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Actu-Environnement

Centrales au charbon : le plafond d'émission de CO2 est fixé

Energie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Le 28 décembre 2019 est paru au Journal officiel le décret fixant un plafond d'émission de gaz à effet de serre pour les installations de production d'électricité à partir de combustibles fossiles. Ce texte, pris en application de la loi énergie climat du 9 novembre 2019, est censé entraîner la mise à l'arrêt des cinq centrales à charbon (3 GW) françaises tout en permettant, pour certaines, un maintien en veille, afin de les solliciter quelques heures par an en cas d'hyperpointe.

Concrètement, le texte prévoit que les émissions annuelles des installations émettant plus de 0,55 tonne de CO2 par mégawattheure d'électricité soient plafonnées à 700 tonnes de CO2 par mégawatt de puissance électrique installée. Il s'appliquera à partir de 2022.

Le calcul des émissions est déterminé sur la base du « rendement net à capacité nominale », tel que défini par l'Organisation internationale de normalisation. Il ne prend en compte que les émissions issues des combustibles fossiles, à l'exclusion de celles captées et enfouies dans un site de stockage géologique de CO2 et de celles issues des gaz de récupération.

Réactions9 réactions à cet article

 

Cordemais : Après les prévisions en novembre dernier de fonctionnement de 2 x 400 h après 2022, puis des grèves début décembre, le shadok EdF a été obligé d' acheter de l'électricité d'outre Rhin complètement carbonée. L'avenir semble radieux avec ce nouveau plafond d'émission CO2, qui ferait un fonctionnement plafond de plus de 1500h. Shadok EdF donnerait à partir de 2024 toute sa dimension économique-écologique-sanitaire afin de sauver environ 200 emplois : Fabriquer des pellets à partir de résidus verts, à chercher sur la côte atlantique, importations ..(La quantité de bois nécessaire 660 kt /an priverait d’autant toutes les chaudières bois à 120 km à la ronde ERENA 45 k t , NADIC 20 kt , IDEX 6 kt DALKIA Rennes 110 kt + Angers 90 kt)
Pellets pouvant donner 5 MWh / tonne, mais nécessitant 1,25 MWh /t à fabriquer ! Ces pellets seraient brûlés avec 20% de charbon, puis ce serait 100 % déchets bois à partir de 2025 et fermer en 2026 ! C’est pourquoi, il n'est pas prévu de filtrer DAVANTAGE "ces fumées bois bien plus chargées" . M De Rugy prévoit un coût de 120 € / MW au lieu d'un prix du marché de 60 € / MW. Le procédé testé à l’étranger a montré que ce n’était pas rentable ! Les fumées chargées de particules ultra fines sont à portée de l’agglomération Nantes plus de 400 000 habitants, dans un Plan de Protection Atmosphère ! Dans la presse novethic.fr « EDF espère être subventionné, "sans quoi le modèle ne tient pas" Visiblement, un neurone a été retrouvé !

J Cl M 44 | 03 janvier 2020 à 12h01
 
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Plafonnement du CO2, oui, ça fait sens, d'autant que le charbon est importé. Mais dans le même temps Total fait le forcing pour mettre de l'huile de palme -ou ses dérivés, c'est pareil- à la place, juste odieux. Mais couplé à l'arrêt prochain de Fessenheim... La France va devenir de plus en plus dépendante de ses voisins pour l'électricité. Voisins qui ont des bilans carbone déplorables, le bilan carbone de la France va donc se dégrader. Politique de gribouille...

dmg | 03 janvier 2020 à 13h40
 
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Je ne comprends rien à la première réaction.
Si la centrale de Cordemais ne fonctionne plus que 800 h par an au lieu de 3000 h. Elle ne consommera plus que 160 000 T d'équivalent charbon au lieu de 600 000 T par an. J'avais, aussi, compris que le projet de EDF était de transformer du bois B ou la partie ligneuse des déchets verts en "black pellets" par un procédé de Steam explosion.
L' approvisionnement des chaufferies collectives n'est donc pas remis en question car elles utilisent du BOIS A donc propre.
Je doute, aussi, de vos données pour ce bois torréfié qui sera à un PCI plus élevé que le bois classique son forme de pellets et donc plus proche du PCI du charbon. Quand aux tarifs annoncés du MWh et non du MW, ils sont, aussi, très fantaisistes et correspondent plutôt aux prix de la tonne de bois. Le prix du bois B étant au maximum à 10 euros du MWh. Bon chacun peut avoir son avis, mais il faut raisonner juste avec des vrais données.

lhommedelabaie | 13 janvier 2020 à 11h30
 
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suite à la réaction 4, Exact pour le cours actuel du bois A qui serait plutôt 30 € / MWh, mais 60 € / MWh était la valeur donnée de M. de Rugy qui devait correspondre à la tonne de bois. Le PCI pellets de 5 MWh / tonne a été donné par Virage énergie climat ( art OF nov2019). Les chaufferies bois Nantes, Rezé n'utilisent pas que du bois propre. ex. Idex Rezé page 33 -> https://www.reze.fr/wp-content/uploads/2018/12/Rapport-ADEME-2018.pdf, avec en 2016 : fournisseurs Bema Ecosys Paprec Véolia dufeu .. , et puis la cellule biomasse de l'ADEME imposait à ERENA Californie REZE 9 MW bois ( enq. pub avril 2016 -dossier d'Autorisation p 37/333 ) d'utiliser de façon majoritaire du bois "non pas d'origine forestière mais urbaine, tels que des bois d'élagage et des refus de compost. Cela limite les risques de conflits d'usage sur la plaquette forestière dans un secteur peu boisé et sur lequel plusieurs projets de chaufferies biomasse sont amenés à consommer près de 150 000t de bois par an". Donc quand on lit les dossiers, et que l'on voit la provenance des camions bois biomasse, Il y a bien des difficultés à trouver du bon bois A plaquettes forestière dans cette région 44 et qu'il y a recours au bois "urbain" et moins propre. jclm25@free.fr

J Cl M 44 | 15 janvier 2020 à 09h36
 
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Les pellets de bois propre à 10% d'humidité sont effectivement à 5 MWh par tonne ( 18 MJ/kg pour les puristes ). En ce qui concerne les blacks pellets ou pellets provenant
de la steam explosion ou torréfiés le PCI est plus élevé, ainsi, il est entre 20 et 21 MJ/kg, par exemple à la CPCU et peut-être produit entre 20 à 31 MJ/kg en fonction des besoins.
Pour avoir le moins de problème de substitution sur une centrale thermique, il faudrait le produire à 27 MJ/kg équivalent au PCI du charbon utilisé à Cordemais.
En ce qui concerne le business de la fourniture de bois qui est très bien "organisé" par les grands groupes collecteurs, souvent filiales des exploitants, on peut constater que le bois B
à une valeur négative au départ des collectivités qui paient pour s'en séparer 40 euros la tonne jusqu'à 50 euros en région parisienne.
En réalité, on ne manque pas de bois A, mais on ne veut pas le payer au prix d'acquisition. Question de marge!!!

lhommedelabaie | 15 janvier 2020 à 10h27
 
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Cette fois ci c'est moi qui ne comprend pas le dernier commentaire qui voit une ressource de bois A abondante ! Ma réaction 3 transmet l'avis de la cellule biomasse, . Les chaufferies biomasse de la région PDL sont amenées à consommer 150 000 t de bois par an. Le SRCAE ( version mai 2014, puis version mars 2016 ), p64/ 119 indique ; " le potentiel de développement de nouvelles chaudières bois, alimentées par du bois produit en Pays de la Loire ou dans un rayon limité (100 km) autour des chaudières, sera limité dès 2013" et " Compte-tenu des difficultés de mobilisation des gisements de bois dans la région et les zones limitrophes, il est peu probable que d'autres installations de grande taille s'implantent dans la région d'ici 2020".
L'avis de la cellule biomasse pour ce projet ERENA 9 MW, enq. pub. en av . 2016, devant consommant 9 000 t de bois par an, (l'autre ERENA Nantes 30 MW en consommant 30 000 t.) a été favorable.-> http://jc25mercier.free.fr/chaudieres/docs/3_avis_cellule_biomasse.pdf mais il a fallu saisir la cada pour l'obtenir. Et le nom des fournisseurs a été blanchi !
Pour en revenir aux centrales à charbon, et Cordemais, la C N de débat public, Décision n° 2019/150/PROJET ECOCOMBUST/1 du 2 octobre 2019 relative au projet Ecocombust - Centrale de production électrique de Cordemais (44) , le garant n'a pas pu être trouvé !! , Et selon art po 13/1 EDF dispose de 3 mois supplémentaires pour revoir sa copie ! 10% seulement des objectifs env. Nul !!

J Cl M 44 | 16 janvier 2020 à 17h20
 
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Comme vous le précisez, il y a des difficultés de mobilisation des gisements de bois dans la région. elles sont, principalement, de 2 ordres : Les entreprises qui exploitent les gisements de plaquettes forestières et stockent cette matière ont besoin d'un fond de roulement, au moins équivalent à 56 % de leur chiffre d'affaires. Du coup, on arrive vite à la limite car ces entreprises ne roulent pas sur l'or. D'autre part, les prix d'achat sont trop bas, donc la matière reste sur place et n'est pas prélevée.
Mes interlocuteurs habituels, professionnels en la matière, me disent qu'ils ne sont qu' à 50% du potentiel.
Elles pourraient être mobilisés avec des prix plus haut, mais il faut avouer que le marché des exploitants de chaufferies collectives est aux mains de très peu d'acteurs et n'ont aucun intérêt à aller plus loin, d'autant que ils gagnent aussi très bien leur vie avec le gaz naturel. Une fois atteint les 55 % sur un réseau pour bénéficier de la TVA réduite, inutile d'aller plus loin!

lhommedelabaie | 17 janvier 2020 à 16h38
 
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La conso. biomasse a ralenti depuis 2015. La part des énergies R&R dans la conso.finale finale brute d'énergie n'atteint pas en 2020 l'objectif des 23%.
Pour atteindre cet objectif, le fonds chaleur a été donné INUTILEMENT, 1 Md € / an env. pour ces chaudières bois.
1 ) qui polluent plus que les chaudières gaz, et occasionnent une maintenance plus délicate,
2 ) un rend-t global moins bon, Ex. https://www.reze.fr/wp-content/uploads/2019/05/Rapport-IDEX-2017.pdf , page 56, " Le rendement global de l’installation sur la période est de 82% contre 71% pour l’année 2015, c’est écart est essentiellement du à une production assurée à 87% par le gaz, le rendement des chaudières gaz étant supérieur à celui de la chaudière bois "
3 ) Le fonds ADEME a fait se développer les réseaux chaleur ( destruction de chaussées pour passer les tuyaux, conso de matériaux, pertes chaleur en ligne.,) et La loi NOME permet de faire supporter au client final une partie des charges de la gestion réseau " qui devraient incomber à l'exploitant ".
4) Les asso. AMORCE, FEDENE,. ont demandé à l'Etat de taxer davantage le gaz, de relever le prix du gaz, afin que de faire remonter leur prix de la chaleur et du bois.
5) Dissonance cognitive des écologistes : Le bois brûlé dans une chaudière fait diminuer le CO2. C'est faux ! Car les feux de forêts font augmenter le CO2 !
6) Ex. financiers réseaux Nantes M, ERENA Nantes, 2018 à 2015 -701;-675;-1070;-627 en k€

J Cl M 44 | 17 janvier 2020 à 23h21
 
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CO2, Et si on avait tout faux !!! Le texte de la directive de l' UE fixe comme objectif de porter à 32 % d'ici 2030 la part de l'énergie produite à partir de sources renouvelables à l’échelle de l'UE. L'objectif de 2020 n'est déjà pas réalisé quant aux objectifs du bois biomasse, En recul depuis 2014 car le gaz est moins cher (et moins polluant, et donne meilleur rend-t !) et plombe les exercices financiers des délégataires réseaux qui ne publient plus leurs annuaires-données, et les contenus CO2 des réseaux chaleur et de froid. Les Etats devraient donc POUSSER à faire consommer toujours plus de bois énergie ( pour ne pas dire massacres des forêts ) et en même temps de devoir Faire BAISSER les pollutions épinglées par la directive NEC. car les pollutions bois sont justement celles qui sont visées. Et les pollutions de l'air font augmenter les propagations de Virus qui s'attaquent justement aux systèmes respiratoires ( déjà affaiblis par les pollutions ). La France déjà en retard sur les mesures de pollutions en PM2.5 (installation de capteurs et application de la norme OMS) particules les plus dangereuses. Des installations industrielles peinent à respecter les VLE, au point de demander parfois aux préfets des dérogations pour dépasser les VLE, ou doivent fonctionner à puissance réduite.

J Cl M 44 | 18 mai 2020 à 10h18
 
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