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Biométhane : plus d'un millier de projets en perspective

Energie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

« Le nombre d'unités installées connaît une forte croissance depuis la mise en place des tarifs d'achat en 2011. Cette tendance se poursuit en 2019 avec 47 nouveaux sites d'injection, qui représentent une augmentation de 62 % par rapport à 2018, et font de la filière française la plus dynamique d'Europe », note le cabinet d'études Sia partners, dans la nouvelle édition de son observatoire de la filière biométhane. Il constate néanmoins un ralentissement de la dynamique depuis quelques mois.

Au total, la filière comptait 139 unités en service fin mars (2,5 TWh/an) et 1 134 projets dans les cartons, représentant une capacité d'injection réservée de 25 TWh par an. « Le parc est essentiellement composé d'installations agricoles autonomes de relativement faible capacité injectant sur les réseaux de distribution ; et 49 % des unités sont concentrées sur les régions Grand Est, Hauts-de-France, Bretagne et Nouvelle-Aquitaine », précise Sia partners.

Le cabinet d'études note néanmoins un ralentissement de la dynamique depuis mi-2019, probablement lié aux incertitudes réglementaires et aux objectifs fixés dans la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), inférieurs aux attentes de la filière. « Le stock de projets en cours assure néanmoins une vague importante d'installations qui entreront en service au cours des prochaines années et qui devrait être suffisante pour atteindre les objectifs fixés par les pouvoirs publics dans la [PPE] ».

À court terme, la filière est aussi touchée par le Covid-19 : retard de chantiers, démarches plus longues, difficultés de financement... Mais le Gouvernement devrait présenter des mesures pour limiter les dégâts : délais additionnels pour les mises en service, suspension temporaire du contrat d'achat de biogaz pour les installations rencontrant des difficultés de fonctionnement (manque d'intrants par exemple)...

Les offres de gaz vert portent le marché des garanties d'origine

« Du côté de la demande, le parc de véhicules roulant au Gaz Naturel Carburant (GNC) et le nombre de stations-services distribuant du bioGNC continuent d'augmenter. Mais ce sont désormais les usages combustibles qui représentent la majeure partie du marché des Garanties d'origine biométhane, valorisées dans des offres de gaz vert pour le secteur résidentiel-tertiaire », analyse Sia partners. L'offre de garanties d'origine a néanmoins été excédentaire en 2019.

Réactions4 réactions à cet article

 

Qualifier le méthane d'origine agricole de "gaz vert" n'est rien d'autre que du greenwashing, les méthodes d'obtention des produits entrant dans les réacteurs n'ayant pas grand chose à voir avec le respect de l'environnement.

Pégase | 13 mai 2020 à 14h20
 
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@Pegase,
J'aimerais savoir à quel modèle de méthanisation vous pensez en disant cela. Votre remarque, si elle s'applique à l'un d'eux, ne concerne en tout cas qu'une petite minorité de sites.
Beaucoup de sites de méthanisation agricole permettent la valorisation de déchets organiques d'origine agricole, par la production de biogaz. Sans le process de méthanisation, ces déchets organiques, en particulier les effluents d'élevage, produiraient de toute façon du biométhane, qui, s'évaporant dans l'atmosphère, contribue naturellement aux émissions de GES.

Marie Thomas | 14 mai 2020 à 12h15
 
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@ Marie Thomas : votre question est légitime.
Nombre d'exploitations agricoles "valorisent" les lisiers de leurs élevages porcins intensifs sur caillebotis déjà existants, particulièrement polluants et irrespectueux du bien-être des animaux, si ce n'est des ouvriers. Sur certaines plages bretonnes, on "moissonne" désormais les algues vertes, produites par les élevages intensifs hyper concentrés dans cette région, échouées sur les plages (à grand renfort de fonds publics du reste...) pour les "valoriser" sous forme de méthane. Ailleurs, des investisseurs créent de mégas élevages (fermes de plusieurs milliers de vaches en Allemagne) pour produire avant tout du lisier matière première. Il faut intensifier encore plus les cultures pour produire des tonnages supérieurs aptes à alimenter les digesteurs.
Dans le Lot, où le sous-sol est partout karstique donc très perméable, il y a de vives inquiétudes liées aux risques de pollution microbiologique des aquifères par les quantités de digestats épandus (cf https://www.actu-environnement.com/ae/news/methanisation-acceptabilite-installations-34493.php4).
La méthanisation telle qu'on la connait désormais est le dernier avatar de l'industrialisation de l'agriculture, une nouvelle pompe à subventions publiques et un juteux placement financier.
Ses impacts désastreux sur l'environnement sont sommés d'être soigneusement cachés derrière le paravent vertueux d'un gaz prétendument renouvelable donc "vert". C'est donc bien de l'éco-blanchiment !

Pégase | 14 mai 2020 à 14h33
 
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Quand beaucoup de gens auraont comp^ris la nocivité de la viande mêm bio il y aura nettement moins d'effluents d'élevage

Et quand la vie coûtera plus chère alimentairement parlant, par exemple au hasard après une pandémie planétaire, les fanes s de radis et de carottes et les feuilles extérieures du choux-fleur que le maraîcher retire serviront dans la soupe et n'iront pas dans le méthaniseur.

Restera quoi à méthaniser faute de tout autre orientation plus intelligente ?

Sagecol | 14 mai 2020 à 14h52
 
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