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Cantines scolaires : l'Anses ouvre la voie aux menus végétariens quotidiens

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Dans un rapport publié le 25 novembre, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) s'est penchée sur les fréquences recommandées des plats ou des repas végétariens servis dans la restauration scolaire.

Pour rappel, la loi Agriculture et alimentation (Egalim) d'octobre 2018 a instauré une expérimentation, durant deux ans, d'un repas végétarien par semaine dans les restaurants scolaires. Depuis le 1er novembre 2019, les cantines, de la maternelle au lycée, ont appliqué cette mesure. Pour remplacer les plats de viande ou de poisson, le menu végétarien peut être composé d'autres aliments d'origine animale (laitages, œufs) ou végétale (céréales, légumineuses).

L'Anses confirme qu'un menu végétarien hebdomadaire en restauration scolaire peut contribuer « à la couverture de l'ensemble des besoins nutritionnels des enfants, à la condition qu'il soit équilibré ». Et à la condition que « l'offre végétarienne prenne mieux en compte l'intérêt des apports en légumineuses et en céréales complètes », selon son précédent avis daté de janvier 2020.

En respectant ces conditions, l'Anses souligne, dans son nouveau rapport, que l'augmentation du nombre de menus sans viande ni poisson « ne modifie pas l'équilibre nutritionnel des enfants ». L'analyse de l'Agence se fonde, d'une part, sur des comparaisons de compositions nutritionnelles de menus (végétariens et non végétariens) en restauration scolaire et, d'autre part, sur des simulations d'apports journaliers en nutriments.

Les comparaisons des compositions nutritionnelles, entre différents types de menus, montrent que « les menus à base de fromage sont plus énergétiques et plus riches en acides gras saturés ». Les menus avec poisson « contiennent plus d'acide eicosapentaénoïque (EPA), d'acide docosahexaénoïque (DHA) et de vitamine D », observe l'Anses. Tandis que les menus à base végétale apportent « plus de fibres ». La teneur en calcium « est plus élevée dans les menus sans viande ni poisson, notamment dans les menus à base de fromage », ajoute l'étude. De même, les menus avec viande apportent « plus de vitamine B3 et de zinc que les autres types de menus ». Lorsque les menus à base végétale sont analysés en fonction de la catégorie du plat principal, l'Anses note que ceux contenant du soja « sont plus riches en protéines que les autres menus à base végétale ». En outre, les teneurs en fer et en zinc « sont plus élevées dans les menus dont le plat principal contient majoritairement du soja ou d'autres légumineuses ».

Les simulations, réalisées par l'Anses, ont permis d'évaluer l'impact des différences de composition nutritionnelle entre les menus, sur les apports journaliers en nutriments d'enfants de 7 à 10 ans. Ces simulations « révèlent que l'augmentation du nombre de menus sans viande ni poisson ne modifie pas le niveau de satisfaction des apports en nutriments, au regard de l'atteinte des références nutritionnelles. Il n'est donc pas pertinent de proposer de ce fait une fréquence maximale de menus sans viande ni poisson », estime l'Anses.

Réactions10 réactions à cet article

 

Je suis surpris que l'Anses ne déconseille pas la consommation du soja en cantine scolaire au regard des risques de ce perturbateur endocrinien.

https://www.natura-sciences.com/sante/soja-perturbateur-endocrinien.html

Citi | 30 novembre 2021 à 10h32
 
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Petit rappel : L'ANSES est une agence qui délivre des expertises. Ce n'est pas une entité qui promulgue des lois ni qui 'ouvre des voies". C'est une entité qui analyse les dangers et délivre une expertise à destination des gestionnaires des risques que sont les administrations.
Il est étonnant de trouver une telle affirmation dans un avis ANSES. Elle présuppose que l'ANSES connaîtrait parfaitement les régimes alimentaires de tous les ménages dont sont issus les élèves : la question porte sur l'alimentation à la cantine (4 ou 5 repas par semaine sur un total de 21, si on compte les petits-déjeuners comme des repas).
L'Anses suivrait-elle l'exemple de l'Ademe en devenant militante ?

Albatros | 30 novembre 2021 à 13h55
 
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Je ne comprends pas la phrase de conclusion de l'ANSES, en contradiction avec le titre de l'article!.. Alors, quotidien, ou pas quotidien? 1 fois par semaine ou 2-3 fois par semaine?
Pour moi, il serait intéressant et de bon sens de proposer chaque jour un choix varié, avec poissons, viandes, œufs, légumineuses et fromages, et chaque élève fait sa "sauce", selon ses envies et ses convictions.

Pasc72 | 30 novembre 2021 à 14h26
 
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J'abonde dans le sens d'Albatros. Il suffit d'aller à une AG d'une asso s'occupant des repas à la cantine : on a des parents qui ont des attentes à ce sujet qui ne sont pas en corrélation avec le but initial d'une cantine : faire manger tout le monde. Et d'ailleurs j'aimerai bien savoir s'ils sont aussi exigeants vis à vis de leur hygiène alimentaire que de celle qu'ils réclament à la cantine.
Une fois que ce but de nourrir tout le monde est rempli, alors, on peut commencer à pinailler sur le végétarien, le végétalien, le végan..... chez moi, d'ailleurs, à l'AG, il avait même était demandé qu'on institue végétarien et aussi végan....
Comme l'a dit une fois la responsable de "mon" asso cantine locale, le repas à la cantine ne représente QUE 4 repas par semaine, à charge aux parents de s'occuper des 17 autres repas selon leurs envies et leurs croyances.
Un repas "alternatif" a l'avantage de faire découvrir autre chose, en ce sens, çà peut servir aux parents ensuite.
Dernier point : un repas végétarien, statistiquement, çà en laisse beaucoup plus dans les assiettes, c'est prouvé.
Donc l'équation n'est pas simple à résoudre, et tout ne peut pas venir que de la cantine.

nimb | 01 décembre 2021 à 22h04
 
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Ces conclusions sont majeures, puisque ce rapport, commandé par la Direction générale de la Santé et la Direction Générale de l’Alimentation, révèle qu'une alimentation végétarienne en restauration scolaire pour les enfants de 4 à 17 ans est tout à fait possible, sans limite, excepté que le menu "soit équilibré et que l’offre végétarienne prenne mieux en compte l’intérêt des apports en légumineuses et en céréales complètes".

Concrètement, cela veut dire que les cantines ne seront plus obligées de servir des viandes et des poissons au prix toujours serré, donc de bien piètre qualité, importés, pesticidés, usinés,...

C'est bon pour les enfants ; c'est bon pour la planète !

Citi | 02 décembre 2021 à 09h42
 
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On remercie les gestionnaire des cantines de pratiquer la nutrition, ce qui n'est déjà pas simple, et non pas de faire la morale.
Prétendre "sauver la planète" en adoptant un dogme moralisateur plutôt que de simplement s'occuper de correctement nourrir les élève, c'est tout simplement néfaste voire morbide.
Courage à ceux qui travaillent et font leur métier du mieux qu'ils peuvent.
Et merde aux curés moralisateurs...

Albatros | 02 décembre 2021 à 10h14
 
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Pour Citi :
"Concrètement, cela veut dire que les cantines ne seront plus obligées de servir des viandes et des poissons au prix toujours serré, donc de bien piètre qualité, importés, pesticidés, usinés,"
1 - bien se renseigner à ce sujet. Je le sais par chez moi, çà fait déjà bien longtemps que çà bosse sur du local (régional), fabriqué dans un atelier qu'on essaie de rapprocher au plus près. Bio dès que possible, végétarien une fois par semaine... et je connais des cas qui sont revenus au menu non végétarien au bout d'un an ou deux.
2 - piètre qualité : çà reste de la restauration collective. Perso, j'ai goûté deux années de suite, c'est mieux à la maison (en tout cas chez moi) mais ce n'est pas non plus la purge.
3 - qui découle du point n°2 : çà reste des repas qui coûtent en moyenne entre 4€ et 5€ par jour (ici en tout cas). QUI veut payer 10€ par repas et par jour pour avoir comme à la maison? Et encore, ce n'est pas dit qu'à la maison, le budget nourriture (ou surtout le budget loisirs!) autorise un tel prix. Le prix des repas est fixé par les collectivités. D'un côté, on demande tout à ces collectivités, et de l'autre on râle de leur donner des impôts.... faut assumer aussi, des fois.

nimb | 02 décembre 2021 à 22h06
 
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L'idée, c'est de faire émerger de nouvelles pratiques allant dans le bons sens 1-pour la santé des enfants, 2-bon pour l'environnement et le climat, 3-à prix constant.

Par analogie, prenons l'exemple de communes ayant mis en place le bio dans les cantines.

Dans le film Zéro phyto 100% bio, il est donné des exemples de communes qui ont fait émerger de nouvelles pratiques pour mettre plus de bio dans les menus tout en cherchant à maintenir le prix à niveau constant. Cela pouvait passer par une production maraîchère en régie, le plat "moyen" ou "grand" avec possibilité d'en redemander, le pesage des restes des assiettes (émulation des élèves à aller vers le zéro déchet)...

Le menu sans viande deviendrait bientôt une pratique nationale courante permettant de gagner sur le prix tout en se mettant en conformité avec la loi Egalim en servant 50% de produits de qualité et durables dont au moins 20% de produits biologiques.

Citation du maire de Barjac:
"Evidemment si on passe d'un repas de m***e à un repas bio, ça va faire une grosse différence" s'emporte Edouard Chaulet, "mais si on passe d'un bon repas avec des bons produits classiques à du repas bio, c'est pas plus cher".

Sources:
https://www.dahu.bio/films/zero-phyto-100-bio/
https://mrmondialisation.org/zero-phyto-100-bio/
https://agriculture.gouv.fr/les-mesures-de-la-loi-egalim-concernant-la-restauration-collective
https://www.franceinter.fr/societe/edouard-chaulet-la-maniere-dont-on-mange-est-educative

Citi | 03 décembre 2021 à 11h09
 
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Justement, je tombe sur un article qui illustre bien mon propos de ce matin. Voir le dernier paragraphe. On y trouve des pratiques d'alimentation durable avec un travail sur les protéines végétales. Ce dernier point est très important.

https://www.restauration21.fr/restauration21/2021/12/a-lunel-le-lyc%c3%a9e-victor-hugo-re%c3%a7oit-le-label-assiettes-vertes.html

https://lyc-hugo-lunel.ac-montpellier.fr/le-cadre-de-vie/l-hebergement/le-restaurant-scolaire

Citi | 03 décembre 2021 à 17h17
 
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J'étais allé voir le film sur le bio à Barjac, çà remonte à il y a plus de 10 ans (2008?). Ne pas oublier de relativiser aussi. Barjac est un petit bourg situé pas trop loin de la Drôme, zône relativement pourvue en maraîche, ce n'est pas le cas pour toutes les régions françaises.
Personnellement, je ne débattrai pas éternellement sur ce sujet, qui m'intéresse pourtant.
Je n'ai pas une confiance aveugle envers le bio. J'ai la chance d'habiter une région bien pourvue en maraichers aussi (l'Alsace) et en marchés. Je préfère aller faire une partie de mes emplettes sur ces marchés, je connais une partie des vendeurs, notamment maraichers, je me balade fréquemment le long de leurs champs et vois donc comment ils travaillent, je préfère acheter chez eux, même si ce n'est que du raisonné, plutôt que d'acheter chez un grossiste de marché qui s'alimente en je ne sais quoi de biomachin venant de Rungis ou d'Espagne.
De même, je n'attends pas que ce soit la cantine qui éduque mon enfant. A la rigueur qu'elle y mange des menus auxquels je ne pense pas. Mais j'estime que c'est à moi d'assumer mes convictions alimentaires, pas à la collectivité, ni l'éducation nationale.
Vouloir des menus bios mais qui sont fabriqués à 150 kms et qui viennent en camion tous les matins, c'est du bio pour se donner bonne conscience, par exemple, parce qu'au niveau déplacement, ce n'est pas "durable".
Mais tout est aussi une question de conviction et de volonté, que ce soit chez le parent ou la collectivité

nimb | 03 décembre 2021 à 21h07
 
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