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La centrale au charbon de Cordemais prend le chemin d'une reconversion à la biomasse

Energie  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
La centrale au charbon de Cordemais prend le chemin d'une reconversion à la biomasse

En projet depuis plusieurs années, la substitution du charbon par de la biomasse non fossile est toujours dans les tuyaux pour la centrale charbon de Cordemais (Loire-Atlantique). A l'instar d'Uniper qui a converti à la biomasse une tranche de 150 MW à la centrale de Gardanne (Bouches-du-Rhône), EDF plaide pour substituer au charbon, émetteur de CO2 fossile, un combustible fabriqué à partir de biomasse, émetteur de CO2 non fossile. Dans le cadre du projet Ecocombust, les centrales de Cordemais et du Havre (Seine-Maritime) font l'objet de tests depuis plusieurs mois : tests de densification de la biomasse sur site et tests de co-combustion.

Jeudi 10 janvier, le projet a fait l'objet d'une réunion des acteurs concernés avec le ministre de la Transition écologique, François de Rugy. Dans un courrier de restitution diffusé sur twitter par une élue locale, le ministre rappelle l'engagement de fermer toutes les centrales au charbon françaises à l'horizon 2022 mais il laisse une porte ouverte au projet Ecocombust. Il évoque la préservation de la sécurité d'approvisionnement pour ouvrir la voie à une exploitation de la centrale au-delà de 2022. Il qualifie "d'intéressant" la substitution du charbon et n'exclut pas de maintenir jusqu'à 20 % de charbon dans l'approvisionnement de la centrale le temps de la conversion.

Le ministère a demandé à RTE de refaire une analyse sur l'équilibre offre-demande du secteur de la centrale et entame avec EDF une analyse technique de l'installation et du combustible de substitution sur les plans de la qualité de l'air et du modèle économique.

Cet appui ministériel a été favorablement accueilli par le CGT Energie : "La date de 2022 n'est plus un verrou pour Cordemais, elle devient ajustable", se félicite le syndicat dans un communiqué. La députée de la 3e circonscription de Loire-Atlantique où se situe la centrale, Anne-France Brunet (LREM) se "réjouit que le projet soit encore à l'étude". Reste à valider les bénéfices environnementaux du projet, d'autant plus que ces centrales ne bruleront pas seulement de la biomasse. Les combustibles solides de récupération (CSR) feront aussi partie de l'équation.

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