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Centrale à charbon de Gardanne : un premier pas vers le pacte territorial de transition

Energie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com
Centrale à charbon de Gardanne : un premier pas vers le pacte territorial de transition

Jeudi 30 janvier, Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique, a signé, avec les élus et les acteurs locaux, le document-cadre qui fixe le socle du futur Pacte pour la transition écologique et industrielle du territoire de Gardanne (Bouche-du-Rhône). La secrétaire d'État a fait état « de discussions constructives » en vue de préparer la fermeture, en 2022, de la centrale à charbon.

Pour autant, les négociations pourraient s'avérer difficiles. Dans un communiqué, Gazel Énergie, qui possède la centrale, revient sur « la décision unilatérale du Gouvernement de mettre fin de manière anticipée à la production d'électricité à partir de charbon en France d'ici à 2022 » et explique « [ne pas pouvoir] assumer seul » les conséquences territoriales et sociales.

Gazel Énergie indemnisée ?

« À Gardanne,l'entreprise envisage l'avenir en pérennisant la tranche biomasse sur le site, puis en développant des projets en synergie avec l'activité », explique l'ancienne filiale du groupe allemand Uniper, rachetée en juillet 2019 par le groupe tchèque EPH. Le site comporte une tranche charbon de 600 mégawatts (MW) et une tranche biomasse de 150 MW. Mais le développement de la biomasse a un prérequis : « retour à une situation stable du site », demande l'entreprise. En effet, la centrale n'a quasiment pas produit en 2019, du fait d'une grève lancée en décembre 2018. Le site a, depuis, été affecté par 195 jours de grève.

Un autre sujet pourrait tendre les discussions. Montel, agence de presse spécialisée dans le secteur de l'énergie, rapporte que Gazel Énergie attend une compensation financière pour la fermeture de la centrale. « Gazel Energie souhaite peut-être prolonger Provence 4 en tant qu'unité à biomasse, mais cela ne va pas être le cas pour l'unité à charbon Provence 5 », explique un représentant syndical de la CGT du site, interrogé par l'agence de presse. « L'entreprise veut juste obtenir une compensation financière pour sa fermeture car elle l'a acquise dans ce but », conclue-t-il.

Pour rappel, quatre sites sont concernés par l'objectif de fermeture des centrales à charbon françaises en 2022. Les trois autres ont déjà signé leur Pacte territorial pour la transition écologique et industrielle : Le Havre (Seine-Maritime), le 13 janvier, Saint-Avold (Moselle), le 16 janvier, et Cordemais (Loire-Atlantique), le 17 janvier.

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