En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Canal Seine-Nord Europe : Alain Vidalies organise la phase opérationnelle du chantier

Aménagement  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Rémi Pauvros, député socialiste du Nord, a présenté le 5 mai dernier son second rapport qui formule dix propositions pour démarrer les travaux du canal Seine-Nord Europe en 2017. Après avoir examiné les propositions de M. Pauvros, Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux transports a annoncé le 19 juin avoir pris trois décisions dans le but de "poursuivre résolument" ce projet en organisant la phase opérationnelle du chantier. "Celles-ci répondent à l'objectif d'un lancement de l'opération en 2017, conformément aux engagements pris par le Premier ministre", a confirmé M. Vidalies.

Le canal de 106 kilomètres entre Compiègne dans l'Oise et Cambrai dans le Nord doit permettre le transit de fret à grand gabarit, d'une longueur de 185 m et d'un volume de 4.400 tonnes, depuis Le Havre (76) jusqu'à Dunkerque (59) et au Benelux.

Voies Navigables de France (VNF) est chargé de la préfiguration de la société de projet en charge de la construction du canal, prévue par la loi Macron. L'objectif fixé par le Gouvernement est de disposer, à l'automne, de propositions sur les règles constitutives de cette société. Ces propositions s'appuieront sur l'avis des collectivités territoriales, et serviront de base à l'ordonnance de création de la société. Selon le député, cet établissement public devrait être "mis en place début 2016". En référence à d'autres sociétés de projet (Société du Grand Paris, la société BBT qui construit le Tunnel du Brenner), la société pourrait être dotée de recettes dédiées incitatives au report modal, a préconisé M. Pauvros.

Des coordonnateurs seront également prochainement désignés pour consolider et finaliser le financement du projet "à travers la conclusion d'un protocole de financement du projet, réunissant l'Etat et les collectivités territoriales". Le coût initial du canal est évalué à 4,5 milliards d'euros. Prévu à l'origine à 6,22%, l'engagement européen passerait à 40% du coût des travaux soit 1,8 milliard d'euros, selon le député. La Commission européenne doit rendre sa première décision en juillet 2015. L'Etat financerait le projet à hauteur de 22%, à parité avec les collectivités (régions Nord-Pas de Calais, Picardie et Ile de France et départements de l'Oise, du Nord, du Pas-de Calais et de la Somme), soit 1 milliard d'euros chacun.

Enfin, Nicole Klein, préfète de la région Picardie, coordonnatrice du projet, est chargée d'assurer la mission de coordination de la démarche "Grand Chantier" du canal à l'instar du Tunnel sous la Manche, ainsi que les démarches administratives et réglementaires. Elle aura en outre la mission d'animer les démarches de démocratie participative, comme préconisé par le rapport Pauvros, en lien avec la future société de projet et les collectivités territoriales. La mise en service du canal est attendue pour 2023.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Rachida Boughriet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager