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Actu-Environnement

Un nouvel incident sur le site nucléaire de Tricastin

Les incidents nucléaires se succèdent à Tricastin puisque la centrale est le théâtre d'une nouvelle alerte. Si l'incident, toujours en cours, ne présente officiellement pas de risque pour le personnel et l'environnement, il relance la polémique.

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
   
Un nouvel incident sur le site nucléaire de Tricastin
Site nucléaire de Tricastin
© IRSN
   
Un incident est survenu le 8 septembre à 10h30 pendant un arrêt de tranche à la centrale nucléaire exploitée par EDF à Tricastin (Vaucluse), a indiqué l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans un communiqué.

L'incident s'est déroulé lors des opérations de déchargement du combustible du réacteur numéro deux de la centrale où deux assemblages combustibles sont restés accrochés aux structures internes supérieures, précise l'ASN obligeant ainsi l'exploitant à interrompre ces opérations et faire procéder à l'évacuation du bâtiment réacteur et à son isolement, conformément aux règles d'exploitation du réacteur.

Selon l'Autorité de sûreté nucléaire, les réacteurs doivent être arrêtés périodiquement et déchargés pour procéder au renouvellement du combustible. Cette opération nécessite que le couvercle de la cuve du réacteur et les structures internes supérieures de maintien soient retirés afin que les techniciens puissent avoir accès aux assemblages combustibles et pouvoir ainsi les remplacer, explique-t-elle.

Actuellement, les deux assemblages restés coincés sont sous eau dans la cuve. L'incident, toujours en cours, n'aurait pas eu de conséquences pour le personnel de la centrale ni entraîné de rejets dans l'environnement, assure l'ASN qui note qu'un événement de même nature s'était produit à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine en 1999. De son côté, EDF a indiqué à l'AFP que le bâtiment réacteur avait été évacué et fermé de façon préventive et les équipes nécessaires à la résolution de l'incident technique mobilisées.

EDF, qui n'a pour le moment pas précisé la durée de cette intervention, a proposé à l'ASN de classer cet incident au niveau 1 sur l'échelle INES (International Nuclear Event Scale) qui va de 0 à 7.

L'ASN a pour sa part demandé à l'Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN) d'étudier les conséquences de la chute éventuelle des deux assemblages sur le cœur du réacteur s'ils venaient à se décrocher.

La rupture des combustibles irradiés entraînerait le relâchement de produits de fission dans l'eau de la piscine du bâtiment réacteur, puis dans l'atmosphère de l'enceinte de confinement. Une fraction de la radioactivité pourrait ensuite être rejetée dans l'environnement, déclare l'IRSN dans un communiqué.

Selon l'IRSN qui se veut rassurant, dans l'hypothèse de la chute des deux assemblages entraînant leur rupture complète, les conséquences radiologiques à l'extérieur du site seraient extrêmement faibles et très inférieures aux valeurs nécessitant des actions de protection de la population et de l'environnement.

Rappelons que le site du Tricastin, qui comporte plusieurs installations, a déjà été le théâtre de plusieurs incidents survenus cet été. Dans la nuit du 7 au 8 juillet, 74 kilos d'uranium se sont échappés de l'usine de Socatri, filiale de retraitement de déchets d'Areva à Bollène vers deux cours d'eau. Le 23 juillet, une centaine de travailleurs ont subi une contamination par de la poussière radioactive lors d'une opération de maintenance sur le réacteur n°4 de la centrale EDF du Tricastin, à proximité de l'entreprise Socatri.

Réactions4 réactions à cet article

 
qualité, sécurité, environnement

dans les petites entreprises régionanles, voir plus local, on nous bassine avec la qualité et la sécurité. les patrons font tout pour être certifiés iso 9001 ; 14001 .... alors que le produit final vendue au consommateur reste d'une qualité médiocre. du papier pour faire du fric, c'est pareil dans le millieu du nucléaire ?
pauvre pays, pauvre société, pauvre nous.

Anonyme | 10 septembre 2008 à 10h22
 
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Oui, très bien, mais

si il y a risque de relâchement de produits de fission dans l'enceinte c'est que, la deuxième barrière (le circuit primaire dont fait partie la cuve) étant ouverte par nécessité de maintenance, c'est que donc la première barrière, c'est-à-dire la gaine qui retient les éléments combustibles (uranium et plutonium puisque produit de fission) a cédé (phénomène de caléfaction ?) ce qui pourrait supposer des incidents, en fait des accidents, plus grave que ce que l'on nous dit dans les media.
En effet le phénomène de caléfaction est équivalent à un phénomène de cavitation (comme sur des hélices de navire) sur les éléments combustibles eux mêmes (sur la gaine qui retient l'uranium). Il est du à une perte de pression qui fait que "ça bout" au niveau des crayons (on exerce une forte pression dans le circuit primaire car la température est telle au niveau de la cuve que le bouillonnement serait permanent et il faut empêcher ce phénomène) et ensuite les bulles engendrées implosent et, en implosant, elles détériorent la gaine et donc finissent par libérer des produits radioactifs dans le circuit primaire. Ce qu'on veut empêcher bien évidemment.
Cela signifie alors que des règles de sécurité nucléaire n'ont pas été respectées, surtout si on s'en inquiète à ce point.

rené-pierre | 11 septembre 2008 à 12h50
 
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Re:Oui, très bien, mais

un peu de sérieux... Avant d'avancer de tels propos et de semer davantage le doute dans l'esprit des gens sur l'énergie nucléaire, il est nécessaire, voire primordial, de se renseigner sur les vrais raisons de l'incident survenu sur la centrale nucléaire EDF du Tricatin (qui au passage, n'a rien à voir avec l'incident survenu début juillet).

mike | 11 septembre 2008 à 21h05
 
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11 septembre

Partout on nous parle du world trade mais a coté de la catastrophe de tchernobyl c'est peanuts quand aura t'on les vrais chiffres (pollution ,morts,cout financier etc,)là rien motus, trop grave ,il y a un scientifique russe qui a dit que si l'on connaissait vraiment les conséquences de cette catastrophe l'industrie nucléaire n'aurait même plus le droit d'exister

lio | 12 septembre 2008 à 10h18
 
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