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Actu-Environnement

Éolien : une énergie propre… mais pas toujours bien acceptée

Pièce maîtresse de la stratégie Française pour atteindre les objectifs du paquet Energie Climat, l'éolien est pourtant frappé par le durcissement de la réglementation en matière d'ICPE. Un frein supplémentaire à son développement d'autant que, à tort ou à raison, elle n'est pas toujours perçue favorablement par les riverains.

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Baptiste Clarke Actu-Environnement.com

Réactions22 réactions à cet article

 
Journaliste à la solde des promoteurs éoliens ?

M Clarke,vous êtes vous renseigné avant de tenir les propos à la fin du reportage?Je vais vous apprendre quelque chose:quand il n'y a pas de vent ou très peu pour entrainer un rotor d'éolienne et qu'elle ne fournit pas de courant mais qu'il faudrait qu'elle en produise;qui produit ce courant que nous consommons?La réponse est dans votre commentaire!C'est une centrale au fioul,au gaz ou au charbon et celle ci pollue à tout va avec son CO2....Cent commentaires,monsieur le journaliste!

kyrnos43 | 15 octobre 2009 à 06h53
 
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Réaction non renseignée?

kyrnos43, vous êtes vous renseigné avant de tenir cette réaction face aux propos à la fin du reportage? les centrales au fioul, au gaz ou au charbon ont toujours existé et donc contrairement à ce que vous dites, c'est l'éolien qui vient se substituer à ces sources et non l'inverse. L’énergie éolienne permet de produire de l’électricité sans apport de matériau combustible ou fissible, et donc sans émission de CO₂ ni rejets ou déchets toxiques. SANS commentaire, monsieur (ou madame) kyrnos43

Fille d'éole 35 | 15 octobre 2009 à 10h03
 
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réponse

Dans tout les cas, cette énergie devait être consommer par les clients. Si les éolienne ne sont pas la, c'est 100 % de l'énergie qui va être produit par les centrale.
Il faut avant tout faire baisser les consommations.... c'est l'éternel problème et peu de personne sont d'accord pour remettre en cause leurs consommations

HolY | 15 octobre 2009 à 10h08
 
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Article intéressant

On y apprend que le parc actuel s'est implanté sans la contrainte des réglementations ICPE. Pas étonnant que certaines machines aient été installées à proximité immédiate d'habitations. Ils ont du bénéficier d'un passe droit car en principe les ICPE sont applicables au dela d'un certain investissement industriel.

J'y ai appris que tout ce pataquès était pour économiser 48 000 tonnes de CO2 soit le dixième d'un pétrolier. C'est peu.
Et, pour compléter le message de "Fille d'Eole", les centrales électriques à fuel ou au charbon doivent etre maintenues pretes à servir pour pallier au caractère imprévisible de la production éolienne.
Le Danemark et l'Allemagne n'ont en rien diminué la consommation de combustibles fossiles en ayant "dévelloppé" leur production éolienne. Le nucléaire n'a pas la souplesse permettant d'assurer ce relais.

VD69 | 15 octobre 2009 à 10h42
 
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Re:Journaliste à la solde des promoteurs éoliens ?

Ce que vous dites est faux monsieur. L'éolien n'a pas vocation à fournir l'ENSEMBLE de l'électricité consommée en France.
Habillement répartie sur le territoire, elle peut produire en continue.
Les gestionnaires du réseaux (cf rapports RTE) savent gérer les aléas du vent.
Le but reste de ne plus construire de centrale polluante que ce soit au gaz, au fioul ou à l'uranium.

aie | 15 octobre 2009 à 10h57
 
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Re:Re:Journaliste à la solde des promoteurs éolien

Anti-éoliens = propos détournés. Quand les éoliennes fonctionnent, çà permet de réduire la production de centrales polluantes. L'énergie éolienne se substitue dons au thermique ou autre. C'est totalement mensongé de dire qu'il faut rallumer de nouvelles centrales polluantes quand l'éolien ne tourne pas.

EnR | 15 octobre 2009 à 11h32
 
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arguments écolos contre les éoliennes

Plusieurs problèmes ne sont pas mentionnés dans le reportage.
Tout d'abord les collisions avec les oiseaux et les chauve-souris (très difficiles à estimer et surement sous-estimées, les cadavres sont rapidement consommés par des charognard).
Ensuite, la consommation d'électricité continue à croitre et les éoliennes produisent de l'énergie en plus des centrales et non à leur place.)
Enfin, on ne parle pas du coût environnemental de la construction d'éolienne (infrastructures, bétonnage, câbles...)
Mais bon, les promoteurs éoliens et les agriculteurs qui gagnent des belles sommes en acceptant les éoliennes sur leurs terres ne s'arrêteront pas à ce genre de détail.

antek | 15 octobre 2009 à 16h20
 
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Mais si

Allemagne: 24 centrales au charbon en projet ou en construction !
Bretagne: fioul lourd à Cordemais, gaz à ploufragan et charbon ( terminal charbonnier ) à cherbourg.
EU: un gros du gaz fait de l'éolien en installant une mini centrale au gaz au pied de chaque éolienne.
Oui l'éolien c'est le nez rouge du thermique.

fretaye | 15 octobre 2009 à 21h24
 
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Pas étonnant

L'hydraulique... la plus propre... donc encore plus attaquée... à quand des "passe à oiseaux et chauve souris" messieurs et dames qui se disent "écolos" ..
et qui, sans doute, pronent avec le meme sérieux la lutte contre l' "effet de serre"... en 4/4 sur les autoroutes !

cage | 16 octobre 2009 à 11h39
 
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et les hydroliennes

une éolienne ne pollue pas... c'est ce que l'on veut nous faire croire, mais il ne faut pas oublier tout ce qui s'est passé avant que l'on mette face au vent cette machine... Un écobilan, c'est le calcul de l'impact environnemental et le coût de fabrication et sa démolition... il faut extraire du minerai, le transformer, le transporter.. tout cela a un coût et un impact, et libére des pollutions. C'est pour cela que je me demande pourquoi pour un pays maritime, on ne pense pas aux hydroliennes en fond de mer... plus de mat, plus de bases de 1OOOtonnes de béton armé, et surtout plus de forêts d'éoliennes qui agresses le bocage ou nos horizons...12O éoliennes off shore à Noirmoutier, 8O face au Croisic et seulement 12 face au Pouliguen qui n'attireront pas le touriste...

triton | 17 octobre 2009 à 20h23
 
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Re:et les hydroliennes

1000 tonnes de béton armé... ça parait bcp???
"Un nouvel «entrepôt» de déchets radioactifs à La Hague ... Onze mille mètres cubes de béton seront nécessaires à sa construction"

Et ce n'est que pour 1% des déchets des centrales nucléaires ! Soit les déchets ultimes. Imagine les infrastructures pour l'ensemble des déchets radioactifs !!! imagine la quantité de béton pour les centrales !!! du béton contaminé qu'il faudra surveiller pendant plusieurs décennies après l'arrêt des centrales. les socles des éoliennes sont directement destructibles si l'on décide d'enlever l'éolienne, sans effet négatif pour l'environnement.

Viv | 19 octobre 2009 à 10h54
 
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Re:arguments écolos contre les éoliennes

Connais t'on le taux de mortalité animal dont les oiseaux sur les sites des centrales nucléaire ?
Je ne sais pas, je pose la question ?

En ce qui concerne la consommation d'énergie, à quand un véritable marché d'économie d'énergie ?
Avant de produire plus !

Ce qui me plait c'est la ressource, le "combustible" de l'éolien, qui est le vent.
L'impact environnemental dans le temps après démantèlement d'une éolienne as t'il était mesuré ?

Anonyme | 20 octobre 2009 à 19h39
 
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Re:Re:et les hydroliennes

Encore une erreur classique : vous confondez 1 et 1 000 000. Et je pèse mes mots. D'un côté 1000 tonnes de béton pour une éolienne de 5MW, dans un cas très optimiste ; de l'autre 11 000 m3, soit 20 000 tonnes de béton, pour le stockage des déchets d'un parc d'environ 50 tranches nucléaires de chacune 1000 MW minimum.

D'un côté, 5kW/tonne de béton maximum, de l'autre 2 500 kW/tonne minimum. Après, bien sûr, il faut prendre en compte la masse des tranches nucléaires en elles-mêmes. Si chacune d'elle est 10 fois plus massive que le centre de stockage (ce dont je doute très fortement), on arrive à un tonnage à peu près équivalent. A ce détail près, remarquez, que je n'évoque absolument pas le fait qu'une éolienne durera au mieux une trentaine d'années, une centrale nucléaire une soixantaine, qu'elle ne se casse pas, et que je n'évoque pas la construction des retenues d'eau ou des centrales à charbon ou gaz qui devront servir d'appoint à l'éolien, ou de stockage.

Je n'entends pas démolir l'éolien, comme mon propos peut le laisser croire ; je demande juste un peu de rigueur dans le raisonnement. Et reprocher au nucléaire de demander plus de béton que l'éolien, le calcul d'ordres de grandeurs que je vous propose le montre, est un argument très contestable.

Du reste, d'immenses éoliennes off-shore tournant pour recharger nos STEP (stations de transfert d'énergie par pompage, ces bien heureux barrages hydroélectriques réversibles) et se débarasser du fossile me semble une possibilité très intéressante.

Umwelt | 20 octobre 2009 à 21h52
 
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Re:et les hydroliennes

Vous avez parfaitement raison : dire qu'une éolienne ne pollue pas est erroné. Ceci dit, il faut relativiser. Le monde moderne exige une production importante d'énergie, et plus spécifiquement d'électricité. Dans ces conditions, aucune énergie n'étant parfaitement propre, l'enjeu de ce siècle est de prendre la moins mauvaise. Et lorsqu'on compare l'énergie éolienne à l'énergie fossile, on peut légitimement se permettre cet abus de langage qui consiste à dire que la première ne pollue pas (pour être rigoureux, il faudrait préciser "beacoup par rapport à la seconde").

Quant au projet d'hydroliennes que vous proposez, malheureusement, il est encore au stade de l'expérimentation. En outre, comme l'eau circule en général moins vite que le vent, à longueur de pale équivalente, je ne sais pas si l'hydrolienne ne serait pas désavantagée. Surtout que la longueur des pâles d'éoliennes sera très difficile à atteindre sous les eaux, et que la puissance reçue est proportionnelle au cube de cette longueur... La plus importante densité de l'eau suffira-t-elle à compenser ce handicap ?

L'idée est intéressante à creuser. J'espère avoir répondu à votre question.

Umwelt | 20 octobre 2009 à 22h12
 
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Re:Mais si

Certes, il est incontestable que l'intermittence de l'éolien est un problème épineux, auquel seuls de coûteux moyens de stockage ou de polluants appoints aux fossiles savent répondre. Mais renversons le problème : il nous faut un approvisionnement énergétique rapide et souple. En France, on a déjà de la chance, le nucléaire nous enlève 75% du problème. Reste les pics. Ils sont là, qu'on le veuille ou pas. Préférez-vous que ce pic soit totalement pris en charge par les fossiles, ou à 30% par l'éolien ? Pour moi, le choix est vite fait. En Pologne, où l'électricité est à plus de 90% issue du charbon, l'éolien ne fera pas de mal. Le gros problème est la stabilité du réseau et l'intermittence. Une gestion intelligente et des tampons de stockage performants, bien que coûteux, représenteraient une alternative très séduisante.

Umwelt | 20 octobre 2009 à 22h25
 
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Re:Re:Re:et les hydroliennes

On peut rajouter que le béton des centrales nucléaire est contaminer, et qu'il faut donc le surveiller pendant très longtemps !!! Contrairement aux socles des éoliennes...

Comment vous pouvez dire que la durée de vie d'une éolienne est de 30 ans??? La durée de vie d'une centrale nucléaire est à la base de 20 ans... ET, suite aux différents contrôles réalisés, cette durée de vie a put être prolongée. Mais nous ne connaissons même pas la véritable durée de vie d'une centrale nucléaire ! De plus pour les éoliennes, rien ne nous empêche de changer seulement la nacelle (ou plus !) Mais de conserver le mat! Que prends-tu en compte dans la durée de vie d'une éolienne? changement des pâles? du mât? de l'ensemble du mécanisme?

Ensuite, l'éolienne n'a jamais obligé à rallumer des centrales à énergie fossile ! elle vient en complément et permet justement de couper les centrale fossile ou de diminuer leur utilisation. C'est tout de même différent ! De plus on peut tout à fait combler le manque de vent par l'utilisation de systèmes thermiques autre que fossile (biomasse, méthanisation).

Le sujet des EnR est vaste et ne s'arrête pas aux simples éoliennes ! (qu'il ne faut pas négliger)

Viv | 21 octobre 2009 à 17h12
 
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Re:Re:Re:Re:et les hydroliennes

Attention, la proportion des bétons contaminés d'une centrale nucléaire est très limitée. Il s'agit des bétons des réacteurs et des lieux de stockage, très ponctuels dans la centrale, vu que le combustible ne circule pas, sauf au moment de son extraction. Après, je ne nie pas qu'il subsiste une part qui est contaminée et qu'il faut surveiller, mais les éléments qu'il faut surveiller très longtemps sont considérés comme déchets ultimes, qui sont directement vitrifiés et ensevelis. Certaines technologies séparatives sont à l'étude au CEA et permettront de réduire encore le volume des déchets à surveiller, en concentrant les éléments contaminants. J'entrerais volontiers dans les détails, mais je ne maîtrise pas très bien ce sujet. Je n'ai pas envie de sortir d'ânerie.


Pour la durée de vie d'une éolienne, je l'avoue, je me suis trompé dans mon estimation de sa durée de vie. Suite à votre réflexion, j'ai fait une petite recherche pour dépoussiérer mes vieux souvenirs sur ces chiffres, et suis tombé sur le site de la fédération France Energie Eolienne, qui nous dit :

"Quelle est la durée de vie d’une éolienne ?
Une éolienne moderne est conçue pour fonctionner pendant environ 120 000 heures durant ses 20 années de durée de vie"
J'avais donc surestimé sa durée de vie... Ceci dit, les points que vous soulevez sont pertinents ; alors que je pensais qu'au bout de ces 20 ans (ou 30, comme je le pensais) on démontait tout et on rendait au sol son apparence passée, je n'ai pas envisagé les possibilités, judicieuses, que vous évoquiez sur le remplacement des seuls éléments obsolètes. N'étant pas compétent en génie civil, j'avoue être incapable de me prononcer sur un tel choix technique. Revenons donc sur ce que nous dit FEE, dans sa rubrique technique (lue en même temps que je rédige ce commentaire) :

"L'exploitation
Le parc éolien sera exploité pendant une vingtaine d'années, ce qui correspond à la durée moyenne de vie des machines installées. Le pilotage et le contrôle des éoliennes est assuré à distance depuis un centre d'exploitation. La présence humaine sur le parc éolien se limite donc aux opérations de maintenance programmée et imprévues (incidents ou pannes).

Le démantèlement
En fin d'exploitation, le parc éolien doit être démantelé. Les éoliennes sont démontées et le site est ensuite remis en état. L’exploitant est tenu de constituer les garanties financières nécessaires."

A priori, cet extrait me donne raison. Il existe une durée de vie maximale ; si elle est réglementaire, j'espère qu'une modification la fera sauter pour permettre ce que vous suggérez (remplacement des parties nécessaires, qui réduirait encore l'empreinte écologique des éoliennes), mais si elle est technique (vieillissement du mât), le démantellement complet est, malheureusement pour nous, une nécessité. A moins de trouver d'autres matériaux plus résistants et vieillissant mieux, ce qui serait parfait.


Pour ce qui est de l'âge des centrales nucléaires, en effet, la moitié ont moins de 25 ans en France, mais, ce n'est un secret pour personne, EDF devrait encore les faire tourner pendant encore 15 ans. Elles pourraient même encore tourner jusqu'à leurs six dixaines de bougies, mais ce n'est pas encore certain. J'ai peut-être manqué de rigueur en faisant la moyenne que j'ai faite. Autant pour moi.

Enfin, pour les émissions de CO2, je suis tout à fait de votre avis, l'énergie éolienne peut remplacer une partie du fossile, et nous devons nous en réjouir. Ceci dit, le caractère intermittent de l'éolien risquerait de déstabiliser le réseau. Si, dans les faits, ce n'est pas le cas, tant mieux alors. Je n'ai pas les chiffres sur cela. Je raisonnais sur un scénario éolien exclusif dans lequel l'intermittence ne pouvait être paliée que par le fossile (qui reste moins cher, hélas, que la méthanisation). Après, si le vent souffle au moment des pics de conso, il est évident qu'il faut privilégier l'éolien au fossile. Mais si le vent souffle alors qu'on produit déjà assez d'électricité, c'est quand même dommage de perdre cette énergie. On retombe donc sur le moyen de stockage que j'évoquais. Une idée qui m'est venue pour faciliter la croissance de l'éolien était de relier toutes les centrales éoliennes à des STEP, et non au réseau (problème de stabilité résolu), qui en se déchargeant alimenteraient le réseau. Mais le coût financier et environnemental doit être conséquent.

Pour conclure, effectivement, il n'y a pas que les éoliennes. Dans le monde, leur proportion à l'heure actuelle dans la production d'énergie n'atteint même pas le pourcent, comparé à l'hydraulique et la biomasse, qui se partagent quelques pourcents (je ne me souviens plus des chiffres exacts, mais ils sont facilement trouvables). Ceci dit, tout le monde est parti de rien, et si l'énergie éolienne parvient à lutter contre ses handicaps, elle pourra se loger une place confortable dans l'approvisionnement énergétique.

Umwelt | 22 octobre 2009 à 00h12
 
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Re:Re:arguments écolos contre les éoliennes

Là, il faut m'expliquer... En quoi une centrale nucléaire génèrerait-elle une hausse de la mortalité de nos chères bestioles, largement supérieures à nous vu qu'elles ont des plumes ? Une éolienne, encore, je peux "comprendre" (après avoir explosé de rire en m'imaginant un oiseau assez stupide pour passer entre les pâles) le principe, même si la vitesse angulaire des pâles est certainement insuffisante pour lui faire grand chose.

Amis anti-éoliens, si vous voulez protéger les oiseaux, arrêtez de conduire. Le nombre de volatiles tués sur les routes est sans nule doute bien plus grand que celui des tués par les éoliennes. (Dans le pire des cas, si le piaf est assez stupide pour se caser au milieu d'un truc qui tourne, on peut se dire qu'on rend service à son espèce en la débarrassant d'un boulet pareil).

Pour ce qui est de l'impact environnemental des éoliennes, vous trouverez pas mal de statistiques assez éloquentes en la matière : ACV traduisant une faible empreinte carbone, et autres droleries. Essayez les sites de l'ADEME, FEE et autres, vous devriez trouver votre bonheur.

Enfin, pour votre réflexion sur l'économie avant la consommation, j'adhère à 100%. Cela reprend le principe du Négawatt : la meilleure énergie est celle qu'on ne consomme pas. Ceci dit, dans le cas de l'électricité, une nouvelle composante éloigne (heureusement ou malheureusement) cette possibilité : l'avènement possible des voitures électriques. Et je préfère utiliser de l'éolien, de l'hydraulique, du nucléaire ou du photovoltaïque, plutôt que du fossile. Si le bilan énergétique et environnemental de la voiture électrique est suffisamment bon en France (ce ne sera pas le cas partout dans le monde, pour ne pas dire presque nulle part), va pour l'augmentation de la production d'électricité.

Umwelt | 22 octobre 2009 à 00h32
 
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Journaliste à la solde des promoteurs éoliens

EnR,vous êtes un gros menteur!Les centrales au gaz, fioul donc polluantes ne fonctionnent pas,mais seulement le nucléaire,qui en produit déjà trop pour la France et en vend à l'étranger.IL se construit en ce moment en France des centrales thermiques pour réguler le courant produit par les éoliennes.Monsieur l'ignorant,savez vous combien il faudrait de ces engins tournants pour alimenter notre pays?En respectant les régles d'implantation,le territoire de la France ne suffirait pas!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!NO COMMENT

kyrnos43 | 22 octobre 2009 à 06h14
 
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Re:Re:Re:Re:Re:et les hydroliennes

Information intéressante, et effectivement il faudra attendre la fin de la durée de vie estimé pour envisager de la reconduire. Certainement que le béton aura travaillé différemment d'un site à un autre et qu'il est difficile de se prononcer.

Il y a de nombreuses recherche réalisée sur le stockage de l'électricité, mais aucune de concluante à ma connaissance. Et si une telle technologie existé (technologie vraiment pertinente j'entends), elle serait utilisée à très grande échelle. Cela nous permettrait de stocker également l'élec solaire. Enfin cela résoudrait de nombreux problème venant de l'énergie élec.
Pour l'éolien, quand le vent souffle et qu'il ne nous faut pas plus d'énergie, ben il ne faut pas en rajouter. C'est pourquoi nous pouvons voir un champ d'éolien arrêté en plein vent... C'est sur qu'avec une possibilité de stockage... Mais c'est aussi un avantage de l'éolien que de pouvoir être stoppé à tout moment pour ne pas dégrader le réseau élec.

Pour la rentabilité de la méthanisation, je n'ai pas de chiffre. Mais c'est un excellent système sur le papier. Et comme nous utilisons en générale des déchets, je ne suis pas du tout convaincu de sa non rentabilité.

Viv | 22 octobre 2009 à 10h22
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:et les hydroliennes

En fait, la technologie existe, ce n'est pas le problème, me semble-t-il. Je fais ici référence aux Stations de Transfert d'Energie par Pompage. La technologie est très fiable, performante et propre (c'est un barrage hydroélectrique avec une rétention en aval pour permettre la réversibilité, et donc le stockage), mais, comme très souvent, son utilisation est freinée par son coût énorme. Et ça coûte moins cher de construire une centrale à gaz ou à charbon que de construire un parc éolien couplé à une STEP. Et comme les gens refuseront de payer quelques euros plus cher leur facture d'électricité (comprenez les, ils ne pourraient plus aller au ciné) on reste coincés sur cette exigeance d'une électricité bon marché avant tout, propre accessoirement, renouvelable pour se donner bonne conscience, si ça ne contredit pas la première loi. Allez leur faire comprendre que l'installation sera rentabilisée par un gain d'indépendance aux fossiles, des milliers d'emplois créés dans les EnR, une lutte efficace contre la pollution et le réchauffement climatique. Les politiques, trop occuppés à les caresser dans le sens du poil, ne se risqueront pas à cela.

Quant au biogaz, c'est encore le même problème. Le processus est bon, mais encore trop cher : le biogaz sera beaucoup plus cher que le gaz de terre (je préfère cette appellation allemande à celle, trompeuse, de gaz naturel) donc pas compétitif. Même s'il ne fait aucun doute de son intérêt écologique et de sa rentabilité, cette barrière reste infranchissable. A moins d'augmenter les impôts et de rendre la méthanisation obligatoire là où elle est intéressante, et le rachat de biogaz obligatoire, mais encore une fois, l'opposition des citoyens et des entreprises sera forte.

Dans ces deux cas, on voit que le principal obstacle à la lutte contre la pollution est moins technique que politique.

Umwelt | 22 octobre 2009 à 16h18
 
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Re:Journaliste à la solde des promoteurs éoliens

Voilà un propos remarquable, tant par le fait que vous ne répondez pas aux personnes qui dialoguent avec vous mais postez un commentaire en parallèle (sans doute dans l'espoir qu'elles n'en soient pas averties, et ne puissent réfuter vos arguments), que par son élégance rhétorique empreinte de respect envers vos interlocuteurs et le manque de consistance dans les arguments que vous avancez.

Comme vous ne le savez pas, le nucléaire ne produit "que" 75 à 80% de l'électricité française. Il est donc mathématiquement impossible que le nucléaire produise "trop pour la France". 15% de l'électricité sont produits par l'hydraulique, et le reste, trop aléatoire pour être produit par le nucléaire (qui délivre une puissance constante), est produit par le gaz ou le charbon. Si vous ne me croyez pas, je vous invite à aller voir les chiffres d'EDF, producteur d'électricité qui, selon mon humble avis, a légèrement plus de compétences que vous et moi pour déterminer l'origine de sa propre production. Je passe rapidement sur votre contradiction ("Les centrales au gaz, fioul donc polluantes ne fonctionnent pas" vs "IL se construit en ce moment en France des centrales thermiques pour réguler le courant produit par les éoliennes." ; quel est l'intérêt de construire des centrales que l'on n'utilise pas ?) et embraye sur votre dernière réflexion, très pertinente cette fois, qui mérite le chiffre que vous n'avez pas avancé.

En France, nous avons 58 réacteurs nucléaires de 1000 MW environ, qui produisent 80% de notre électricité. Notre puissance totale est donc de 58*1000/0,8 = 75 000 MW. Il nous faudrait donc 75 000 éoliennes de 1 MW, ce qui est effectivement considérable, si on voulait produire avec exclusivement de l'éolien. Avec l'intermittence du vent, ce chiffre pourrait doubler voire tripler (quoi que, si le vent s'arrête de souffler en A, il va certainement se mettre à souffler en B, donc le surplus d'éoliennes ne devrait pas crever le plafond). Avec l'off-shore, permettant des puissances plus grandes (5MW) et des stabilités plus grandes, on pourrait toutefois réduire significativement ce nombre d'éoliennes.

Toutefois, il n'a jamais été question d'alimenter la France uniquement avec de l'éolien. Le nucléaire et l'hydraulique nous enlèvent déjà une très grosse partie du problème, et notre objectif est de nous assurer que le reste ne sera pas fourni par les fossiles, mais par de l'éolien.

Enfin, les centrales thermiques en construction dont vous parlez ne sont certainement pas construites pour compenser l’intermittence de l’éolien, comme vous le prétendez. Deux explications à cela.

Tout d’abord, pour reprendre le propos très sensé de Viv sur le sujet (voir commentaire « Et les hydroliennes ? »), les éoliennes ne tournent que lorsque le vent souffle et que l’on est en période de pointe, pour réduire la sollicitation des centrales thermiques. Si l’équilibre réseau est déjà établi, les éoliennes sont arrêtées, pour éviter de produire trop. Le système fonctionne donc à l’inverse de ce que vous dites : en France, ce n’est pas le fossile qui remplace l’éolien quand il n’y a pas de vent, mais bien l’éolien qui remplace le fossile quand il y a du vent. Certes l’éolien est plus instable, ce qui n’est pas sans risques, mais une régulation harmonieuse, avec les tampons et les régulateurs de puissance appropriés, réduit considérablement ce problème.

Le dernier argument qui me vient sur le motif de la construction de ces centrales fossiles est qu’EDF, comme toute entreprise qui se respecte, doit être capable de satisfaire à la demande de ses clients pour rester dans la course. Et si la demande est vouée à augmenter à l’avenir (vous ne seriez pas crédible si vous essayiez de nier cette tendance qui fait l’unanimité parmi les économistes et les scientifiques), EDF doit être prête à y répondre. Cela passe bien évidemment par une augmentation de sa capacité de production, que le nucléaire ne peut malheureusement pas couvrir tout de suite, du fait de la très grande longueur des travaux avant qu’un réacteur soit opérationnel.

Respectueusement,
Umwelt

Umwelt | 22 octobre 2009 à 17h31
 
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