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Centre de traitement des déchets d'Ivry-sur-Seine : le Collectif 3R dépose un recours

Déchets  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com

Le collectif d'associations Réduire, Réutiliser, Recycler (Collectif 3R) a annoncé ce 13 avril avoir déposé un recours au Tribunal administratif de Paris contre le contrat, remporté par Suez environnement, visant le renouvellement et l'exploitation du centre de valorisation des déchets ménagers à Ivry-sur-Seine (94). Ce contrat, attribué par le syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères (Syctom), a été signé le 2 février dernier, par le groupement conduit par Suez environnement et sa filiale Sita.

Les travaux visent à remplacer l'incinérateur actuel, arrivé en fin d'exploitation : il dispose d'une capacité de traitement de 730.000 tonnes de déchets par an avec valorisation énergétique. L'appel d'offres prévoit un nouvel incinérateur, une unité de tri mécanobiologique (TMB) et un méthaniseur. Les biodéchets seraient méthanisés sur le site, alors que la fraction résiduelle du TMB viendrait alimenter un incinérateur d'une capacité de 350.000 tonnes. La première tranche de prestations (étude et travaux préalables à la future installation…), d'un montant de 273 millions d'euros, doit être engagée en septembre 2015.

Le montant global du contrat, d'une durée de 23 ans s'élève à 1,8 milliard d'euros, dont la moitié pour Suez. L'autre moitié de la somme ira au groupement d'entreprises, mandaté par Sita, chargé de mener les travaux, dont Vinci et Eiffage.

Le Collectif 3R, opposé au projet, dénonce son coût, "payé in fine par les contribuables" qui aurait déjà augmenté de 15% par rapport aux prévisions du Syctom. "La redevance augmentera de manière exponentielle de près de 3% par an", ajoute le Collectif.

"Malgré son coût, l'offre finale du candidat retenu est particulièrement faible sur de nombreux points cruciaux, en particulier le traitement des fumées, la prévention et la maîtrise des nuisances olfactives et des risques incendie et explosion. Ce marché viole ainsi le principe d'efficacité de la commande publique", a fustigé Nicolas Gardères, l'avocat du Collectif 3R.

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