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Le C2DS propose des pistes de financement pour réduire les impacts des activités de soins

Risques  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Dans un courrier, le Comité pour le développement durable en santé (C2DS) demande à la ministre de la Santé Marisol Touraine d'octroyer dès 2015, 1% des financements dédiés aux missions d'intérêt général et d'aide à la contractualisation (Migac) "pour réduire les impacts sanitaires et environnementaux de l'activité hospitalière".

L'enveloppe annuelle des Migac, dotée de plus de 8 milliards d'euros en 2014, a pour objectif de "maintenir une dotation destinée à compenser les charges liées à l'accomplissement de certaines missions, hors financement à l'activité de soins des structures", rappelle l'association.

"La production de déchets, de gaz à effet de serre, la consommation énergétique, l'exposition aux produits chimiques, le gaspillage alimentaire, la surconsommation et le gaspillage médicamenteux, la qualité de l'air intérieur, l'exposition aux perturbateurs endocriniens, aux ondes électromagnétiques, etc...sont autant d'enjeux de l'activité de soins qui impactent nos environnements et notre santé. Agir collectivement sur ces thématiques devient une mission d'intérêt général prioritaire. Le prix de l'inaction sera demain beaucoup plus élevé que celui de l'action aujourd'hui", prévient Olivier Toma, président du C2DS, dans un communiqué.

Les établissements sanitaires et médico-sociaux se doivent d'être "exemplaires" et agir de façon préventive, comme "les y conduit la future loi de Santé", contre la progression d'un grand nombre de maladies dites environnementales (cancer, maladies respiratoires, hormono-dépendantes,…), ajoute-t-il. La loi sera présentée en Conseil des ministres en septembre et débattue au Parlement à partir de début 2015.

L'association appelle également à créer un fond de rénovation énergétique hospitalière (FREH) à taux zéro permettant aux établissements de procéder aux investissements énergétiques "nécessaires", notamment pour répondre aux exigences du projet de loi de transition énergétique examiné à l'Assemblée en octobre. Il s'agit d'augmenter la part d'énergies renouvelables à 23% d'ici 2020 et 32% d'ici 2030, de réduire la production de gaz à effet de serre de 40% d'ici 2030, de baisser de moitié la consommation énergétique d'ici 2050 par rapport à celle de 2012 et enfin de porter le rythme annuel de baisse à 2,5% d'ici 2030. "Sans FREH ou sans Migac, les établissements sanitaires et médico-sociaux seront dans l'impossibilité de répondre à ces critères", estime le C2DS.

L'association recommande à terme une "montée en puissance" à 10% des Migac.

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