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Biodiversité : vers un plan d'action en France pour 2010 ?

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Alors que, selon la dernière Liste rouge de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), la France se situe au huitième rang des pays hébergeant le plus grand nombre d'espèces menacées dans le monde (778 espèces menacées en métropole et en Outre mer), la secrétaire d'État à l'écologie Chantal Jouanno a présenté le 4 novembre, en conseil des ministres, une communication relative au plan d'action français pour ''2010, année mondiale de la biodiversité''.

Si, dans l'édition 2009 de la Liste rouge publiée le 3 novembre, l'UICN rappelle que l'objectif d'enrayer la perte de biodiversité en 2010 ne sera pas atteint par la communauté internationale, elle appelle les gouvernements à redoubler d'efforts pour réduire la crise d'extinction.

''Près des deux tiers des écosystèmes sont actuellement exploités au-delà de leurs capacités, et la moitié des espèces vivantes connues pourrait disparaître d'ici un siècle'', a souligné Chantal Jouanno en conseil des ministres. Si l'année 2010 a été déclarée ''année internationale de la biodiversité'' par l'Onu, la secrétaire d'Etat a indiqué que la France plaidera pour la création d'une autorité scientifique mondiale sur le sujet, à l'instar du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). ''La France soutiendra activement l'initiative visant à créer, en 2010, la plateforme intergouvernementale science-politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (ipBes)'', a affirmé Chantal Jouanno.

Le plan d'action national, construit avec l'aide d'un comité de pilotage rassemblant tous les acteurs, doit contribuer au renforcement des connaissances en matière de biodiversité, ''notamment par un inventaire du patrimoine naturel de l'Etat mais aussi par un inventaire communal lancé dans toutes les collectivités volontaires, associant les élus, les scientifiques, les associations et les citoyens''. Le grand public sera aussi invité à participer à des recueils de données utiles pour la recherche sur la biodiversité, a précisé la secrétaire d'état. Le gouvernement entend également poursuivre les travaux engagés sur l'approche économique de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes. ''Il convient d'éclairer toutes les décisions publiques et privées afin qu'elles soient prises en intégrant leur coût pour la biodiversité et les compensations à mettre en œuvre'', a-t-elle souligné.

Réactions1 réaction à cet article

 
excellent !!! Mais ...

Intégrer les communes dans la politique de recensement est la meilleure des solutions. Un Maire qui connait la richesse du patrimoine de sa commune aura plus de "conviction" pour les aménagements projetés sur son territoire mais ....
Si cette mesure est substantielle et basée sur le volontarisme, c'est à dire le bénévolat, il y a peu de chance que de nombreuses communes s'intègrent dans le projet. Je voit mal un maire de petite commune recruter un spécialiste de la biodiversité au frais du contribuable. Et sur quelle base ? Les oiseaux, mammifères, plantes, arthropodes ... ?
Alors encore un effet d'annonce qui ne débouchera sur rien je le craint

collembole | 05 novembre 2009 à 10h10
 
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