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CDG-Express : la justice administrative dénie un intérêt public majeur au projet

Aménagement  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

Suite à une requête de la commune de Mitry-Mory (Seine-et-Marne), le tribunal administratif de Montreuil a partiellement annulé le 9 novembre l'autorisation environnementale nécessaire à la réalisation des travaux du projet de liaison ferroviaire express entre Paris et l'aéroport de Roissy (CDG-Express).

La raison ? L'absence de « raison impérative d'intérêt public majeur » du projet, nécessaire pour accorder une dérogation à l'interdiction de destruction d'espèces protégées. La réalisation des travaux et l'exploitation de la ligne impliquent en effet la destruction ou la perturbation de certains spécimens d'espèces protégées et de leurs habitats.

Le tribunal a relevé que les circonstances avaient changé depuis la déclaration d'utilité publique (DUP) de 2017. D'une part, avec la baisse du trafic aérien liée à la crise sanitaire qui ne peut être regardée comme « purement transitoire et conjoncturelle ». D'autre part, du fait que la liaison ne pourra être réalisée pour les Jeux olympiques de 2024. Le Gouvernement avait en effet annoncé en mai 2019 un report de sa mise en service à fin 2025. Or, elle était censée contribuer à la réussite de cet événement.

Le juge administratif pointe également l'insuffisance d'éléments permettant de justifier les autres bénéfices avancés par les pouvoirs publics : amélioration du confort des voyageurs du quotidien du RER B, diminution sensible du trafic routier, renforcement de l'attractivité de la capitale et de sa région, création d'une liaison fiable et ponctuelle entre le centre de Paris et l'aéroport.

Réactions1 réaction à cet article

 

Ayant été partiellement gèné à cause du chantier lgv de la ligne le Mans Rennes avec la disparition de nombreuses petites routes de campagne, raccourcis si pratiques , j'ai réalisé l'épouvantable gaspillage de terres arables sans raisons valables, en région parisienne c'est pire, le vivant est rongé sans vergogne, imaginez plus de 200 m et parfois 1 km de large, plus de passages pour les piétons, les animaux, les vélos, un petit pont tout les 10 km, toutes les maisons à détruire, le bruit! (c'est en procès, les riverains n'ont pas jugé utile d'aider les paysans, ils ont tout perdu)
C'es voies doivent passer en tunnel, ou ne pas éxister, l'éxemple de la LGV le Mans Rennes ne doit pas se répéter.

pemmore | 12 novembre 2020 à 10h25
 
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