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Actu-Environnement

Quand le bitume s'efface devant les végétaux, la cour d'école change de dimension

Remplacer le bitume par des végétaux et des matériaux drainants limite le risque d'inondation, crée des îlots de fraicheur et, aussi, change les usages de la cour de récré. Reportage à Montpellier.

Reportage vidéo  |  Eau  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°424 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°424
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La cour de l'école André-Boulloche, à Montpellier, vient tout juste de changer de peau. De gris sombre, elle est passée au jaune clair. En effet, 500 m2 de bitume ont été retirés pour découvrir le sol. Un sol qui a été restructuré grâce à des apports divers. Une partie de cette surface a été végétalisée avec une trentaine d'espèces, résistantes au climat, adaptées aux caractéristiques du sol et ne présentant aucun danger pour les enfants. Le reste de l'espace désimperméabilisé est recouvert de copeaux de bois adaptés à ce type d'usage, non traités, sans échardes… Voir le reportage vidéo.

Des intérêts multiples

Selon Fanny Dombre-Coste, première adjointe au maire de la ville, il y a plusieurs avantages à la désimperméabilisation des surfaces. Les premiers bénéfices sont environnementaux : la végétalisation permet de lutter contre le réchauffement climatique, elle apporte de la fraicheur en été, au contraire du bitume qui stocke la chaleur. Enfin, les copeaux de bois facilitent l'infiltration de l'eau de pluie dans le sol, participant ainsi à la réduction du risque d'inondation.

Mais ce ne sont pas les seuls avantages, selon l'élue. Le changement des usages de la cour a aussi un effet notable. Finie la monopolisation de l'espace par les fans de foot. Tout le bitume de la cour n'a pas été retiré, il reste des couloirs de course, un espace pour jouer à la balle au prisonnier, mais pas question de foot dans l'espace désimperméabilisé et, de surcroît, végétalisé. Conséquence, les enfants devraient retrouver plus espace et s'épanouir davantage dans d'autres activités.

Intégrer les travaux au projet éducatif de l'école

Globalement, ce changement d'usage de la cour engendrerait une atmosphère générale plus apaisée. Des activités centrées sur la nature pourraient participer à améliorer le bien-être, et donc avoir aussi une incidence sur l'apprentissage en classe.

La Ville de Montpellier a déjà réalisé ce type d'opération dans trois écoles. En 2022, un budget de 2,5 millions d'euros devrait permettre de réitérer ces travaux dans quatre ou cinq écoles, mais toujours différemment, en apprenant des expériences passées et en consultant les principaux intéressés : les élèves.

Réactions1 réaction à cet article

 

Encore une fois j'ai bien peur que l'on passe à côté du vrai sujet : est-ce que ce type de méthode est transposable à toutes les autres cours de récréation dont la surface totale est quand même plus faible, et surtout pour des communes dont le budget n'a bien sûr rien à voir avec celui de Montpellier.
Et quid de la durabilité des copeaux de bois ?

Cyril31 | 21 mars 2022 à 09h38
 
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