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Copenhague : la France propose un ''fonds Justice climat'' d'environ 600 milliards de dollars

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
A l'ouverture du sommet sur le climat de Copenhague (Danemark) qui doit aboutir à un nouveau traité post-Kyoto, le ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo a défendu le 7 décembre en séance plénière son plan ''Justice climat'' présenté en novembre dernier notamment lors d'une conférence préparatoire des ministres de l'environnement dans la capitale danoise.

Le texte, visant à démontrer qu'un terrain d'entente est possible entre pays développés et pays émergents, propose un financement issu d'une taxe internationale sur les transactions financières et destiné aux pays les plus vulnérables pour les aider à s'adapter aux conséquences du changement climatique. ''L'adaptation doit constituer le coeur de l'accord. Les pays les plus pauvres sont et seront les plus durement frappés par le changement climatique'', a souligné Jean-Louis Borloo en séance plénière.

30 Md$/an sur 20 ans

Ce Plan vise tout particulièrement trois aires géographiques : l'Afrique dont le texte propose de la transformer en premier continent fonctionnant à 100% aux énergies renouvelables d'ici à 2020, les Etats insulaires mais aussi ''les pays les moins avancés'' (Afghanistan, Bangladesh, Bhutan, Birmanie, Cambodge, Laos, Maldives, Népal et Yemen) pour leur permettre ''un accès à l'énergie, de lutter contre la désertification et l'érosion côtière et fluviale et de développer l'agriculture de proximité'', a rappelé le ministre d'état.

''Ce plan est incontournable, et ne pourra être financé par le seul investissement ou le marché carbone'', a affirmé M. Borloo. Pour ces trois aires géographiques, le fonds public ''Justice Climat'' prévoit un financement qui passe de 410 milliards à 600 milliards de dollars répartis sur 20 ans, soit 30 milliards par an ou 60 milliards par an sur 10 ans, ''ce qui est donc parfaitement faisable'', a estimé le ministre.

Un fonds alimenté par le produit d'une taxe internationale sur les transactions financières

Le fonds ''Justice Climat'' doit venir en complément ''des 100 milliards de dollars par an nécessaires pour l'adaptation et l'atténuation dans l'ensemble des pays en développement''. Il sera alimenté par ''le produit d'une taxe internationale sur les transactions financières'', a précisé le ministre, qui selon des estimations, pourrait être fixée à 0,01 %, ce qui pourrait rapporter 20 milliards de dollars par an.

Le ministre estime qu'un financement budgétaire anticipé de 10 milliards de dollars par an devrait être mis en place, dont 20% pour la forêt. ''La forêt est un bien à la fois local et mondial. Dans le respect de la souveraineté nationale, il doit donc faire l'objet d'un soutien international, de l'ordre de 5 à 7 Md$ par an'', a ajouté M. Borloo.

Selon l'organisation environnementale Les Amis de la Terre, le ministre d'état se serait également prononcé en faveur d'une taxe sur le transport aérien et maritime international. Si Les Amis de la Terre ont souligné le 8 décembre leur soutien aux deux taxes proposées par M. Borloo, et ont demandé ''plus précisément une taxe sur les transactions de change'', l'ONG a aussi dénoncé ''le recours aux marchés carbone'', qui selon elle, ne seraient pas ''une option de financement crédible, car ils sont instables et imprévisibles'', a estimé l'organisation.

Pour Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes des Amis de la Terre, ''en matière financière, la France et l'UE doivent s'engager très vite pour une taxe sur les transactions de change, avant d'élargir le champ à d'autres taxes sur les transactions financières. La taxe sur les transactions de change a déjà été largement étudiée, elle est techniquement opérationnelle (les banques privées la pratiquent déjà), parfaitement faisable à l'échelle européenne (Londres étant le centre mondial du marché des changes), et elle donnera un signal positif extrêmement fort pour les pays du Sud. D'autres taxes financières devront suivre, et d'autres pistes comme la taxation des bénéfices des multinationales''.

Réactions1 réaction à cet article

 
GARDER L'ARGENT POUR L'EMPLOI

Ce serait plus pertinent de garder l'argent pour l'emploi (pour 2010) création d'entreprises....

isalora | 10 décembre 2009 à 17h23
 
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