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La stratégie'' biodiversité post-2010'' et la directive sur les sols au menu du Conseil Environnement

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet
Les ministres de l'Environnement de l'Union européenne ont approuvé le 15 mars à Bruxelles ''à l'unanimité'' l'élaboration d'une stratégie ''biodiversité post-2010''. Rappelons que dans une communication, la Commission européenne a proposé en janvier d'élaborer, avant la fin de l'année, un cadre stratégique de l'UE en matière de biodiversité pour l'après-2010, en fixant une perspective à long terme jusqu'en 2050 ainsi que quatre objectifs intermédiaires pour 2020.

Alors que l'objectif d'enrayer la perte de la diversité biologique pour 2010 ne sera pas atteint au niveau de l'UE et mondial, ''maintenant nous devons nous concentrer sur ce qu'il doit être fait afin que cette erreur ne se reproduise pas'', a souligné le commissaire européen en charge de l'Environnement, Janez Potocnik, au cours d'une conférence de presse.

''Les conclusions du Conseil en matière de biodiversité pour l'après 2010 ont été signées à l'unanimité et vont nous permettre de travailler au sein de l'UE avec une vision à long terme, jusqu'en 2050, tout en nous fixant des objectifs intermédiaires pour 2020'', a confirmé la ministre espagnole de l'Environnement, Elena Espinosa dans un communiqué de la Présidence espagnole de l'UE.

A l'issue du Conseil, les ministres de l'environnement ont appelé à stopper la perte de biodiversité d'ici 2020 et à restaurer les écosystèmes d'ici 2050. Ils ont également demandé à la Commission, de présenter cette année une stratégie de l'Union européenne pour l'après-2010 en matière de biodiversité, après la Conférence des signataires de la Convention sur la diversité biologique qui se tiendra en octobre au Japon.

Blocage persistant autour du projet de directive cadre sur les sols

A l'ordre du jour figurait également l'examen du projet de la directive européenne cadre sur les sols proposé depuis 2006 par la Commission européenne, qui n'a toujours pas été validé par les États membres. La directive a pour objectif de mettre en place un cadre d'action commun au niveau de l'Union européenne destiné à préserver, à protéger et à restaurer les sols, tout en laissant aux États membres une marge de manœuvre suffisante pour l'appliquer de la manière la mieux adaptée aux conditions locales.

Le texte, soutenu par le Parlement européen et 22 États membres, est bloqué au Conseil Européen par 5 États membres dont l'Allemagne, l'Autriche, le Royaume-Uni, la France et les Pays-Bas. Mais ces cinq pays ''maintiennent une minorité de blocage'', a déploré Mme Espinosa en rappelant que la Présidence espagnole souhaite avancer sur ce projet de directive ''malgré les difficultés''.

Pour le commissaire européen en charge de l'Environnement, Janez Potocnik, ''il est manifeste que la minorité de blocage est toujours présente, et cela signifie que nous allons probablement devoir repenser nos futures actions. Il a été dit que l'eau et l'air traversent les frontières mais qu'il n'en est pas de même pour les sols, cependant, pour ma part, il me paraît évident que le sol est étroitement lié au changement climatique et à la biodiversité'', a-t-il indiqué.

Sandrine Bélier, eurodéputée Europe Ecologie, a dans un communiqué dénoncé ''deux poids deux mesures pour la biodiversité'' à l'issue du Conseil Environnement en regrettant ''le blocage des discussions sur la Directive sols''(...) après que de belles paroles aient été prononcées sur l'importance qu'il y avait à protéger notre biodiversité !. ''Comment peut-on, d'un côté, dénoncer à juste titre le rôle néfaste joué par des choix d'affectation des terres, la surexploitation et l'utilisation non durable des ressources naturelles dans la destruction, la fragmentation et la dégradation des habitats et, d'un autre côté, se faire le héraut de l'immobilisme !'' , a-t-elle déclaré.

A dix jours du Conseil européen de Séville les 25 et 26 mars, ''ce double langage est des plus préoccupants'' ,a-t-elle estimé. ''Les chefs d'Etats et de gouvernements devront cette fois être à la hauteur des enjeux et adopter une position cohérente. Cela passe par la reprise des conclusions du Conseil Environnement sur la biodiversité mais aussi, et enfin, par le déblocage de la Directive Sols au Conseil'' , a conclu l'eurodéputée.

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