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Canal Seine-Nord : la perspective d'une pause dans le projet fait réagir les transporteurs et collectivités

Aménagement  |    |  Eva GomezActu-Environnement.com

Les Transporteurs fluviaux de France (TFF) et les collectivités des Hauts-de-France s'inquiètent de l'annonce du gouvernement en ce qui concerne une éventuelle "pause" dans les travaux du canal Seine-Nord. Dans une interview donnée aux Echos début juillet, la ministre chargée des transports Elisabeth Borne avait en effet annoncé que "l'argent doit prioritairement aller à l'entretien et à la modernisation. L'ajustement se fera donc forcément sur les grands projets". Cette annonce confirmée par Nicolas Hulot le lendemain, a laissé penser que le canal Seine-Nord était concerné.

TFF a donc réagi dans un communiqué : pour cette association, l'hypothèse de l'arrêt du projet "irait à l'encontre de trois gouvernements successifs et d'un projet attendu de longue date par nos territoires, l'Union européenne et les milieux industriels et logistiques français". Pour défendre le projet de canal Seine-Nord, TFF rappelle qu'il "est largement financé, puisque soutenu à hauteur de deux milliards d'euros par l'Europe et à près de un milliard par les territoires". De plus, l'association souligne que les travaux d'aménagements environnementaux ont déjà débuté. Pour TFF, "l'annonce éventuelle du report du projet canal Seine-Nord Europe constituerait un signal négatif en termes d'écologie des transports et d'intermodalité (…). Par ailleurs, cette pause pourrait remettre en cause la confiance des filières industrielles et agricoles accordée au secteur du transport fluvial et conduire à leur désengagement".

"Une déclaration de guerre aux six millions d'habitants de la région Hauts-de-France"

Les déclarations des ministres des Transports et de la Transition écologique ont également fait réagir au niveau des collectivités locales des Hauts-de-France. Sur Europe 1, le député-maire UDI d'Albert (Somme) et membre du Comité stratégique de l'établissement public en charge du projet, Stéphane Demilly, s'est montré alarmé : "s'il est vraiment question de stopper le projet du canal Seine-Nord, ça va être la révolution dans les Hauts-de-France. (…) J'ai toujours fait du canal Seine-Nord Europe l'une des priorités principales de mon action de député. Ce grand projet constitue un formidable espoir économique et environnemental pour nos territoires. (…) Si le gouvernement revient sur ce projet, c'est une déclaration de guerre aux six millions d'habitants de la région Hauts-de-France".

En novembre 2015, Edouard Philippe, alors maire du Havre, déclarait dans Chantiers de France à propos du canal : "il y a quelque chose qui relève non pas du contre-sens, mais en tous les cas de la faute de tempo, à consacrer des moyens absolument considérables à cet outil alors que l'on pourrait, me semble-t-il, utiliser des moyens plus limités, pour capter des flux plus importants à travers les ports français (…). Il me semble que cet argent public serait mieux utilisé ailleurs". En mars dernier, le candidat Macron avait pourtant confirmé le maintien des projets de lignes à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Lyon-Turin ainsi que du canal Seine-Nord.

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