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Boues de station d'épuration : les nouvelles conditions d'épandage pendant la Covid-19 en consultation

Un projet d'arrêté en consultation jusqu'au 13 avril vient modifier les conditions d'épandage pour les boues de stations d'épuration, durant l'épidémie de Covid-19.

Eau  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Les modalités d'épandage des boues issues de stations d'épuration durant la période de Covid-19 vont être encore affinées : un projet d'arrêté en consultation jusqu'au 13 avril vient détailler les modifications. « Au vu de l'évolution des connaissances sur le virus et des difficultés techniques et financières rencontrées par les collectivités depuis près d'un an pour faire face à ces nouvelles exigences, le ministère de la transition écologique a soumis à l'Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail] différentes propositions d'évolution concernant les modalités d'épandage de boues en octobre dernier », précise la notice de présentation.

En avril dernier, l'Anses avait estimé que les boues d'épuration produites durant l'épidémie de Covid-19 ne devaient pas être épandues sans hygiénisation préalable. L'arrêté du 30 avril 2020 avait repris cette préconisation et demandé également des mesures de surveillances supplémentaires.

Le nouveau projet de texte introduit une nouvelle possibilité d'épandage pour les boues qui ont fait l'objet d'un traitement par chaulage (taux d'incorporation de 30 % de chaux, stockage minimum de trois mois), séchage solaire (siccité minimale de 80 %) ou digestion anaérobie mésophile (stockage minimal de quatre mois).

Un suivi par les coliphages somatiques

L'arrêté introduit également un nouvel indicateur pour le suivi de l'abattement du virus de la Covid-19, plus facile à mesurer dans les boues que le Sars-Cov-2: les coliphages somatiques. Le projet de texte détaille la méthodologie d'échantillonnage et d'analyse à suivre dans ce cadre.

Les boues obtenues après un traitement des eaux usées par lagunage ou rizhofiltration ou ayant fait l'objet d'un traitement par rhizocompostage pourront également être épandues sous certaines conditions. Elles devront être extraites après une mise au repos du dispositif de traitement pendant au moins un an. Et ceci sans que cela n'entraîne de dysfonctionnement du système d'assainissement.

« Ce projet de texte a recueilli l'avis favorable de la mission interministérielle de l'eau (le 18 mars 2021). Il doit encore faire l'objet de la consultation du comité national de l'eau (date à définir) et du conseil national de l'évaluation des normes (le 1 avril 2021) et du conseil supérieur de la prévention des risques technologiques le 7 avril 2021 », indique la notice de présentation.

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