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Stockage souterrain de CO2 : les associations demandent à l'Etat de ne pas s'engager

Gouvernance  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
Alors que Valérie Létard, secrétaire d'Etat auprès de Jean-Louis Borloo, participe ce lundi à l'inauguration du premier pilote industriel de captage, transport et stockage du CO2 en France opéré par Total à Lacq, les associations de défense de l'environnement ont adressé au ministre d'Etat une lettre ouverte vendredi 8 janvier lui demandant de ne pas cautionner cette manifestation.

Santé-Environnement Bassin de Lacq, Coteaux de Jurançon Environnement,
 France Nature Environnement,
les Amis de la Terre, le
 Réseau Action Climat, le
 Comité de Liaison des Energies Renouvelables 
et Aquitaine Alternatives ''s'opposent depuis plus d'un an à la réalisation de ce projet dangereux, coûteux, inutile et qui engagera la responsabilité de l'Etat et les finances publiques sur le long terme''. Total ambitionne d' enfouir sur deux ans 150.000 tonnes de CO2 à 4.500 mètres de profondeur dans un ancien gisement de gaz.

Selon ces associations, ''depuis quelques mois, le vent tourne pour la technique même du CSC : le rapport parlementaire Bataille a demandé un rééquilibrage des politiques publiques de recherche sur cette technique. La presse, y compris scientifique, se fait écho des très grandes incertitudes, des risques et de l'inutilité publique de cette technique. L'INERIS (contrairement au BRGM qui est partie prenante et vend ses services sur le CSC) demande que l'on étudie de façon plus approfondie les risques de la technique avant toute mise en œuvre''.
Pour elles, cette technique ''ne constitue pas une solution aux enjeux climatiques, mais représente un simple greenwashing de l'image de quelques sociétés pétrolières qui tentent désespérément de faire oublier leur passif environnemental et social''
.

Le projet de Total inquiète particulièrement les associations. Considéré comme une ''nouvelle source de risques pour les riverains du projet, l'exercice de sécurité organisé en novembre a pourtant été un fiasco total'' selon les associations. ''En outre, les sondes sismiques de fond du puits sensées avertir en cas de mouvements de terrain sont aujourd'hui hors service, avant même le démarrage de l'injection. Et dernier avatar, le compresseur de l'usine de Lacq est en panne depuis la fin décembre 2009''.

Autre problème selon les associations, ''le site d'injection du CO2, qui ne se trouve pas à Lacq, mais à Jurançon, sous les fameux vignobles qui risquent, à long terme, une acidification des terrains liée à des remontées du CO2 par les micro-fissures des terrains''.

Réactions3 réactions à cet article

 
Sans voix... Désabusé, en colère?...

Ca pu tout ça! On tire tout azimut. Tous pareils à part polir leur blason, que d'incompétence de dénégation de la vie. Mais que dire du recyclage des déchets nucléaire de faible activité dans les objets quotidien.
On voit bien que tout fout le camp en tous sens, que le propos des politiques n'est pas d'envisager une décroissance qui limiterait la production de déchets mais de poursuivre mordicus et coûte que coûte celle-ci à tout craint ; Pour filer du boulot à des gens qui en auront de moins en moins malheureusement. La croissance verte est d’ailleurs une utopie…
Ainsi on pare au plus pressé et on « soulève le trottoir pour pousser les détritus en dessous », tout en continuant de jeter des papiers gras.
Je suis,je pense, désabusé de tout cela, même je poursuis le travail personnel engagé il y a longtemps.

Désabusé, en colère?... | 12 janvier 2010 à 10h28
 
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C02 serait-il plus dangereux que le gaz de Lacq?

J'ai souvenir que lorsqu'on a commencé l'exploitation du gaz de Lacq, il a fallu mettre au point des techniques métallurgiques spéciales tant le gaz extrait était corrosif. Je n'ai pas souvenir de problème avec le gaz de Lacq pour le vin de Jurançon que j'apprécie toujours. J'ai quelques doutes sur la réalité d'un risque pour ce vignoble avec la mise en oeuvre du stockage profond pour le CO2.

emf949 | 12 janvier 2010 à 15h42
 
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le penomene NIMBY

C'est le phenomène NIMBY "not in my backyard". Les associations environementales se servent du principe de precaution pour s'opposer à un projet d'intérêt général qui vise à la restauration de l'écosysteme dont nous dépendons tous, celui de la qualite de l'air que nous respirons qui dépend de la diminution du gas carbonique qu'il contient.

meleze | 16 janvier 2010 à 19h50
 
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