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Captage et stockage de CO2 : une coopération industrielle pour un éventuel lancement en Normandie

Energie  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Un projet de captage et stockage de dioxyde de carbone (CCS) est-il faisable techniquement et économiquement en Normandie ? C'est ce que vont essayer de déterminer cinq partenaires industriels. Air Liquide, Borealis, Esso S.A.F., TotalEnergies et Yara International ASA ont en effet signé un protocole d'accord lundi 12 juillet pour travailler au développement d'une infrastructure de captage et stockage du CO2 et ainsi décarboner le bassin industriel normand.

« La capacité des acteurs industriels à réduire leurs émissions de CO2 à moyen et long terme sera décisive pour rendre durables les activités et écosystèmes industriels de l'Axe Seine/Normandie », pointent-ils dans un communiqué.

L'objectif du projet de CCS est la réduction d'émissions jusqu'à 3 millions de tonnes de carbone par an d'ici 2030. L'idée pour cela est de mettre en œuvre une chaîne de captage et de stockage de CO2, depuis les activités industrielles jusqu'au stockage final en mer du Nord.

Dans un avis publié en juillet 2020, l'Ademe s'était penché sur le potentiel de cette solution sur la base des sites industriels existants et des émissions. Elle avait estimé qu'en Normandie (Le Havre-Rouen) le potentiel était de 6 MtCO2/an. « Il serait envisageable d'exporter les émissions de CO2 pour un stockage offshore en Mer du Nord même si cela augmente drastiquement les coûts de transport et de stockage géologique, avait-elle indiqué dans son rapport. Les premières réalisations pourraient se faire à horizon 2030 dans le cas d'émetteurs à Dunkerque comme ArcelorMittal et s'étendre aux zones du Havre (2035) et Rouen (2040) ».

L'agence soulignait également le verrou existant à lever sur la possibilité d'exporter les émissions hors du territoire et par bateau, d'un coût minimal estimé à 125 euros/tCO2. Elle s'interrogeait enfin sur la pérennité des sites (impactés par la transition énergétique).

Ce partenariat dans tous les cas sollicitera des financements européens, français et régionaux et reste ouvert à d'autres acteurs industriels.

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