.

pemmore | 31 octobre 2020 à 15h36
 
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Je me disais, en relisant cet article, qu'avant de définir de nouvelles mesures et organismes, ce serait déjà bien de vérifier que les mesures actuelles sont toujours pertinentes et bien appliquées. J'aimerai bien savoir ce que donne, par exemple, le règlement FLEGT sur l'exploitation et le commerce de bois "durable" et s'il est bien appliqué et contrôlé. Histoire de voir si la biodiversité est épargnée ou non à ce sujet :je serai par exemple curieux de savoir si de grandes firmes mondiales d'ameublement bas prix, type un nom de quatre lettres commençant par I..., sont si précautionneuses que çà à ce sujet.

nimb | 31 octobre 2020 à 21h20
 
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@ nimb, c'est vrai que les essences mises en valeur par ce fabriquant de meubles géant donnent une origine assez douteuse, comment croire qu'un plateau de chêne massif pour un si petit prix soit crédible? Un chêne de 350 ans de la forêt de Bercé a été abattu il y a 1 an vendu 34000€ pour un tonnelier.
La coupe ultime du chêne est à 220 ans et c'est pas donné.
D"autres espèces tout aussi belles comme l'érable poussent bien plus vite, ça veut dire que c'est la forêt boréale qui subit la pression et ne repoussera pas de sitôt.
Il faut aussi penser à l'emploi de machines monstrueuses qui détruisent routes allées chemins qui ne permettront sans doute pas une repousse rapide, les bûcherons modernes sont des bouseux qui détruisent tout sur leur passage et ne réparent rien.

pemmore | 01 novembre 2020 à 11h56
 
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Mais comment les scientifiques qui font ces constatations et ces propositions peuvent -ils encore croire une seule fraction de seconde qu'ils seront entendus et surtout suivis ? Question insondable. S'ils avaient un temps soi peu de crédit auprès des politiques et des populations , on s'en serait aperçu, non ? Tant pis pour l'espèce humaine, elle cherche les problèmes , elle les trouve, quand on est c...on est c... comme disais Brassens. Et elle veut continuer à copuler non stop ? Grand bien lui fasse! A un moment, quand on ne pense qu'avec son c...il ne faut pas s'imaginer qu'on pourra échapper à tout.

gaïa94 | 01 novembre 2020 à 15h17
 
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En effet, la forêt boréale au CANADA est détruite non seulement pour faire des " planches" mais aussi pour faire de "granulés de bois " vendus en Europe et alimenter les centrales GEANTES biomasse comme celles de Gardanne ( 850 000 Tonnes) ou du Royaume uni.
Quand est-il du CO2 dégagé lors des transports ? Quand est-il de la biodiversité anéantie ?

Il y a aussi la forêt amazonienne qui participe

LILI | 01 novembre 2020 à 16h00
 
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EN RÉALITÉ : Simplification administrative : en marche forcée vers l'industrialisation de l'agriculture

Deux mois après l’énorme pollution des eaux due au méthaniseur de Kastellin en Bretagne, le Parlement, sous couvert « d’accélération et de simplification de l’action publique » (ASAP), vient d'adopter définitivement un projet de loi qui détricote le droit à l’environnement et favorise l’industrialisation de l’agriculture.

Deux articles affaiblissent la possibilité de participation des citoyen.ne.s dans les consultations publiques. L’un[1] raccourcit de quatre à deux mois le délai donné aux collectivités, aux associations et aux citoyen.ne.s pour exercer leur droit de demander au préfet une concertation préalable à certains grands plans ou projets. Un autre[2] quant à lui, limite le recours aux enquêtes publiques en donnant au préfet la possibilité de réaliser une consultation en ligne de 30 jours, pour tout projet nécessitant une demande d’autorisation sans évaluation environnementale.
Un troisième article[3] légitime la politique du fait accompli, en autorisant le démarrage des travaux avant même que l’autorisation environnementale n’ait été accordée. Cette disposition est particulièrement dangereuse car elle ouvre la voie à une artificialisation accélérée des terres agricoles, sans possibilité de retour en arrière.

Enfin, un quatrième article[4] vise à faciliter la construction d’ouvrages de stockage de l’eau en limitant les possibilités de recours

ouragan | 01 novembre 2020 à 22h13
 
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Eh oui! ouragan ! Mais voyez vous quelque part la population s'insurger contre ces mesures destructrices ? Non , hélas ! c'est donc que le français moyen est pour...ensuite il viendra pleurer , victime des conséquences non maîtrisées de ces détricotages, qu'il feindra de découvrir. Pourquoi l'environnement ne fait-il pas une ligne dans les projets éducatifs ? Moi qui ai enseigné , je me suis fait épingler par une inspectrice d'académie car j'avais organisé un travail en bibliothèque avec exposés sur divers thèmes: réchauffement climatique , gestion des déchets, pollution des eaux...heureusement deux autres inspectrices ont approuvé, mais bon, cela en dit long sur ce que l'on veut imprimer, ou non, dans la tête des jeunes. Tant que l'on voudra faire croire que l'être humain a tous les droits, et peut se comporter comme bon lui semble sans jamais en référer aux forces de la nature , on ira dans le mur.

gaïa94 | 02 novembre 2020 à 15h25
 
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Gaia,le GAEC et l'IPBES sont des organismes intergouvernementaux, votre réaction vis à vis du civil français n'est pas exactement pertinente. Si on compare à l'échelon mondial, nous, français, sommes sans doute plus vertueux que d'autres pays sur certains points, et moins vertueux que d'autres... comme tous les autres pays de cette planète, chacun porte sa part de responsabilité, pas forcément à cet instant t, mais depuis des siècles plutôt. Chaque pays ayant d'ailleurs ses propres fondements, cultures, priorités, il doit être difficile de se mettre à l'unisson pour changer quelque chose, quand bien même la majorité s'accorde à dire qu'il faut changer. Mais est-ce que les bannis actuels du gateau ont envie de renoncer à leur part quand par exemple ce sont les nantis qui veulent diriger la barque? Pas si simple. Manifester? Certes...et puis? C'est tout? Je préfère faire le colibri avec mes actions quotidiennes, modestes et qui peuvent indéniablement être améliorées, plutôt que d'aller manifester en bon penseur écolo sur les crêtes des Vosges contre l'ultra fréquentation touristique de ce massif et m'y rendre (seul) dans mon (pseudo) 4x4....... chacun ses contradictions, après tout. Détricotage de la loi environnement? Sans doute.... je rassure: aux enquêtes publiques, les plus motivés savent s'y rendre, même si le délai diminue de moitié. Démarrage des travaux avant autorisation? Certes...et les lotissements vendus le lendemain du vote d'un PLU? Ca existe depuis avant 2017!

nimb | 02 novembre 2020 à 21h59
 
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Besoin de clarification dans l'article. Je cite :
"changements d'utilisation des terres, expansion et intensification de l'agriculture, production et consommation non durables. Ces activités « augmentent les contacts entre la faune, le bétail, les agents pathogènes et les humains »"
La déforestation rapproche la faune sauvage des hommes, je comprends. Le reste je ne comprends pas. L'agriculture intensive c'est le contraire : l'élevage intensif est en bâtiment fermé précisément pour ne pas faire rentrer les maladies. Jadis on tuait les renards pour protéger les poules, maintenant on protège les volailles dans des bâtiments et on laisse les renards tranquilles avec leurs maladies transmissibles à l'homme comme l’échinococcose et la teigne. L'agriculture intensive : sans elle on ne mange pas à un prix raisonnable et sans elle on vivrait en France en forêt à se protéger de la maladie de Lyme et chikungunya.
Les conclusions citées me semble faire plaisir aux poncifs actuels sur la décroissance. Les chercheurs doivent encore travailler pour proposer des solutions réalistes et durables.
One health : pour une raison qu'on ignore, une espèce en surpopulation appelle des mécanismes de régulation comme les maladies, mais pas seulement.
Le meilleur moyen de limiter la surpopulation humaine est de faire appel au ressort naturel de la baisse de la natalité quand les familles vivent dans la sécurité et le faible stress pour l'avenir. Joli programme.

xrlimousin | 03 novembre 2020 à 10h57
 
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nimb: précisément vous allez dans mon sens ! vous constatez bien comme moi que la population n'est pas sensible aux problèmes environnementaux , je parle des français mais cela se passe au niveau mondial. Comme vous le faites remarquer les nantis veulent diriger la barque et certains d'entre eux , les plus gros profiteurs, n'ont aucun intérêt à ce que les choses évoluent vers une consommation plus frugale, ils savent très bien se servir des désirs de consommation des plus défavorisés qui bavent d'envie devant le mode de vie occidental, sans en voir ni les inconvénients ni les conséquences, que nos gouvernants et les acteurs de la société civile prennent bien soin d'occulter. Ensuite je trouve quand même scandaleux que notre pays qui avait pris des mesures intéressantes pour protéger davantage, ne trouve rien de mieux à faire que de foutre en l'air ces procédures. Mais allons y ! Continuons! Seulement après il ne faudra plus se plaindre des conséquences, c'est tout. L'incohérence nous tuera , d'ailleurs elle a déjà commencé son œuvre. Et ce n'est pas un modèle à exporter que le nôtre, vous le savez bien. Nos populations occidentales sont prisonnières d'un modèle qu'il est presque impossible de remettre en cause. C'est voulu. Quand on est biberonné à la publicité qui vous vend tout et n'importe quoi dès l'enfance et n'a aucun esprit critique, les cerveaux sont lavés sans espoir de retour. Seule l'éducation pourrait y remédier.

gaïa94 | 03 novembre 2020 à 11h15
 
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Concernant les pandémies qui bousculent nos habitudes humaines ou animales, on sait très bien que consommer de la faune sauvage est dangereuse dans notre pays, il viendrait à qui envie de bouffer du renard, du blaireau, de la chauve-souris, de la fouine ou martre, on sait très bien que c'est un danger mortel, le sanglier aussi en ce moment vecteur de la peste porcine 10x pire que notre covid, on doit en interdire la consommation.
Comment ne pas penser que le sida n'est pas lié au singe?
Le comportement rétrograde de certaines peuplades mélangées à la mondialisation explose le risque, forcément certaines populations sont protégées naturellement, mais nous pas ou peu.
On a tout de même un bon plan, hérité de la recherche vétérinaire qui a réussi à mettre au point un vaccin de la peste porcine, un circovirus, les mêmes méthodes font partie de l'arsenal de la recherche de certains labos.
S'ils réussissent ça sera le bcg de 21 ème sciècle car le cancer est lui aussi en ligne de mire.

pemmore | 03 novembre 2020 à 11h56
 
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Je rejoins xrlimousin
Le meilleur service que rend l'agriculture à la biodiversité c'est d'être le plus productive et intensive possible, en utilisant au maximum les intrants et les techniques disponibles, en réduisant au minimum l'impact environnemental.
Cela laisse disponibles davantage de surfaces pour la biodiversité.

Albatros | 03 novembre 2020 à 11h58
 
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@xrlimousin
La déforestation, au plan international, est essentiellement liée au développement de l'élevage industriel; cqfd...
Quant à la maladie de lyme, j'observe à titre personnel (j'ai la soixantaine) que je n'ai jamais attrappé une tique gamin lors de mes multiples pérégrinations aux 4 coins de la France mais que désormais j'en ramène à chaque fois que je descends en Bourgogne où j'ai des attaches....

adjtUAF | 03 novembre 2020 à 12h10
 
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Pour Gaia, l'éducation justement..... ne doit pas venir uniquement de l'Etat. Les parents servent bien à quelque chose aussi. Quand bien même çà peut paraitre dur de ne pas quelquefois céder aux sirènes de la pub, surtout quand on souhaite que son enfant ne soit pas considéré à part de ses camarades, je ne connais pas de loi qui nous mette un pistolet sur la tempe pour consommer.

Pour MLimousin, votre raisonnement m'intéresse. Mais je ne comprends pas la dernière phrase. Au contraire, je penserai plutôt que dans un contexte non sécurisé, on est moins enclins à faire des enfants, justement par souci d'un avenir moins rose.

nimb | 03 novembre 2020 à 13h48
 
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"L'agriculture intensive c'est le contraire : l'élevage intensif est en bâtiment fermé précisément pour ne pas faire rentrer les maladies." : et les pestes porcines, c'est une vue de l'esprit ? La grippe aviaire de 2005, issue d'un élevage de l'Ain contaminé par des poussins importés alors de Chine (info transmise alors par un préfet) ?
"Le meilleur service que rend l'agriculture à la biodiversité c'est d'être le plus productive et intensive possible, en utilisant au maximum les intrants et les techniques disponibles, en réduisant au minimum l'impact environnemental.
Cela laisse disponibles davantage de surfaces pour la biodiversité."
Quand Albatros et xrlimousin nous récitent le bréviaire du politburo de la FNSEA... On atteint là des sommets en matière de désinformation et de grand n'importe quoi !

Pégase | 03 novembre 2020 à 15h02
 
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En quoi optimiser les usages de l'espace pour en laisser un maximum pour la biodiversite serait "n'importe quoi" ?
Je ne dis pas que Pégase récite le bréviaire de EELV qu'il me laisse libre et ne m'assimile pas à la FNSEA avec laquelle je n'ai pas de lien.
Je ne dis pas non plus que Pégase ânonne de la désinformation écolo hors-sol à pleins tuyaux...
Bon après-midi !

Albatros | 03 novembre 2020 à 15h30
 
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à nimb
La décroissance de la population est une constante des pays riches. Est riche un pays qui dépense peu pour sa nourriture ou ses autres dépenses essentielles et dépense plus pour ses loisirs. L'agriculture intensive favorisée par le plan Marshall qui a fait suite à la seconde guerre mondiale, a permis de faire baisser considérablement le coût de l'alimentation pour les ménages. et par effet de vase communicant permis les loisirs, et avec les loisirs la création d'emplois, la vie en ville ... Tout ce qui fait qu'un pays est riche (en argent).
L'agriculture n'a pas que des défauts.
Je crois qu'il faut d'abord que le consommateur change sa demande pour l'agriculture et alors l'offre agricole s'adaptera. Réduire l'offre agricole en Europe par des mesures environnementales sévères ne conduirait qu'à importer plus de produits mal cultivés ou mal élevés pour répondre à la demande du consommateur.
Changer le consommateur est plus compliqué que de critiquer les paysans, population minoritaire et dépendante des subsides publics. Mais a-t-on un autre choix pour réussir le changement de consommation espéré ? Il y aura peut-être d'autres gilets jaunes pour manifester contre des mesures comparables à celle de Hulot en son temps. Mais a-t-on le choix ?

xrlimousin | 03 novembre 2020 à 15h35
 
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@ Albatros : "En quoi optimiser les usages de l'espace pour en laisser un maximum pour la biodiversite serait "n'importe quoi" ?" : mais parce que cela se traduit par un usage totalement abusif et généralisé de la chimie sans cesse plus toxique (le mot pesticide signifie produit qui tue), de matériel de plus en lourd, puissant et destructeur, de dates de travaux agricoles en pleine saison de reproduction de la faune, etc. et que c'est très exactement ce qui est en cours depuis plusieurs décennies en France (et désormais un peu partout dans le monde avec une accélération sans précédent). C'est catastrophique pour la biodiversité sauvage et c'est parfaitement documenté. Actu environnement a d'ailleurs fait son travail de média d'information en s'en faisant largement écho (et il n'y a là aucune soit-disant "désinformation écolo" !). Il suffit donc de lire et d'en tirer les conclusions qui s'imposent d'elles-même, pour qui est de bonne volonté bien entendu.

Pégase | 03 novembre 2020 à 17h47
 
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@ xrlimousin : "L'agriculture intensive favorisée par le plan Marshall [...] Tout ce qui fait qu'un pays est riche (en argent)." : dans votre vibrant réquisitoire en faveur de l'agriculture intensive, vous oubliez juste de mettre dans son bilan économique toutes les externalités qu'elle glisse bien soigneusement sous le tapis : coûts liés aux difficultés croissantes à maintenir ouverts des captage d'eau et dépollution de l'eau potable, perte et stérilisation progressive des sols (par érosion, tassement, disparition de toute vie du sol), à des programmes visant à maintenir des espèces et restaurer des habitats semi-naturels en secteurs agricoles intensifs, etc. et, "cerise sur le gâteau", récente et balbutiante prise en charge des maladies engendrées par les pesticides chez les professionnels et le reste de la population.
Des broutilles, quoi... mais qui plombent de plus en plus le bilan de ce modèle agricole aux yeux d'un public de mieux en mieux informé des faits. Or, ce public sait aussi que d'autres modèles de production existent et il les plébiscite de plus en plus. La progression de la bio dans le "panier de la ménagère" en atteste sans ambiguïté !
Cette demande croissante pour une production agricole écoresponsable et locale ne réduit pas le moins du monde l'offre agricole, elle la réoriente, nuance (de taille) !

Pégase | 03 novembre 2020 à 18h07
 
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à PEGASE
Dire "l'agriculture intensive est l'agriculture que veut le consommateur quand il manifeste pour son pouvoir d'achat sous une bannière jaune" n'est pas un vibrant plaidoyer pour l'agriculture intensive. C'est juste la réalité.
A ma connaissance les 4 syndicats agricoles représentatifs (FNSEA majoritaire comprise) veulent l'agro-écologie. Leur base a besoin de former mais ça bouge vite. L'agriculteur aspire à ne plus avoir à manipuler des produits dangereux. Mais s'il le fait c'est parce qu'il veut gagner sa vie et avoir un revenu chaque année (cf betteraves sucrières). Faire de l'agriculteur un méchant, coupable et cynique, est un peu court. Il faut analyser son revenu comme le rappelle la Confédération paysanne dans chacune de ses interventions et encore récemment sur la loi EGALIM. Pour gagner de l'argent l'agriculteur a besoin de prix : inutile de cacher que le consommateur devra accepter des aliments plus chers et comprendre pourquoi son pouvoir d'achat doit baisser pour l'environnement et l'avenir de la planète : sans la prise de conscience du consommateur, l'offre agricole ne pourra pas s'adapter.
Pour être plus concret le bio au prix du conventionnel, cela ne peut être que du bio importé et produit avec des règles que l'administration en Europe ne peut pas contrôler.
L'écologie à laquelle nous aspirons doit s'accompagner d'une explication au consommateur sur son coût. le nier n'est une erreur. Le cacher est une faute politique.

xrlimousin | 03 novembre 2020 à 19h07
 
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@pégase : si vous aviez développé autant de haine vis à vis de l'urbanisation hors normes que sur l'agriculture nos problèmes de climat d'eau et de biodiversité auraient résolu depuis longtemps !

ce sont les villes qui massacrent les campagnes et non pas l'inverse !

Une forêt, comme les champs verts l'été, absorbe du CO2 et libère de l’oxygène, une ville produit du CO2 et consomme de l’oxygène (moteur thermique et même respiration humaine); si on y ajoute les résidus de combustion (moteurs, chauffage, etc …) on a une bulle d’air vicié qui fragilise fortement la santé humaine. Les poumons sont une barrière de protection naturelle contre les virus, quand cette barrière est altérée par la pollution les individus sont plus fragiles, ce qui pourrait même expliquer en partie pourquoi le Covid touche plus les villes que les campagnes.

laurent | 03 novembre 2020 à 19h11
 
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Pour ce qui est de l'éducation nimb , les parents servent à quelque chose quand ils sont éduqués eux mêmes; ce qui n'est pas toujours le cas , loin de là !Et je ne parle pas que de l'éducation à la santé ou la sauvegarde de l'environnement, vous pensez bien qu'en tant que prof, j'en ai vu des vertes et des pas mûres. C'est sur les jeunes et très jeunes générations qu'il faut miser, et ne pas compter sur leurs parents. Si ces derniers coopèrent tant mieux, sinon c'est bel et bien à l'Etat de s'en charger , ce qui n'est pas gagné actuellement, il suffit de voir les orientations de société que nos gouvernants privilégient: on peut dire qu'ils font quasi systématiquement les mauvais choix, et en plus ils cherchent à s'en justifier avec des arguments plus insensés les uns que les autres , à commencer par la protection de l'emploi, qui est mise à toutes les sauces; mais à quoi servent des emplois qui conduisent à développer un cancer avant 40 ans , à faire des gosses malformés ou autistes, à développer des allergies toujours plus nombreuses , à respirer un air dangereux, à boire une eau pleine de produits chimiques, à emprunter des transports en commun sursaturés qui multiplient les risques de se choper le coronavirus, à finir sa vie décérébré et drogué aux médocs au fond d'un EPAHD etc ?...il serait temps d'apprendre à réfléchir, tout simplement réfléchir, et également d'apprendre à penser aux autres autrement qu'en les considérant comme des consommateurs ou des pions à exploiter

gaïa94 | 03 novembre 2020 à 19h35
 
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On tourne souvent en rond sur ce sujet. On ne peux pas non plus faire porter tout le fardeau des malheurs du monde sur deux vecteurs désignés qui sont l'industrie et l'agriculture. Et la part du civil, là dedans? Je lis que le panier de la ménagère demande de plus en plus de bio. Sait-elle d'où vient son panier bio, justement? cf un article d'AE de la semaine dernière, au sujet d'une publication sénatoriale sur le label AB et son fonds économique. On y apprend notamment d'où viennent tous ces produits prétendus vertueux.... le principe de l'AB est bon, l'exploitation est à mon sens largement dévoyée par le commerce (on vend par exemple des pâtes à tarte "bio", contenant de l'huile de palme certifiée bio... y'a pas un paradoxe à ce sujet?). Est-ce qu'on se soucie de savoir comment la ménagère va remplir son panier bio? à pied? à vélo? en diesel (bouh, pas bien)? en électrique (bieeeennnn!)? à un km de chez elle au marché? sur internet? On se soucie de savoir si la fameuse ménagère habite dans une de ces nouvelles résidences prétendues BBC à l'aménagement extérieur entièrement minéralisé (le vert, faut entretenir, çà coûte) ou si elle habite dans un "autour" préservé? Etc.... j'aime bien la 2e intervention de xrlimousin, elle met en lumière un aspect important de notre société moderne : on est un pays riche et consommateur, on consomme même et surtout de l'exigence à tout và, surtout vis à vis des autres. Il serait surtout bon qu'on assume nos contradictions de consommateur.

nimb | 04 novembre 2020 à 08h24
 
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C'est vrai que les choix qui ne sont pas ceux de Gaïa sont mauvais, par essence. Tous les autres détruisent la planète, c'est ainsi, point barre.
Une vraie démocrate quoi, qui trie les méchants et les bons. Inutile de préciser où je peux me situer dans cet exercice d'arbitraire et dans quelle prison je croupirais si d'aventure ce type de personne était au pouvoir...
Heureusement que les enfants apprennent à exercer leur libre arbitre en dehors des leçons données par les grands moralisateurs comme Gaïa...
Allez, bonne journée !

Albatros | 04 novembre 2020 à 08h53
 
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@ laurent : selon vous, être critique vis-à-vis du modèle agricole intensif et polluant actuel revient forcément à exprimer de la haine... Rien que cela ! C'est un raisonnement plutôt simplificateur et franchement caricatural, ne trouvez-vous pas ? Lequel revient d'ailleurs, en corollaire, à nier en bloc l'existence d'autres modes de production agricole nettement plus acceptables pour la santé publique et l'environnement. Pas très amène donc pour celles et ceux qui s'efforcent de faire de l'agriculture autrement (et ils sont de plus en plus nombreux)... A l'évidence, votre préférence ne va pas à ces alternatives.
Cette ligne de défense très FNSEA compatible consistant à asséner à tout détracteur qu'émettre la moindre critique vis-à-vis du modèle agricole dominant revient à déconsidérer l'ensemble du milieu agricole, si ce n'est rural, est parfaitement manichéenne (et, je dois hélas l'avouer, d'une redoutable et cynique efficacité jusqu'à présent). Pour ma part, voilà un petit moment déjà que je m'efforce d'éviter de tomber dans ce piège grossier.
Tout comme remettre en cause ce modèle agricole intensif revient forcément pour vous à être un affreux citadin en croisade contre les ruraux, poncif éculé ignorant au passage que cette critique peut fort bien, et de plus en plus, émaner de personnes vivant au quotidien en milieu rural, ce qui est mon cas.

Pégase | 04 novembre 2020 à 09h18
 
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@ pégase : si vous vivez en milieu rural et que l'été votre environnement crève sur des périodes de plus en plus longues à cause des sécheresses et que dans le même temps les villes hors la loi ne recyclent pas l'eau dans les champs ... ça ne vous pose pas de problème ?
si la ville de Niort était aux normes (avec des bassins de rétention au lieu de polluer les rivières) on pourrait donner 40 millions de m3 aux agriculteurs ... alors qu'ils n'en demandent que 16 millions !

couper l'eau dans les champs pour alimenter des villes qui ne recyclent pas l'eau , ce n'est pas de la résilience mais un suicide collectif

laurent | 04 novembre 2020 à 10h36
 
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Passant sur les sites d'écologie, j'ai découvert ce qu'on appelle puits de carbone, c'est éxactement ce qui se passait chez-moi avant les dégats des ragondins, j'ai un petit étang et une merveille de diversité, crapauds, libellules insectes de toutes sortes, martin pêcheur, un héron qui passe, un rapace à l'affut, il y un oiseau migrateur marin qui a essayé de faire un grossier nid au millieu, c'était oublier les ragondins, il y a même une cigogne qui est venue jeter un coup d'oeil vite repartie: rien pour elle.
Toute une activité avec les algues d'eau douce qui capte le carbone et le transforme définitivement en quelque chose d'inerte.
A 100 m un ruisseau comme toutes les rivières du coin sortant directement de la colline sans jamais changer de débit, mais pas une trace de diversité, c'est de l'eau froide et propre.
La preuve que vouloir détruire des réserves d'eau pour l'agriculture afin de protéger une diversité qui n'éxiste pas est parfaitement stupide et de mauvaise foi.

pemmore | 04 novembre 2020 à 13h07
 
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merci pemmore ! la photosynthèse c'est du CO2 du soleil et de l'eau ... la photosynthèse c'est l'énergie du vivant ! pas d'eau pas de vie !
les continents doivent garder 70% des pluies pour la végétalisation et c'est justement parce que nos rivières rejettent 70% des pluies que nous avons des inondations et des sécheresses !

laurent | 04 novembre 2020 à 16h21
 
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Albatros: toujours dans la caricature, c'est sûr, ça vous évite de penser et de donner des arguments pour défendre vos choix, autres que ceux qui porteraient à tout polluer. Complètement d'accord avec nimb sur sa diatribe contre le bio actuel, qui s'apparente de plus en plus à du grennwashing nutritionnel, et oui il ne faut surtout pas faire porter le chapeau aux seules industries et agriculture: c'est notre société toute entière qui ne réfléchit plus et suit aveuglement des mots d'ordre en oubliant d'en peser les conséquences, y compris quand on se jette sur du bio non bio et importé. C'est toute la chaîne de vie et de consommation qui est à réévaluer et à réorienter et ce n'est pas en comptant sur de vieux dirigeants sans imagination qu'on s'en sortira. Quand on voit la moyenne d'âge au Sénat ,et pour une bonne part à l'Assemblée, on comprend qu'il ne faut plus rien en espérer. Il faut former des jeunes dare dare et leur donner le pouvoir, exit les vieilles barbes, là dessus le covid aurait son rôle à jouer mais on ne le laisse pas s'exprimer, et pour cause! il aide les écolos. Les marcheurs pour le climat et pour le respect de la Planète, ce sont les jeunes.

gaïa94 | 04 novembre 2020 à 19h39
 
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Si on ne pense pas comme Gaïa, on ne fait que "tout polluer" ou tout simplement "on ne pense pas"... Si ce n'est pas de la caricature.
Je persiste à penser (eh oui) que produire intensivement et proprement évite de dilapider l'espace et laisse de la place à la biodiversité.
Sincères salutations.

Albatros | 05 novembre 2020 à 09h32
 
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gaïa94, les français ont élu il y a 3 ans le plus jeune président de la cinquième République (39 ans alors) et pourtant, sa politique environnementale est très "vieux monde".
Il y a pas mal de jeunes qui n'ont qu'une envie, c'est de s'enrichir beaucoup et vite, avoir un style de vie opulent et devenir célèbres via les réseaux prétendument sociaux, sans considération aucune pour leur impact sur la planète. D'autres jeunes sont à l'inverse très inquiets quant à l'avenir de l'humanité vu la dégradation des conditions de vie sur la planète et certains se mobilisent effectivement. Je vois aussi beaucoup de personnes d'un certain âge qui adoptent finalement un style de vie bien plus compatible avec les enjeux écologiques parce que les aléas de la vie les ont poussé à réfléchir et à se remettre en cause.
Même s'il joue un certain rôle, l'âge ne me semble pas déterminant : c'est avant tout l'acuité du regard sur l'état du monde et l'analyse qui en est faite qui sont déterminantes pour orienter les priorités d'action de chacun.

Pégase | 05 novembre 2020 à 09h50
 
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Merci Pégase. Et j'ajouterais aussi l'ouverture d'esprit. Je vais vous faire part d'une grande inquiétude également mais sans manifester pour exiger l'impossible à l'Etat ou à quelque gourou médiatique à la Hulot, juste en essayant d'accroître ma compréhension, de réduire mon impact, et de discuter même avec des gens avec qui je ne suis pas d'accord (étonnant, non ?)..
Salutations.

Albatros | 05 novembre 2020 à 10h10
 
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Tout à fait d'accord avec Pégase, comme chantait le poète, "le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est c..., on est c..."! (attention, second degré...). Nombre de "vieux" d'aujourd'hui sont les jeunes "babs" d'il y a 40 ans, première génération à avoir remis en question la société de consommation et son productivisme associé (même si souvent de manière brouillonne et non exempte de contradictions...).
J'observe au demeurant que l'Assemblée élue en 2017 est sans doute l'une des plus jeunes (48 ans) de l'histoire de la République et que l'on ne peut pas dire que l'on ait observé depuis lors un bouleversement des trajectoires engagées depuis des décennies (à part dans les discours évidement, lieu privilégié de la démonstration du "en même temps"...).

adjtUAF | 05 novembre 2020 à 10h47
 
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L'écologie en réalité bien souvent ce n'est que du bon sens, quand on dit il faut économiser l'eau, il y a plus de 30 ans que j'utilise des méthodes de jardinage économes en eau, car l'eau dite de ville est un non sens.
Il y a 20 ans que je suis revenu à l'essence puis au gpl, le diésel à injection directe et ses épouvantables nuages noirs ne pouvait pas être cohérent et comme le plomb avait disparu le e95 était une évidence.
D'un autre côté on est bien obligés d'être au courant des évolutions modernes, nouvelles races de fraises, j'en récolte encore, de tomates, de raisins adaptés au changement climatiques de melons.
La biodiversité, grand mot, la plupart du temps elle se réinstalle toute seule pas besoin de nous, juste essayer de réparer nos erreurs.

pemmore | 05 novembre 2020 à 11h28
 
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la végétation a le réflexe de couvrir l'espace et les sols puisque qu'elle a besoin des micro-organismes de sols pour vivre.
après Tchernobyl, la végétation a recouvert toutes surfaces minérales, en France les chercheurs de l'INRA ont calculé qu'il était impossible de végétaliser les surfaces agricoles l'été parce que ça consommerait trop d'eau ... On ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l'ont engendré !
la végétation ne consomma pas d'eau mais apporte des pluies et climatise.

laurent | 05 novembre 2020 à 12h56
 
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Je ne parle pas des jeunes de 30 ou 40 ans ni de ceux qui sont au pouvoir, mais des très jeunes qui ne sont pas encore dans les sphères. Ceux qui ont entre 4 et 12 ans aujourd'hui. Si leur génération se conduit comme les précédentes , l'humanité n'en aura plus pour très longtemps. Mais ils le savent.

gaïa94 | 05 novembre 2020 à 17h49
 
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@gaïa94
Les enfants "entre 4 et 12 ans (...) le savent"?!!!!
Vous vivez dans un monde parallèle ou quoi? Même les préados de 11-12 ans sont bien loin de ces préoccupations (heureusement d'ailleurs, la vie est suffisament angoissante comme ça!). A mon avis les rares qui sont conscients de ce genre de choses sont uniquement les enfants des militants qui en entendent régulièrement parler autour d'eux...
Il n'y a pas de génération spontanée, les enfants d'aujourd'hui se comporteront demain essentiellement en fonction des valeurs que leurs parents et la société leur auront inculquées au cours de leur construction intellectuelle.

adjtUAF | 06 novembre 2020 à 11h11
 
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Pour compléter Gaia et AdjtUAF, je dirai que l'éducation des enfants, c'est super compliqué pour un parent. Je prendrai l'exemple de ma fille de 9 ans, qu'on a essayé d'éduquer avec un maximum d'ouverture au vivant et à son respect. A 4 ans, elle mangeait de tout, à 9 ans, c'est déjà nettement plus difficile, notamment les légumes, et pourtant, ce n'est pas faute de varier les menus. De même, à 4 ans, elle "imitait" ses parents. Dès qu'elle est entrée en école primaire, ce fût rapidement "l'effet de meute", je ne vous dit pas ce que çà augure pour le collège. Et pourtant, là aussi, ce n'est pas faute d'essayer de faire attention à ce qu'on fait et de lui montrer un mode de vie le plus sain et vivable possible. Et en parlant à l'entourage scolaire des parents, c'est quasi le même schéma pour tous. Il y a ce qu'on lui apprend, et ensuite ce que l'enfant va assimiler. Et encore, il lui restera ensuite à appliquer ce qu'il aura retenu de son enfance en fonction de son environnement social, à la fac, puis au travail. C'est donc un travail collectif. Si les moeurs changent, çà aidera (à mon sens, ils changent, progressivement, mais pas assez rapidement diront certains). J'ai 50 ans, quand j'avais 5-10 ans, j'entendais déjà qu'il ne fallait rien jeter par terre...... 40 ans plus tard, çà continue, c'est que l'éducation n'a pas tout changé, il y a aussi d'autres paramètres plus "culturels". Le but est que le volume des actions "bénéfiques" augmente.

nimb | 06 novembre 2020 à 12h02
 
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Cher Nimb (pas pour nimby j'espère!),
Au risque de déborder quelque peu le cadre de cette discussion, permettez-moi de vous rassurer sur la portée de votre éducation parentale, à la lumière de l'expérience du jeune grand père que je suis.
Il est vrai que, passé un certain age, nos enfants semblent nous échapper, pris, dés la préadolescence, par ce que vous appelez "l'effet de meute". Il s'agit d'un phénomène bien connu et naturel d'identification des générations successives (le seul hic c'est qu'aujourd'hui il est largement conditionné par le matraquage publicitaire - jusqu'au sein des établissements scolaires: le résultat, pour caricaturer, est que si les jeunes des années 40 rêvaient de résistance et ceux des années 60 de révolution, ceux d'aujourd'hui rêvent d'I-pad ou de baskets...).
Mais rassurez-vous, comme en architecture, si les fondations (que vous lui avez transmises) sont bonnes, le résultat sera à la hauteur, passée cette période un peu agaçante j'en conviens!

adjtUAF | 06 novembre 2020 à 13h22
 
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oui adjtUAf et nimb, les très jeunes ont déjà assimilé beaucoup de choses et cela n'a strictement rien à voir avec l'effet de meute , qui n'existe que lorsqu'ils sont en collectivité, dans la cour de récréation par exemple, où il vaut mieux se fondre dans la foule et ne pas se faire remarquer. Mais chaque enfant a sa personnalité et pris à part ,quand on parle avec lui, on se rend compte le plus souvent qu' il n'est dupe de rien, et voit très clair, dès 4-5 ans pour certains qui sont très avancés et extrêmement intelligents(et ceux-ci par je ne sais quel hasard sont de plus en plus nombreux). Il le reconnaît bien volontiers, il y a une différence entre la façade pour les autres et ses vraies valeurs qui ne coïncident pas toujours , loin de là , avec ce qu'il donne à voir. Ces valeurs s'affirment au sortir de l'adolescence qui se situe de plus en plus tard , c'est normal car ils ont à digérer beaucoup plus de choses que les générations des années 60, 70 et même 80. C'est pour ça qu'il est primordial de leur donner l'esprit critique et de les éduquer à l'environnement dès leur plus jeune âge , c'est une donnée à laquelle ils sont tous très sensibles et qui leur plaît. Ce serait dommage que l'Education Nationale passe à côté. Je pense personnellement que ce sont leurs parents qui sont régressifs et trop portés vers une consommation irréfléchie, ne vous en déplaise. Et puis c'est tellement facile de prendre toujours les jeunes pour des c...ça évite de se regarder en face.

gaïa94 | 06 novembre 2020 à 15h10
 
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@gaïa
Tel un Albatros ce n'est pas les jeunes que je prends pour des cons...

adjtUAF | 06 novembre 2020 à 16h19
 
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adjtUAF tant mieux ! car ce sont eux qui détiennent la clé de l'avenir donc il faudra leur faire confiance et les éduquer dans le bons sens, donc pas comme leurs vieux parents consommateurs, car pour moi 40 ou 50 ou 60 ans c'est vieux par rapport à eux. Je pense donc que c'est bien l'Education nationale qui devra pallier aux idées inconséquentes des générations précédentes. Quant à Albatros qui n'apprécie pas qu'on ne lui décerne pas des satisfécits, nous attendons toujours qu'il cesse de reprendre les poncifs éculés de ces vieilles générations pour proposer d'autres idées novatrices. Car à quoi sert de participer à un blog si c'est pour répéter en boucle que tout ce qui se fait de destructeur est bienvenu et qu'il faut continuer ? Je ne vois pas le but de perdre son temps à réécrire sempiternellement les mêmes affirmations mais bon, peut être que ça occupe sa retraite! Car vous aurez observé comme moi qu'il ne formule jamais aucune proposition nouvelle, contrairement à pemmore qui a de l'imagination à revendre, des idées , des connaissances intéressantes et de la bonne volonté. Un blog environnemental, ça ne sert pas qu'à donner son avis , dont tout le mode se fout d'ailleurs, ça doit servir à être constructif pour aller de l'avant dans le respect de la Planète

gaïa94 | 08 novembre 2020 à 13h26
 
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Gaïa94, eh bien non, je ne suis pas à la retraite. Il se trouve que je suis actif notamment dans les domaines de l'énergie (en recherche de pistes de décarbonation sérieuses et pas d'incantations stériles) et de la réduction des impacts sur l'environnement (du concret, pas de la diatribe écolofoireuse).
N'étant pas fonctionnaire (encore sans doute un défaut), je rejette les donneurs de leçons endoctrineurs de jeunesse, c'est tout.
Et je ne me permets pas de prétendre détenir l'universelle sagesse sous prétexte de "dénoncer le système"".
Mes salutations.

Albatros | 08 novembre 2020 à 14h41
 
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Mais c'est vous cher Albatros qui prétendez détenir l'universelle sagesse puisque c'est bien vous qui êtes hermétique à toute remise en cause, quant à votre diatribe sur les fonctionnaires, je ne me sens pas une seule seconde concernée car j'ai travaillé longtemps dans l'industrie, et j'y étais bien mieux considérée et mieux rémunérée que dans l'Education Nationale. Ce sont sûrement vos connaissances dans le domaine de l 'énergie qui vous permettent d'affirmer des contre évidences sur la nature des épandages dans l'agriculture en Française, etc, etc...concentrez vous donc sur le domaine que vous connaissez, cela nous fera des vacances. Je constate qu'il y a un certain nombre de cerveaux sur ce site qui ont des a priori sur tout, toutes et tous (les riches , les pauvres, les profs, les fonctionnaires , les non fonctionnaires...) et se croient autorisés à donner des avis péremptoires dans des domaines qu'ils maîtrisent mal, voire pas du tout. Et traitent tous ceux qui ne sont pas de leur avis de nuls et non avenus , ce que je ne me suis jamais permis de faire , je me contente de continuer à essayer de faire avancer la barque dans une direction vivable pour les générations futures. Et si vous me connaissiez Albatros, vous seriez surpris de constater que je n'ai rien, mais alors rien, d'une bab ni d'une écolo foireuse, par contre oui l'Education Nationale apprend beaucoup de choses à nos jeunes cerveaux mais oublie de leur parler de l'environnement, ce qui est une faute.

gaïa94 | 08 novembre 2020 à 16h29
 
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Albatros : si tu veux gagner du temps oublie la décarbonation de l'énergie ça n'a strictement aucun intérêt pour le climat ! il faut parler de dépollution, la seule décarbonation massive qui existe sur terre, qui fournit de l'oxygène, qui régule les températures et alimente le cycle de l'eau c'est la photosynthèse !

On ne parlera plus de dérèglement climatique quand les continents se couvriront de surfaces végétales les plus denses possibles l'été !
le végétal est notre seule chance de survie.

laurent | 08 novembre 2020 à 18h44
 
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Un cadeau pour Albatros ou d'une manière générale pour les cyniques, cette interview de Gaël Giraud:

https://www.youtube.com/watch?v=S8cO0FPTtUg

et en plus il parle de l'énergie!

gaïa94 | 08 novembre 2020 à 23h45
 
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Merci gaïa94 pour votre délicate attention. Il n'en reste pas moins que je ne mérite pas l'insulte pour simplement dire que, en matière d'agriculture, ce qui manque le plus dans nombre de pays, c'est de la capacité d'investissement pour assurer une production intensive et à impacts connus et maîtrisés sur des surfaces réduites afin de ne pas défricher pour conserver des espaces pour la biodiversité.
Mais vous m'insultez au lieu de me contredire avec des arguments solides.
Je vous salue tout de même...

Albatros | 09 novembre 2020 à 09h01
 
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Haha je pense qu'on a fait le tour du débat. Pour adoucir le ton sachez que j'apprécie les commentaires d'Albatros qui a le mérite d'avancer des avis exempts de bien-pensance. Je le dis car j'ai peur qu'il ne se vexe de la véhémence de gaïa. actu-environnement perdrait en pertinence s'il décidait de ne plus participer.
Il n'est pas seul dans ce cas évidemment. Commentez tous ! Car derrière le cynisme national (qui concerne Gaïa94 autant que les autres) se cache des avis qui valent le coup d'être débattus.

bIBU | 09 novembre 2020 à 09h21
 
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@ Albatros : vous avez écrit "produire intensivement et proprement évite de dilapider l'espace" , vous avez entièrement raison mais les autres font le liens avec l'agriculture chimique ! Sur les continents la production de biomasse la plus intensive est faite par la foret de feuillus , et c'est justement par biomimétisme qu'on cherche à produire plus ! mais encore une fois il faut changer de paradigme, plus les sols produisent de biomasse plus ils augmentent leur capacité à produire, à condition que la biomasse retourne dans les sols après la consommation humaine, et c'est notre problème en ce moment : on produit de moins en moins de biomasse et elle ne revient pas dans les champs ! quand on dit que les sols se minéralisent c'est justement qu'ils perdent leur biomasse !

laurent | 09 novembre 2020 à 10h20
 
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