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Centrale à charbon de Cordemais : le pacte de soutien à la sortie des énergies fossiles est signé

Energie  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com

Après la centrale à charbon de Saint-Avold, c'est au tour de celle de Cordemais (Loire-Atlantique) de signer son pacte de soutien à sa sortie des énergies fossiles. La loi énergie-climat a, en effet, acté la fin de la production d'électricité à partir de charbon des quatre dernières centrales françaises : celle de Cordemais, du Havre, de Gardanne et de Saint-Avold. « Compte-tenu des nouvelles capacités de production et des interconnexions prochainement mises en service, la fermeture à l'horizon 2022 des quatre centrales à charbon ne présente pas de difficulté pour le réseau électrique, (…) à l'exception de la centrale de Cordemais qui nécessite une vigilance particulière (…) jusqu'à la mise en service pérenne de l'EPR de Flamanville », précise le document

Pour conserver le niveau de sécurité d'approvisionnement actuel, le Gouvernement prévoit un fonctionnement limité de la centrale, notamment en cas d'hyperpointe. Celui-ci est encadré par le décret du 26 décembre dernier qui instaure un plafond d'émission de gaz à effet de serre pour ce type d'installation. Des solutions de sécurisation supplémentaires devront toutefois être envisagées au plus tard en 2026, selon RTE (Réseau de transport d'électricité).

Le pacte pour la transition écologique et industrielle de la centrale de Cordemais souhaite soutenir trois objectifs : le développement du Grand Port Maritime Nantes - Saint-Nazaire, un appui aux dynamiques de transition énergétique et écologique, et une amélioration des mobilités, notamment pour réduire les gaz à effet de serre.

Sur le territoire, 31 projets sont à l'étude, pour un investissement global potentiel de 275 millions d'euros (dont 53 millions portés par des investisseurs privés).

Par ailleurs, le projet Ecocombust, porté par EDF, est en cours d'expérimentation sur le site de Cordemais. « Ce projet ambitieux suscite des interrogations en particulier sur le plan environnemental, économique et technique, relève toutefois le pacte de la centrale de Cordemais. À la date de signature du pacte, l'instruction de ce projet est encore en cours. »

Réactions3 réactions à cet article

 

ECOCOMBUST, combien de tonnes de bois pour fonctionner, même, 800 heures par an? et quel est l'investissement pour ne fonctionner que jusqu'en 2026?

lhommedelabaie | 20 janvier 2020 à 16h30
 
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La sécurité d’absorption des pointes de consommation, même en arrêtant les centrales à charbon, serait garantie sans problème si ce gouvernement n'avait pas pris la décision inepte d'imposer l'arrêt de Fessenheim. On préfère donc le changement climatique à l'abandon de dogmes archaïques : Jared Diamond a encore raison, l'effondrement provient de ce que les élites ne veulent pas changer leurs habitudes et risquer leur pouvoir...

dmg | 21 janvier 2020 à 10h15
 
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il semble que la centrale à bois de Gardanne de 150 MW consomme plus de 850 000 t. de bois / an, avec un Rdt de l'ordre de 30% qui nécessitera de ratiboiser jusqu'à 350 km, et importer du bois d'Espagne, Brésil. M. Hulot avait raison dans son intervention. https://youtu.be/5WuS4Og_tgM . Mauvais rendt, plus de pollutions ( et même plus qu'avec le charbon, surtout qu'il n'a pas été prévu de filtrer davantage ces fumées de combustion de ces pellets). C'est d'ailleurs d'avoir raison qui lui a valu les plus grandes critiques de la part de "ses amis" les verts. Au passage dans l'extrait Mme Batho, qui a eu le gouvernail de l'écologie, a semblé prendre un gros coup sur la tête. Mais on trouvera toujours des irréductibles écologistes qui vont dire que " brûler du bois économise le CO2". Qui se propose d'aller claironner aux Australiens qu'ils ont eu la chance d'économiser des millions de tonnes CO2 grâce aux incendies de 5 millions d'ha de forêts ? Maintenant si on ajoute les 380 M€ de rénovation en2017 de Cordemais, + coût d'écocombust depuis 2015 plus une partie de 275 M€ du pacte, on arrive au prix d'une centrale gaz Neuve de 440 MW ( la formule 1 des énergies fossiles, émettant moitié moins de CO2 qu'une centrale à charbon, se démarre en quelques h.). Puisqu'on semble opter pour des voitures électriques,. il faudra bien des centrales de ce type pour les charger à 19-20 h !. Jamais ENGIE ne mettrait autant de patates pour 1 centrale destinée à la casse dans 4 ans. m'enfin !

J Cl M 44 | 21 janvier 2020 à 10h29
 
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