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Boues rouges de Gardanne : la Commission rend un avis favorable au rejet d'effluents liquides

La commission d'enquête publique a rendu un avis favorable pour le rejet d'effluents liquides au large du parc national des Calanques par l'usine d'alumine de Gardanne. Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, a quant à elle renouvelé son opposition.

Eau  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com
Boues rouges de Gardanne : la Commission rend un avis favorable au rejet d'effluents liquides

La Commission d'enquête publique a rendu un avis favorable à la fois pour la poursuite au 1er janvier 2016 des rejets d'effluents liquides au large du parc national des Calanques de l'usine d'alumine Alteo de Gardanne  (13) et pour la demande de concession d'utilisation du domaine public maritime concernant la canalisation de rejet en mer.

Son autorisation de rejet en mer de matières en suspension prenant fin au 31 décembre 2015, Alteo a investi dans de nouveaux procédés pour récupérer les résidus issus de son traitement de la bauxite (boues rouges). Ce traitement produit toutefois des effluents liquides que l'entreprise compte continuer à rejeter par les mêmes canalisations au large du parc national des Calanques, près de Marseille.

L'ouverture de l'enquête publique sur cette question avait tout d'abord été reportée en avril dernier à la demande de Ségolène Royal, du fait des réserves de l'Anses concernant la contamination éventuelle des poissons. La procédure avait été alors relancée en août dernier.

Dans son avis, la Commission rappelle à la société Alteo ses engagements de suivre très précisément la composition de l'effluent après la mise en service des installations de traitement, de contrôler régulièrement l'état des canalisations afin de prévenir la dégradation des installations sous marines, de maintenir la surveillance environnementale de ses émissions à l'extérieur de l'usine pour le paramètre poussières PM2.5 et PM 10, et enfin de mettre en place un suivi préventif de la qualité de l'eau liée à une éventuelle fuite de la canalisation (vulnérabilité de Roquevaire).

L'opposition de la ministre de l'Ecologie

Invitée de France Inter, mardi 24 novembre, Ségolène Royal a quant à elle réaffirmé son opposition à ces rejets. "J'ai dit non mais si vous saviez la difficulté que j'ai, le chantage qui est commis par une entreprise qui en plus a reçu des fonds public", a-t-elle déclaré.

Du coté des associations, FNE, FNE PACA et FNE Bouches du Rhône dénoncent dans un communiqué que des "analyses montrent que les concentrations en Arsenic et en Aluminium sont fortement supérieures aux exigences de la Convention de Barcelone et aux normes de rejet admises par l'arrêté de 1998 dans l'eau, qui pourtant s'appliquent à toutes les autres activités autorisées en France".

Pour Pierre Aplincourt, Président de FNE 13 et membre du Conseil d'administration du Parc des Calanques, "des solutions existent pour réduire de façon significative la pollution de ce rejet liquide. Notre réseau exige une date limite de deux ans avec astreintes administratives à la clé pour y mettre un terme : d'ici là et sans attendre, Altéo doit investir dans des recherches et construire une station d'épuration pour traiter l'intégralité de ses rejets".

Le préfet des Bouches-du-Rhône devrait se positionner sur ce sujet le 15 décembre (à l'issue de la période de réserve).

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