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Le CEA et le CNRS s'engagent dans une cartographie génétique de la biodiversité marine française

Biodiversité  |    |  Félix Gouty

Séquencer l'ADN d'un peu moins de la moitié des espèces recensées dans le domaine maritime : telle est l'ambition d'un nouveau programme de recherche lancé, le 11 janvier, par le Centre national de recherche scientifique (CNRS) et le Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Intitulé Atlasea, il est l'un des quelque vingt lauréats à l'appel à programmes et équipements prioritaires de recherche (PEPR) exploratoires financés à hauteur d'un milliard d'euros dans le cadre du Programme d'investissements d'avenir (PIA4) et du plan France 2030. Il bénéficie de 41 millions d'euros sur huit ans.

L'objectif de cette cartographie génétique de la biodiversité marine française est double : économique et fondamentale. Ce programme a d'abord pour vocation de caractériser, parmi les 70 millions de gènes des 4 500 à 5 000 génomes à séquencer (sur les 100 à 200 déjà connus et les 12 000 espèces recensées), les fonctions ou les molécules portant un intérêt biotechnologique pour la médecine, la cosmétique ou encore l'agriculture. Le CNRS et le CEA visent « notamment la découverte de nouveaux antibactériens bio-sourcés ou de procédés de dégradation du plastique par des organismes marins ».

Le projet Atlasea s'engage par ailleurs à constituer ainsi une véritable mine d'informations de référence pour la biologie marine. Il doit pouvoir permettre aux chercheurs de mieux évaluer le niveau de diversité génétique des espèces, l'un des principaux indicateurs de leur état de préservation. Les scientifiques comptent par exemple s'orienter sur la piste des espèces invasives et la pression qu'elles exercent sur certains écosystèmes peuplant les onze millions de kilomètres carrés de la zone économique exclusive (ZEE) française. Les premiers prélèvements d'ADN seront effectués grâce au navire Tara à partir du second semestre 2023, au large et en profondeur, à La Rochelle, à Mayotte ou encore en Nouvelle-Calédonie. L'aboutissement de tous les séquençages par le Genoscope du CEA, à Évry (Essonne), intégrés à une base de données en « open source », est prévu pour 2028.

Réactions1 réaction à cet article

 

On ne peut pas dire qu'on ne fait rien, j'espère que ces découvertes et travaux seront protégés juridiquement.
Je ne sais comment seront exploités ces travaux, j'espère que ce sera fait de bonne manière.

28plouki | 17 janvier 2023 à 18h36
 
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