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Le Cerema mise sur un rapprochement avec les collectivités

Le Cerema se recentre sur les bâtiments verts, les mobilités, l'adaptation au changement climatique, les risques, le littoral et l'ingénierie territoriale. Un changement de son statut est envisagé pour faciliter ses échanges avec les collectivités.

Gouvernance  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com
Le Cerema mise sur un rapprochement avec les collectivités

« Dans le projet stratégique que nous avons bâti pour le Cerema, nous nous sommes recentrés sur six sujets, explique Pascal Berteaud, directeur général du Cerema. Nous devions garantir de ne pas être deux à faire la même chose. Nous avons examiné nos activités menées pour l'État et les collectivités avec cette optique ». L'une des missions de l'établissement public est de produire des méthodes et construire de l'expertise pour appuyer l'évolution des territoires de demain. Désormais le champ d'étude sera resserré. « Un rapport de la Cour des comptes montre que certains établissements publics étaient redondants dans leurs activités, indique Pascal Terrasse, directeur délégué à la stratégie et aux relations extérieures. Le Cerema a anticipé ce rapport ». Par exemple, l'établissement public a laissé à l'Ineris les questions liées aux risques industriels et des règles de la construction au CSTB.

Parmi les axes retenus dans sa nouvelle stratégie, il conserve son expertise sur la résilience des territoires. « Le fil directeur de notre action est l'adaptation au changement climatique, assure Pascal Berteaud. Il faut bien évidemment lutter contre celui-ci. Mais quelle que soit l'efficacité de nos actions, dans 20 à 30 ans le climat sera différent et l'enjeu de notre société est de nous adapter pour que nous vivions aussi bien ». De la même manière, le Cerema continuera d'accompagner l'évolution des territoires littoraux. Il restera présent également dans le domaine de la performance énergétique des bâtiments, des mobilités durables ainsi que des risques naturels. « Le sixième axe est une synthèse des cinq autres : la capacité à aller chercher les spécialistes pour accompagner les projets pour repenser ce que seront les territoires dans 30 ans », indique le directeur général Pascal Berteaud.

Une baisse de crédit depuis 2017

Ce recentrage trouve également sa source dans la baisse des crédits auquel l'établissement a dû faire face. Le budget de ce dernier est en effet approvisionné à 80 % par l'État. Les 20 % restant proviennent de l'Europe, des entreprises et des collectivités. Au total, l'établissement dispose d'environ 240 millions d'euros par an. « Nous avons un débat lourd avec l'État car il nous a réduit nos subventions de 3 à 4 % par an depuis 2017 et nous avons également dû nous séparer de 80 à 100 personnes par an, note Pascal Berteaud. Ce qui nous a amené à la restructuration. L'objectif est d'arriver à stabiliser l'objectif et les dotations de l'État et rentrer dans une relation avec les collectivités qui ne soient plus dans une logique ponctuelle ».

Aujourd'hui, le Cerema intervient généralement en convention de partenariat avec les collectivités sur un sujet commun d'étude. Le coût global de la recherche est ensuite partagé par l'ensemble des acteurs. Mais ces montages sont compliqués à monter.  « Nous avons du mal à trouver la façon juridique de procéder, pointe Pascal Berteaud. Parfois nous passons par un partenariat public-public mais ce n'est pas toujours le cas. Notre expertise a vocation à être mise à disposition de l'ensemble des acteurs publics. Une manière de le faire serait d'en faire un établissement public local ».

 
La boite à outils pour encourager l'innovation du Cerema Accompagner les entreprises dans leurs projets de développement produits ou services en lien avec les domaines d'activité du Cerema : c'est l'objectif du CeremaLab. Avec ce dispositif, l'établissement public propose aux PME innovantes et aux startups son expertise, sa capacité de recherche et développement, ses plateformes technologiques et ses capacités d'expérimentation. Ce dernier s'inscrit dans le réseau d'incubateurs Greentech du Ministère de la Transition écologique.
Autre outil d'accompagnement des entreprises et les collectivités territoriales : l'Institut Clim'adapt. Labellisé Institut Carnot, ce dernier vise le développement de projets partenariaux d'adaptation au changement climatique. Ces derniers pourront porter sur la conception des infrastructures, des bâtiments, la maintenance, l'intégration aux territoires, l'adaptation aux nouveaux systèmes de mobilité et aux enjeux climatiques.
 
Vers un changement de statut

Dans le futur projet de loi 4 D, en attente depuis plusieurs mois, un article devrait faciliter ces échanges. Il permettrait au Gouvernement de modifier le statut du Cerema par ordonnance. Ce dernier pourrait alors évoluer pour profiter des bénéficies d'une quasi-régie. « Il y a des outils à inventer. Avec la régie, les collectivités adhérentes moyennant une cotisation modeste, pourraient travailler avec le Cerema plus simplement », détaille Marie-Claude Jarrot, présidente du conseil d'administration du Cerema depuis décembre dernier.

Parmi les nouveautés à noter, l'établissement va compléter son maillage territorial. Aujourd'hui, présent dans 23 villes, il prévoit d'installer une délégation dédiée à l'Occitanie mais également s'implanter de façon pérenne en Guyane, à la Réunion et à Mayotte.

Une ressource en accès libre

L'établissement prévoit également un accès libre à ses travaux d'ici les prochaines semaines. La loi pour une République numérique dite loi Lemaire impose en effet aux administrations de publier en ligne les données qui présentent un intérêt économique, social, sanitaire ou environnemental. Une importante ouverture à la connaissance pour tous donc mais également le tarissement d'une source de financement pour l'établissement.

De la même manière, une plateforme collaborative co-construite avec les collectivités devrait également voir le jour. Enfin, le Cerema compte développer son volet formation pour ses partenaires.

Un ensemble d'évolutions matérialisées par un nouveau logo : « Par sa forme hexagonale, le Cerema réaffirme formellement qu'il est au service des territoires, note le service communication du Cerema. Les cinq couleurs qui le composent représentant un domaine de compétence de l'établissement ».

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Le Cerema a contribué à élaborer le pacte Cordemais des 31 projets pour la région Pays De Loire, l'Estuaire. Il a apporté son expertise. C'est peut être un peu court pour le site du Carnet qui est une zone inondable, Le réseau chaleur à Saint Nazaire qui envoie toutes ses ordures sur Nantes, à moins qu'il brûle les haies de la région, puisqu'il y a un projet de "valorisation" de haies, qui donne du bois humide et ligneux. Par valorisation dans le langage bois énergie ce sont des arrachages au km, par du matériel lourd, qui tasse la terre. Pérenité ne rime pas avec les arrachages de haies illégaux, En abattant les haies, on détruit des habitats des oiseaux, et on se prive du rôle des haies dans la lutte contre l’érosion et la régulation des eaux. Situées en bordure de cours d’eau, de fossés, elles permettent d’absorber une partie des eaux de pluie, régulant ainsi le niveau des cours d’eau et limitant les inondations. Pendant le confinement il y eut plusieurs arrachages de haies, c'est illégal. https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-mans-72000/sarthe-haies-pourquoi-il-est-interdit-d-y-
toucher-jusqu-au-31-juillet-fdcf72ca-84a2-11ea-bcee-80522ea050ad ; Quant à Ecocombust, de faire 160 kt. /an pellets et les brûler Le projet qu'a examiné la DREAL, présentait en février 2020, 36 éléments rédhibitoires, 38 remarques non rédhibitoires, dossier incomplet, des questions sans réponses, on peut considérer qu'il n'est pas abouti. - Enquête publique jusqu'au 4 février 2021.

J Cl M 44 | 01 février 2021 à 23h58
 
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Qualification OPQIBI : ingénierie pour la restauration des cours d'eau OPQIBI