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Bisphénol A : l'Anses confirme les incertitudes sanitaires

Risques  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a publié le 16 juin 2015 une note scientifique et technique relative à l'évaluation des risques pour la santé humaine du bisphénol A (BPA). Cette note est produite dans le cadre d'une saisine par la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, qui faisait suite à la publication en janvier 2015 d'un avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). En estimant faible le risque sanitaire lié au BPA, cet avis a fait ressortir une divergence d'appréciation entre les deux agences sanitaires.

L'Anses indique "sur la base des connaissances actuelles" ne pas envisager à court terme de réviser son avis de 2013 relatif au BPA, qui avait notamment mis en évidence des risques pour les femmes enceintes. L'agence nationale considère en effet "que les divergences d'appréciation qui subsistent entre différentes agences sanitaires tiennent avant tout aux modalités contrastées de prise en compte des incertitudes sur un sujet que chacun reconnaît comme scientifiquement fortement débattu".

L'agence française estime que les experts de l'Efsa se sont largement rapprochés de la position qu'elle défend. "Ils ont en effet reconnu pour la première fois le danger du BPA sur la glande mammaire souligné par nos experts, et conclu sur la nécessité de diviser dès à présent par onze la dose journalière tolérable (DJT) relative au BPA", se félicite Marc Mortureux, directeur général de l'Anses. Les experts de l'agence européenne ont souligné l'existence d'incertitudes, ajoute-t-il, et la nécessité de poursuivre le travail d'évaluation des risques en prenant en compte les résultats d'études en cours.

Mais des divergences subsistent entre les deux agences concernant le corpus de données prises en compte, l'évaluation du poids de la preuve et les effets sur la glande mammaire. "Ces divergences ne pourront être valablement levées que sur la base de l'analyse des conclusions de nombreux travaux de recherche menés de par le monde et dont les résultats sont attendus au cours des mois et des années à venir", indique l'Anses. "La preuve ultime des risques associés au BPA ne saurait être qu'épidémiologique et ne pourra être apportée qu'à moyen terme", conclut-elle.

En attendant, l'agence française rappelle que le BPA est désormais considéré comme "substance présumée toxique pour la reproduction" (1B). D'autre part, ajoute-t-elle, l'Agence européenne des produits chimiques (Echa) finalise un document qui devrait reconnaître le risque pour les professionnels de l'exposition au BPA via les tickets thermosensibles.

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