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Actu-Environnement

Des députés pointent l'enjeu sanitaire et social des nuisances sonores

Risques  |    |  Angela Bolis  |  Actu-Environnement.com

La mission d'information sur la lutte contre les nuisances sonores a remis, mardi 28 juin, son rapport à l'Assemblée nationale. Le bruit, certes, arrive seulement à la 9e place sur l'échelle des préoccupations environnementales des Français. Mais il s'élève au premier rang de leurs gênes vécues. Ainsi, deux tiers des Français déclarent être personnellement gênés par le bruit à leur domicile (étude TNS Sofres pour le ministère de l'Ecologie).

Derrière ces plaintes, qui relèvent aussi beaucoup de facteurs subjectifs (perception sociale de tel ou tel bruit, bruit considéré comme abusif ou inévitable, etc.), les députés relèvent les enjeux sociaux et sanitaires soulevés par l'excès de bruit. Ainsi, un récent rapport de l'OMS estime que ces nuisances causeraient la perte de 1,8 milliard d' années de vie par an en Europe de l'Ouest.

Une exposition à domicile mais aussi sur le lieu de travail

La souffrance liée au bruit est généralement associée au contexte urbain, et ce jusqu'au domicile. Ainsi, en Ile-de-France, 71 % des habitants se déclarent gênés par le bruit chez eux. Première source de gêne : la circulation routière, suivi par le bruit du voisinage, le trafic aérien ou encore le bruit de la rue.

Ces nuisances sont également bien connues du monde du travail. Une enquête des Journées nationales de l'audition-IPSOS-Réunica montre ainsi que 39 % des travailleurs sont gênés par le bruit sur leur lieu de travail, et ce avant tout chez les actifs travaillant dans des chantiers (71% de personnes gênées), dans un open-space (51%) ou dans des ateliers de production (47%).

Enfin, les députés évoquent la question des musiques amplifiées en discothèque, en concert ou dans un casque, indiquant "que le bruit associé aux loisirs est devenu une menace importante pour l'ouïe". Le rapport met l'accent sur les musiques compressées, qui habitueraient "l'auditeur à un son sans nuances, souvent perçu de manière très forte, privant ainsi l'oreille de toute « gymnastique »" et rendant l'oreille "paresseuse".

19 propositions pour limiter les expositions

La mission formule donc 19 propositions pour remédier à ces expositions excessives au bruit, parmi lesquelles l'adaptation des infrastructures de transport, ces derniers restant la principale source de nuisances sonores. Autres pistes : l'introduction des coûts d'isolation phonique dans le cahier des charges des nouvelles infrastructures, ou encore la création de zones au sein desquelles les terrasses des bars et restaurants devraient fermer à une heure déterminée.

Plus généralement, elle conseille de reconnaître la multi-exposition de la population à divers bruits – un phénomène qui concernerait plus particulièrement la population à revenus modestes et vivant dans les grandes agglomérations. En effet, il existe de fortes inégalités sociales face à ces nuisances sonores. Enfin, les députés invitent à concevoir des luttes globales contre ce phénomène, et à lancer une campagne d'information nationale sur les dangers du bruit.

Réactions1 réaction à cet article

 

Il ne suffit de rabâcher à longueur d'année les mêmes litanies il faut agir.
Des actions immédiates et simples pourraient déjà diminuer sensiblement le niveau de bruit en zone urbaine.
1. Limiter à 30 Km/h la circulation dans toutes les zones urbaines . Effet sur le bruit mais également sur l'accidentologie.
2. Baisser les normes de niveau de bruit en particulier pour les 2 roues. Actuellement à 80dB pour certaines grosses cylindrées !
3. Une répression très sévère vis à vis de ceux qui ne respectent pas ces règles ( pots d'échappement trafiqués par exemple).

Pierre9 | 07 septembre 2011 à 10h52
 
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