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Centrale thermique de Larivot : l'État va faire appel pour reprendre les travaux

Energie  |    |  Fanny Bouchaud  |  Actu-Environnement.com

Le projet de centrale thermique de Larivot, en Guyane, a été mis à l'arrêt, suite à une décision judiciaire le 27 juillet dernier. Mais, dans un communiqué de presse du 3 août, la préfecture de Guyane fait savoir qu'elle compte contester le jugement. « L'État a donc décidé, à l'instar du porteur de projet, de former un recours contre la décision du juge des référés en se pourvoyant en cassation auprès du Conseil d'État », rapporte le communiqué.

Dans son argumentaire, l'État rappelle l'urgence de remplacer la centrale de Dégrad-les-Cannes, qui doit fermer ses portes en 2023. Il souligne également que la nouvelle centrale de Larivot devrait fonctionner aux biocarburants dès son ouverture et qu'elle vient complémenter des projets de centrales solaires ou à biomasse solide. Des arguments déjà contrés par le juge des référés et largement décriés par les associations de protection de l'environnement. Dans une suite de dix tweets expliquant leur action contre la centrale, l'association à l'origine de l'arrêt des travaux, Guyane Nature Environnement (GNE) rappelle que la quantité de biocarburants nécessaire à la mise en fonction de la centrale n'est pas disponible sur le territoire guyanais. « La surface agricole nécessaire à sa production […] non plus ». Contrainte supplémentaire : pour alimenter Larivot, « les biocarburants devront respecter les critères de durabilité » et « ne devront pas provenir de matières premières présentant un risque élevé d'induire des changements dans l'affectation des sols », apprend-t-on dans le communiqué de la préfecture.

L'État et EDF-PEI sont soutenus dans cette démarche par la Collectivité territoriale de Guyane (CTG), la chambre de commerce et d'industrie de Guyane (CCIG). Ces deux instances ont annoncé le 4 août qu'elles déposaient également un recours auprès du Conseil d'État. En parallèle, la CTG et la CCIG qui estiment avoir subi un préjudice en n'ayant pas été consultées sur le fond de ce dossier s'allient à la Fédération régionale du bâtiment et des travaux publics (FRBTP) dans une procédure en « tierce opposition ». Cette voie de recours extraordinaire permet à des personnes ni présentes ni représentées au moment de l'audience de revenir sur un jugement prononcé et de faire à nouveau statuer la justice. « Les requérants demandent une suspension de neuf mois de l'ordonnance du juge des référés pour reprendre le chantier tout en ayant le temps de réactualiser le projet », écrit Guyane la première, la branche ultramarine de France télévision.

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