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Boues d'épuration : l'épidémie de Covid-19 impose l'hygiénisation avant épandage

Le coronavirus étant susceptible de se retrouver dans les boues issues du traitement des eaux usées, l'Anses a étudié l'efficacité des traitements et estime que l'hygiénisation règlementaire est suffisante. Elle recommande toutefois plus de contrôles.

Eau  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Boues d'épuration : l'épidémie de Covid-19 impose l'hygiénisation avant épandage

Les boues de stations de traitement des eaux usées (STEU) produites lors de l'épidémie de Covid-19 peuvent-elles contenir et disséminer le virus lors des épandages agricoles ? C'est à cette question que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a cherché à répondre à la demande des ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique, sachant que des particules virales ont été détectées dans les selles de certains patients. Sa réponse est plutôt rassurante.

Les traitements actuels sont suffisants

Dans un avis publié le 2 avril, l'agence sanitaire considère le risque de contamination par le SARS-CoV-2 comme « faible à négligeable » pour les boues ayant subi un traitement hygiénisant conforme à la réglementation. « D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il n'y a, à ce jour, aucune preuve de la survie du virus dans les eaux usées. Toutefois, des coronavirus représentatifs des propriétés du SARS-CoV-2 ont montré qu'ils pouvaient rester infectieux dans les eaux usées pendant plusieurs jours. Il n'est donc pas totalement exclu qu'en situation épidémique, le SARSCoV-2 soit présent dans les boues issues des STEU », explique l'Anses. Mais elle estime que les traitements d'hygiénisation actuels garantissent l'innocuité des boues au regard de leur efficacité (compostage, séchage thermique, digestion anaérobie thermophile et chaulage). En conséquence, elle recommande de ne pas épandre de boues d'épuration produites durant l'épisode épidémique sans hygiénisation préalable.

Aujourd'hui, la production des boues de STEU en France est de plus de 1 million de tonnes de matière sèche. Plus de 70 % de ces boues sont valorisés en agriculture, le reste est principalement incinéré. La majorité des boues épandues sont hygiénisées, conformément à la réglementation, à part « une certaine quantité de boue produite par des (petites) stations », explique l'Anses. Leur épandage est donc fortement déconseillé. Alors que les périodes d'épandage des boues vont débuter prochainement, l'Anses demande que les lots pour lesquels le caractère hygiénisant du traitement n'est pas démontré, soient hygiénisés à nouveau, ou soient considérés comme des boues n'ayant pas subi de traitement hygiénisant et soient donc incinérés.

Une surveillance renforcée s'impose toutefois

 
D'après l'Organisation mondiale de la santé, il n'y a, à ce jour, aucune preuve de la survie du virus dans les eaux usées.  
Anses
 
L'agence sanitaire recommande également de renforcer les contrôles sur les traitements appliqués pendant la période épidémique afin de s'assurer que l'hygiénisation est effective. Elle demande ainsi un enregistrement du suivi des températures dans le cas de la digestion anaérobie thermophile et du séchage ; un enregistrement journalier du pH dans le cas du chaulage ; un enregistrement du suivi des températures et des retournements dans le cas du compostage ; et, pour l'ensemble des traitements, un doublement de la fréquence des analyses microbiologiques prévues et notamment de celle de la surveillance des coliformes thermo-tolérants (E. coli).

Pour les travailleurs qui interviennent dans les STEU et pour les utilisateurs au moment de l'épandage, l'Anses recommande de porter des équipements de protection individuelle (EPI) appropriés. Le port d'EPI doit être associé à des réflexes d'hygiène (par exemple : lavage des mains, douche en fin d'activité), et à un comportement rigoureux (respect des procédures d'habillage / déshabillage).

Réactions1 réaction à cet article

 

Petite précision

– SRAS-cov2 est le nom du virus (Syndrome Respiratoire Aigu
Sévère- CoronaVirus2)
– COVID19 est le nom de la maladie qu’il engendre (
Corona Virus Disease)

NB. Disease, pour maladie en anglais et 19 pour 2019 !!!
Pourquoi pas 20 ?

Donc écrivons plutôt la (pandémie) Covid 19 impose ....
ou le SRAS-Cov2 impose

Sagecol | 06 avril 2020 à 10h31
 
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