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Eco-activités : un marché de 31,5 milliards d'euros

Dans les éco-activités, l'évolution de la valeur ajoutée et de l'emploi fait l'objet d'une hausse constante depuis 2004. C'est ce que confirment les données 2013, avec notamment l'augmentation de l'emploi dans le secteur de l'agriculture biologique.

Gouvernance  |    |  Anne-Sophie LuchezActu-Environnement.com
Eco-activités : un marché de 31,5 milliards d'euros

En 2013, le montant de la valeur ajoutée dans les éco-activités a atteint 31,5 milliards d'euros, ce qui correspond à une hausse de 1,8% par rapport à 2012, selon les chiffres publiés le 6 mai par le Commissariat général au développement durable (CGDD).

Les domaines des eaux usées et de la réhabilitation des sols et eaux "ont le plus fortement augmenté en valeur". Dans le premier cas, cette hausse est "portée" par les entreprises privées pour le captage et la distribution ou la collecte et le traitement des eaux usées. Concernant la réhabilitation des sols et eaux, ont surtout augmenté les activités de dépollution et nettoyage des sols et eaux souterraines, et celles des activités de dépollution des bâtiments et des usines.

Dans le domaine des énergies renouvelables, la valeur ajoutée a progressé de 4,7% en une année. Le CGDD précise que ces énergies représentent 1/5e de la production des éco-activités et, ajoute-t-il, "sont parmi les domaines les plus générateurs de valeur ajoutée, après les déchets et les eaux usées".

442.400 employés dans les éco-activités

Les éco-activités représentent 442.400 emplois, soit 0,3% de moins qu'en 2012, précise le ministère de l'Ecologie. Comment expliquer cette diminution ? Par la baisse de l'emploi dans les énergies renouvelables, explique le CGDD. Mais celle-ci a été rapidement atténuée, ajoute-t-il, par la forte croissance des effectifs dans la réhabilitation des sols et eaux – croissance la plus importante en 2013.

Cette même année, le domaine des énergies renouvelables correspond à celui qui a perdu le plus d'emplois : 8,7% de moins qu'en 2012. Si la production et la vente de ces énergies continuent de progresser, le domaine est peu créateur d'emplois "car il repose sur les investissements passés". De plus, l'emploi a été particulièrement affecté cette année par "la diminution de l'installation de systèmes photovoltaïques", avance le Commissariat général. Une perte totale qui est estimée à "plus de 6.000 emplois dans le domaine des travaux publics et de la construction ainsi que dans celui de la fabrication d'équipements".

Parallèlement, l'étude relève le plus grand nombre de personnes employées par rapport à 2012 dans le secteur de l'agriculture biologique. Chaque année, les exploitations engagées dans cette voie représentent une part plus importante de la surface agricole utile (SAU), même si, explique le CGDD, "leur nombre croît à un rythme un peu plus faible [en 2013] (+4,3%, contre +5,6% en 2012)". Les principales activités sont, dans ce domaine, les grandes cultures, l'élevage bovin allaitant ou l'élevage de volailles.

Le ministère précise que les engagements de nouveaux producteurs bio ont été particulièrement élevés en 2009 et 2010, et connaissent une croissance plus ralentie depuis. Au vu du rythme d'engagements, d'après le CGDD, "le nombre de fermes bio supplémentaires en 2014 devrait être similaire à 2013".

Un excédent commercial de 2,8 milliards d'euros

Le bilan dressé par le ministère de l'Ecologie fait apparaître une balance commerciale des éco-activités excédentaire de 2,8 milliards d'euros. Ce qui représente une baisse de 2,4% en comparaison avec 2012.

Le CGDD précise qu'en 2013, les exportations ont représenté près de 8,5 milliards d'euros dans les éco-activités. Deux domaines portent le commerce extérieur, "en terme de poids dans les échanges" : la récupération et les énergies renouvelables. Sans négliger la gestion des ressources en eau et le traitement des eaux usées qui "sont une part importante dans les ventes en dehors du territoire national".

En 2013, le domaine de la récupération a fait l'objet d'une balance commerciale "positive". L'importante baisse des exportations (-10,5%) comme des  importations (-12,4%) serait consécutive aux échanges moins nombreux de déchets et débris de fonte, de fer ou d'acier, et de déchets et débris de cuivre entre la France et le reste du monde.

Quant aux énergies renouvelables, leur balance commerciale "redevient positive" en 2013. La baisse des importations est davantage marquée que la baisse des exportations. Notamment, selon l'étude, "pour la fabrication de produits utilisés dans le photovoltaïque, avec une réduction de 18,2% d'exportations, et de 28,8% d'importations par rapport à 2012".

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