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Certificats d'économie de phytos : le biocontrôle et les variétés résistantes sont les plus sollicités

Près de 90 % des actions mises en place en 2019 pour obtenir des certificats d'économie des produits phytopharmaceutiques s'appuient sur le biocontrôle et les variétés résistantes, indique le ministère de l'Agriculture, dans un bilan du dispositif.

Agroécologie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com
Certificats d'économie de phytos : le biocontrôle et les variétés résistantes sont les plus sollicités

Le ministère de l'Agriculture a publié, fin octobre, le bilan de la mise en oeuvre du dispositif des certificats d'économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP) pour l'année 2019. « Au moment de la publication du présent bilan, 1 070 entreprises sont des obligées du dispositif pour un total de 16,6 millions d'obligations de certificats pour 2021 à obtenir par la mise en place d'actions standardisées », indique le ministère.

Pour rappel, les distributeurs de produits phytopharmaceutiques sont les obligés de ce dispositif. Ils doivent inciter leurs clients à mettre en oeuvre des actions de réduction d'utilisation de produits phytosanitaires. Ces actions sont standardisées et leur réalisation permet l'obtention de certificats.

En 2019, 50 entreprises totalisaient 53,5 % des obligations pour 2021. Elles avaient d'ores et déjà pris part au dispositif. « Le taux de couverture des obligations est en forte augmentation. Il se situe désormais à 15 %. (...) Trente et une entreprises ont un taux de couverture supérieur à 100 % : les entreprises dans ce cas ont obtenu 262 632 CEPP en 2019 pour un total d'obligation 2021 de 136 473 », précise le bilan.

Les méthodes alternatives ont le plus de succès

Soixante-cinq actions étaient disponibles pour 2019. Celles-ci portent sur le recours à des méthodes alternatives, comme les produits de biocontrôle (62 % des actions standardisées), des actions qui permettent de réduire les quantités utilisées, comme les équipements performants ou les adjuvants (12 %), l'abonnement à des outils d'aide à la décision (11 %), l'utilisation de variétés résistantes ou tolérantes aux maladies (9 %) et la mise en œuvre de nouvelles pratiques agronomiques, comme l'association de cultures (6 %).

En 2019, 55 de ces actions ont été sollicitées. Elles ont permis l'obtention de 2,5 millions de certificats. 64 % des CEPP obtenus concernent le recours à des méthodes alternatives, 23 % à l'utilisation de variétés résistantes ou tolérantes aux maladies, 5 % à un abonnement à des outils d'aide à la décision, 5 % à la mise en œuvre de nouvelles pratiques agronomiques et 2 % à des actions permettant de réduire les quantités utilisées (équipements performants).

Deux actions ont généré près de la moitié des certificats obtenus en 2019 : la lutte contre des bioagresseurs au moyen d'un produit de biocontrôle à base de soufre (32 % des CEPP) et la réduction du nombre de traitements au moyen de variétés de blé tendre assez résistantes aux bioagresseurs et à la verse (16 %). Les actions les plus sollicitées ensuite sont : la substitution des produits anti-limaces à base de métaldéhyde par des produits de biocontrôle molluscicides d'origine naturelle (7 %), la lutte contre le virus de la jaunisse du navet sur colza en choisissant une variété́ assez résistante (5 %) et l'association d'une variété de colza à floraison très précoce avec la variété principale pour éviter un traitement insecticide contre les méligèthes (5 %).

La protection des vergers de pommiers contre le carpocapse au moyen de filets anti-insectes, la réduction de la dose d'herbicide au moyen de la pulvérisation confinée, le recours à une certification environnementale des exploitations viticoles, le désherbage des cultures en rang au moyen d'un outil de désherbage mécanique ou encore le recours à des agroéquipements permettant l'application localisée sur le rang n'ont pas encore été sollicités.

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