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“Faire du paysage un espace de production, c'est cela le paysage productif”

La deuxième édition de l'Appel des 30 lance une filière du paysage productif dans la vallée de la chimie lyonnaise. Explications de Bruno Charles, vice-président du Grand Lyon en charge du développement durable.

Interview  |  Aménagement  |    |  Albane Canto Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°378 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°378
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“Faire du paysage un espace de production, c'est cela le paysage productif”
Bruno Charles
Vice-président du Grand Lyon en charge du développement durable
   

Actu-environnement : Qu'est-ce que ce paysage productif qui pousse sur le territoire du Grand Lyon ?

Bruno Charles : Cette idée a vu le jour dans le cadre de l'Appel des 30, cet appel à projets qui vise à développer des projets innovants dans les filières chimie, énergie et environnement dans la vallée de la chimie. Tout est parti d'une série de constats. Tout d'abord, nous avons 21 hectares de terrains pollués dont l'usage est limité car ils sont dans le périmètre du plan de prévention des risques technologiques (PPRT). Ensuite, nous manquons d'exutoires pour les terres inertes issues de nos chantiers. Enfin, nous manquons de sols fertiles près de la ville. Nous avons donc souhaité développer cet espace pour requalifier les terres et produire des végétaux pour les chaufferies biomasse qui se développent sur le territoire. Faire du paysage un espace de production, c'est cela le paysage productif.

AE : Sur quoi portent les projets ?

BC : Nous avons retenu huit projets. C'est une bonne surprise car quand nous avons lancé l'idée, nous ne savions pas si ça allait marcher ! L'un est porté par Terres fertiles 2.0, un groupement de six entreprises du paysage de l'agglomération lyonnaise, qui vise à enrichir les terres inertes issues des chantiers pour les rendre fertiles et les utiliser localement. Ensuite, trois projets ont trait aux sols pollués : Soupe, Valorhiz et Serpol. Il s'agit, avec des techniques de biodynamisation des sols et de phytoremédiation de tester de nouvelles méthodes de traitement, qui peuvent aller de la dépollution jusqu'à la phytoextraction des métaux pour les réutiliser.

   
Territoires accueillant les projets de l'Appel des 30 © Grand Lyon
 
   
Enfin, les autres projets ont trait à la biomasse. Valter Biomasse, ABSRA, Racine, et Ain environnement veulent expérimenter la plantation de taillis à courte rotation, mettre au point des plateformes de préparation, de stockage et de livraison de biomasse pour l'agglomération. Ces huit projets bénéficient de 5 millions d'euros d'aides et vont rapidement permettre la création de douze emplois.

AE : Quels sont les impacts pour l'agglomération ?

BC : Notre objectif est de garder les industries sur notre territoire, et nous avons de l'espace pour cela. Mais nous devons innover pour développer les éco-industries, aller vers la transition écologique et énergétique. Avec le premier appel à projets de l'Appel des 30, nous avons près de 100.000 m2 de panneaux photovoltaïques en projet. Et avec le Plan énergie et climat, nous avons créé une usine de méthanisation qui représente un investissement de 60 millions d'euros. Il y en a d'autres… Avec ces projets de paysage productif, très innovants et très simples, nous voulons continuer dans cette direction.

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