Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Les cancers de la prostate liés aux pesticides reconnus comme maladie professionnelle

Risques  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Ce 22 décembre, un décret publié au Journal officiel, reconnaît les cancers de la prostate liés à l'exposition aux pesticides, dont le chlordécone, comme maladie professionnelle. Ce décret crée le tableau de maladie professionnelle n° 61, dans le régime agricole, relatif au cancer de la prostate en lien avec l'exposition aux pesticides. Sa création permettra d'établir une présomption d'origine professionnelle de la maladie et de faciliter ainsi l'indemnisation des travailleurs agricoles exposés à ces molécules.

Selon le décret, le terme pesticides se rapporte aux produits à usage agricole et aux produits destinés à l'entretien des espaces verts (produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques) ainsi qu'aux biocides et aux antiparasitaires vétérinaires, « qu'ils soient autorisés ou non au moment de la demande ». Les travaux exposant « habituellement » aux pesticides sont ceux effectués « lors de la manipulation ou l'emploi de ces produits, par contact ou par inhalation, par contact avec les cultures, les surfaces, les animaux traités ou lors de l'entretien des machines destinées à l'application des pesticides », indique le texte.

Ce tableau bénéficiera ainsi aux victimes du chlordécone, un insecticide organochloré utilisé dans les bananeraies des Antilles françaises. « C'était une décision attendue, particulièrement aux Antilles. Ce tableau permettra l'indemnisation des anciens travailleurs agricoles exposés à la chlordécone pendant leur activité professionnelle, dès lors qu'ils rempliront les conditions du tableau », ont souligné les ministères des Outre-mer, de la Santé et de l'Agriculture. « Aux Antilles, le Plan chlordécone IV prévoit un dispositif d'accompagnement spécifique des personnes concernées pour qu'elles puissent effectuer les démarches auprès du fonds d'indemnisation des victimes de pesticides. »

Les personnes éligibles « peuvent dès à présent se rapprocher de leurs caisses de sécurité sociale (caisses de MSA, caisses d'assurance-accidents agricoles en Alsace-Moselle ou caisses générales de sécurité sociale en outre-mer) pour déposer une demande d'indemnisation », ont précisé les ministères.

Pour que le cancer de la prostate soit reconnu comme maladie professionnelle, il doit avoir été diagnostiqué moins de quarante ans après la fin de l'exposition au pesticide, a indiqué le ministère de l'Agriculture. La durée d'exposition prise en compte, dans le tableau, est d'au moins dix ans. Néanmoins, les personnes qui ont été exposées aux pesticides moins longtemps pourront faire une demande devant une commission régionale de reconnaissance des maladies professionnelles.

Réactions1 réaction à cet article

 

Ainsi la satisfaction de la doctrine "la production intensive, rien que la production intensive" avec force pesticides engendrerait des victimes de ces produits "miracle" puisqu'on nous parle désormais - et enfin, l'omerta semblant peu à peu se lever sur ce scandale sanitaire et environnemental majeur - de maladie professionnelle ?
Les riverains, quant à eux, peuvent en revanche continuer à souffrir de ces mêmes pathologies et en mourir sans que cela n'éveille le moindre questionnement... Il est néanmoins peu probable que cela continue ainsi bien longtemps.

Pégase | 04 janvier 2022 à 19h06
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Rachida Boughriet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

Désamiantage : maîtrise d’œuvre et accompagnement HPC Envirotec