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Cancers professionnels : vers un système de surveillance en lien avec l'activité

Risques  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

Santé publique France (SPF) a étudié la faisabilité de développer un système de surveillance des cancers liés à l'activité professionnelle. « Il n'existe actuellement pas de système de surveillance de ce type en France », explique l'établissement public, qui a publié le 23 septembre les résultats de ce projet dénommé Sicapro.

Le système envisagé se base sur le couplage des données médicales issues des registres des cancers avec les données sur la carrière professionnelle provenant de la Caisse nationale d'assurance vieillesse pour les salariés du régime général (Cnav). Santé publique France a réalisé une étude avec deux registres : le registre général des cancers de Lille et sa région, le registre des tumeurs du Doubs et du Territoire de Belfort. Ces registres ont fourni les données sur les cas de cancers enregistrés entre 2010 et 2014. L'établissement public a constaté « un excellent taux d'appariement entre les bases », de même qu'une reconstitution « très satisfaisante » des historiques de carrières à partir de l'année 1999.

Malgré quelques limites mises en évidence au cours de la phase pilote, « cette étude montre qu'il est possible de disposer d'un historique professionnel fiable sur les vingt dernières années de carrières, ce qui semble suffisant, y compris pour des études portant sur des maladies avec des durées de latence longues comme les cancers », conclut Santé publique France. L'agence sanitaire entend par conséquent pérenniser le système de surveillance et l'étendre à l'ensemble des registres et à l'ensemble des salariés afin de permettre une couverture nationale. Avec toutefois une limite importante liée au fait que les registres du cancer ne couvrent que 20 % de la population française. L'identification des métiers à forte incidence de cancers devrait permettre de mieux orienter les politiques publiques en matière de prévention et de reconnaissance des cancers d'origine professionnelle.

En 2010, 12 % des salariés avaient été exposés à au moins une nuisance cancérogène (produits chimiques, rayonnements ionisants, travail de nuit), rappelle Santé publique France, et la proportion de cancers attribués à des facteurs professionnels est estimée entre 4 et 8,5 %. Soit un chiffre, certainement sous-estimé, de 15 000 à 33 000 nouveaux cas chaque année.

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