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Actu-Environnement

[A revoir] Des centres de lavage industriel pour en finir avec le plastique jetable

Afin de proposer des services de nettoyage de contenants, des centres de lavage industriel voient le jour et permettent ainsi aux cantines scolaires de sortir du plastique jetable. Exemple à Avignon, qui vise le zéro plastique.

Reportage vidéo  |  Déchets  |    |  Baptiste Clarke

En finir avec le plastique jetable : plus facile à dire qu'à faire pour de nombreuses cantines scolaires. Son remplacement par des contenants réemployables, bien souvent en inox, sous-entend qu'il faut désormais les stocker, les transporter, les récupérer et les laver, ce qui est peu compatible avec les infrastructures actuelles. Alors comment faire ? En misant sur le lavage industriel mutualisé.

Centres de lavage cherchent contrats

Un nouveau centre de ce type vient d'être inauguré au marché d'intérêt national (MIN) d'Avignon (Vaucluse), très proche du centre-ville. Dans un local de 800 mètres carrés, une machine à aspersion haute cadence assure une hygiène répondant aux normes des produits agroalimentaires. Selon Gonzague Grue, cofondateur et directeur opérationnel de la société Uzaje, « la cadence de nettoyage de cette machine peut permettre de nettoyer entre 600 à 800 gros éléments par heure et une dizaine de milliers de petits, comme des couverts ». Voir le reportage vidéo. Encore faut-il des contrats de long terme pour assurer l'amortissement d'une telle installation, dont le coût est estimé à un million d'euros.

À Avignon, la ville était déjà en pleine réflexion pour atteindre le zéro plastique dans sa restauration scolaire. Une cuisine centrale, gérée par la commune, assure les repas de 36 écoles. Des repas livrés jusqu'à récemment dans de grandes barquettes jetables en plastique. Or, le plastique contient des additifs dont certains sont des perturbateurs endocriniens qui auraient pour conséquence une baisse de la fertilité, l'augmentation de l'obésité, de l'hyperactivité, voire à plus long terme des cancers hormonaux. C'est pourquoi la loi Egalim, promulguée en 2018, interdit, d'ici à 2025, aux établissements scolaires, l'usage de tous contenants de cuisson, de réchauffe ou de service en plastique.

Un service cohérent à moins de 100 km

Manquant de place dans sa cuisine centrale pour recevoir un centre de lavage industriel et peu de moyens supplémentaires à consacrer au passage au zéro plastique après l'achat de 2 100 bacs en inox, d'armoires chaudes, d'échelles de stockage ou encore de caisses de transport, la ville d'Avignon a donc décidé d'externaliser le nettoyage des contenants à la société Uzaje. Difficile néanmoins de connaitre précisément le coût du service. Selon le directeur commercial d'Uzaje, François Satin : « Vu que l'outil industriel est utilisé par plusieurs clients, c'est un investissement mutualisé et donc forcément moins cher que si chacun achetait une machine dans son coin. »

Ainsi, la ville d'Avignon va pouvoir réduire de 20 tonnes ses déchets plastique par an tout en assurant une nourriture plus saine à ses écoliers. Les communes de moins de 2 000 habitants ont jusqu'à 2028 pour trouver la bonne formule sans plastique dans leurs écoles.

La société Uzaje entend se développer dans tous les grands bassins de population. Dans un souci de rentabilité dû au coût du transport et à son impact environnemental, « le service est cohérent sur un périmètre de 100 km pour ce qui est de la restauration ; pour d'autres activités, ça peut être plus ».

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